Vie privée dévoilée: Marc Bergevin ne pardonnera jamais aux médias québécois

Vie privée dévoilée: Marc Bergevin ne pardonnera jamais aux médias québécois

Par David Garel le 2026-02-07

Marc Bergevin ne parlera plus jamais à Montréal.

Pendant des années, le DG du CH a été partout.

Toujours disponible. Toujours prêt à répondre. Conférences de presse marathon, points de presse improvisés, entrevues radio, télé, écrites. À Montréal, il faisait partie du décor médiatique. Il encaissait. Il expliquait. Il se justifiait. Il défendait ses décisions, même quand ça brûlait.

Et aujourd’hui?

Plus rien.

Selon ce qui a été révélé récemment en ondes par Mario Langlois, Bergevin aurait promis à quelqu’un avec qui il travaillait qu’il ne donnerait plus jamais d’entrevue à un média montréalais.

Pas une.

Ce silence n’est pas accidentel. Il est réfléchi. Définitif. Et surtout, il vient de loin.

Son silence est volontaire. Assumé. Presque méprisant.

Comme si, dans sa tête, le Québec médiatique ne méritait plus sa voix.

Et ce mépris ne sort pas de nulle part.

Le moment déclencheur, plusieurs le connaissent déjà : l’épisode de l’ascenseur du Centre Bell, où le journaliste Marc-Antoine Godin lui lance, sourire en coin, devant témoins :

« Tu sais où tu vas, Marc? »

Une phrase qui se voulait drôle.

Mais qui sonnait surtout comme une humiliation publique. Un rappel cheap de son congédiement. Devant d’autres journalistes. Devant des employés. Devant du monde.

Bergevin n’a rien répondu. Regard figé sur son téléphone.

Ce jour-là, il a choisi le silence plutôt que l’explosion.

Et depuis ce moment précis, il s’est refermé.

Plus aucune entrevue au Québec.

Ni RDS.

Ni TVA Sports.

Ni Radio-Canada.

Ni La Presse.

Personne.

Mais réduire ça à une simple susceptibilité serait une erreur.

Marc Bergevin n’a jamais accepté qu’on s’attaque à sa vie privée.

Jamais.

Les rumeurs sur ses sorties nocturnes.

Les insinuations sur son "party life" au restaurant "Le Grinder" sur le rue Notre-Dame ouest.

Les commentaires sur son divorce et ses jeunes fréquentations.

Les jugements sur son mode de vie.

Tout ça l’a profondément atteint.

À Montréal, on ne critiquait plus seulement ses transactions. On disséquait l’homme.

Et pour Bergevin, ça, c’était non négociable.

Il pouvait encaisser les critiques hockey.

Il pouvait vivre avec les débats sur ses choix.

Mais voir sa vie personnelle étalée, commentée, insinuée… ça, il ne l’a jamais digéré.

À partir de là, chaque micro est devenu un tribunal.

Chaque journaliste, un procureur potentiel.

Alors il a coupé.

Net.

Aujourd’hui, Bergevin ne parle plus aux médias francophones parce qu’il ne veut plus voir son passé sortir du placard.

Ce n’est pas juste du ressentiment. C’est de l’épuisement moral.

Dix ans à Montréal, ça use.

Chaque mot devient une manchette.

Chaque phrase est sortie de son contexte.

Chaque silence est interprété.

Alors il se tait.

Il regarde les journalistes dans les yeux… et il passe tout droit.

Mais ce silence devient un problème en soi.

Parce qu’il nourrit l’idée qu’il fuit.

Qu’il cache quelque chose.

Qu’il ne veut pas qu’on fasse le lien entre ce qu’il tente de bâtir à Buffalo… et ce qu’il a laissé derrière à Montréal.

Lorsque Tony Marinaro l'a croisé à Vegas, Bergevin ne l'a même pas salué.

Pas un mot aux journalistes.

Pas un regard aux anciens collègues.

Pas un geste envers ceux qui l’ont défendu pendant ses pires tempêtes.

Même les joueurs ne l’ont presque pas mentionné.

Il pensait peut-être qu’en revenant au Centre Bell avec les Kings, il pourrait se fondre dans la masse.

Mais à Montréal, le silence est bruyant.

Et plus il se tait, plus il crie son refus de réintégrer l’espace public québécois.

Ce n’est pas l’homme qu’on juge.

C’est l’attitude.

Cette fermeture rigide.

Ce bunker émotionnel.

Cette incapacité à faire face à son passé.

Même les superstars de la LNH parlent aux médias du Québec.

Même les coachs.

Même les patrons.

Mais Marc Bergevin, lui, reste barricadé.

Et on espère pour lui… qu’il ne croisera plus jamais un journaliste dans un ascenseur... ni dans son resto-bar favori.