Depuis le début des séries éliminatoires, Martin St-Louis refuse de paniquer.
Même quand la pression médiatique augmente. Même quand les partisans réclament des changements. Même quand les réseaux sociaux s’enflamment après chaque erreur. L’entraîneur-chef du Canadien continue d’avancer avec la même idée en tête : faire confiance à ses joueurs.
Et honnêtement, cette confiance commence sérieusement à rapporter.
Le problème, c’est que plusieurs décisions de St-Louis faisaient complètement exploser les critiques depuis quelques semaines. On parlait d’un coach trop fidèle à ses favoris, trop émotif dans sa gestion, incapable de couper un joueur quand les performances disparaissaient.
Pourtant, match après match, ses fameux paris commencent à lui donner raison.
Prenons le cas de Kirby Dach.
Pendant plusieurs semaines, une énorme partie des partisans réclamait pratiquement son retrait de l’alignement. Son jeu au centre inquiétait tout le monde. Sa confiance semblait détruite. Plusieurs voulaient voir St-Louis abandonner complètement l’expérience.
Mais lui? Il a continué.
Il a ramené Dach au centre. Il lui a redonné des responsabilités importantes. Il a refusé de l’enterrer malgré toute la pression autour du dossier.
Aujourd’hui, Dach recommence tranquillement à produire dans les moments importants. Son niveau d’engagement n’a plus rien à voir avec celui du début des séries.
Même histoire avec Cole Caufield.
Le marqueur du Canadien traversait une léthargie inquiétante à cinq contre cinq. Malgré ses 51 buts cette saison, plusieurs observateurs trouvaient qu’il ralentissait offensivement depuis quelques matchs.
Encore une fois, St-Louis n’a jamais perdu confiance.
Il a remis Caufield sur le premier trio. Il a continué de lui donner les grosses minutes offensives. Puis finalement, le numéro 13 a répondu avec un énorme but à forces égales dans un moment crucial.
Le dossier Ivan Demidov provoquait probablement encore plus de frustration.
Aucun but en 11 matchs éliminatoires. Une première vague d’avantage numérique qui tournait souvent en rond. Des hésitations avec la rondelle. Des passes de trop. Une pression énorme sur les épaules du jeune attaquant russe.
Plusieurs demandaient carrément son retrait du jeu de puissance.
Martin St-Louis a encore refusé de bouger.
Résultat? Demidov a finalement débloqué avec un but gigantesque qui a complètement changé son énergie sur la glace. On voyait immédiatement un joueur libéré mentalement après avoir enfin trouvé le fond du filet.
Puis il y a eu le dossier Jakub Dobeš.
Probablement la décision la plus risquée de toutes.
Trois buts accordés sur les quatre premiers tirs du match. Le genre de départ qui pousse normalement un entraîneur à retirer son gardien immédiatement pour calmer la tempête.
Mais St-Louis fonctionne différemment.
Au lieu de paniquer, il a demandé l’avis de son personnel. Trevor Letowski a communiqué avec l’entraîneur des gardiens Marco Marciano pendant le match. La réponse est tombée rapidement : on garde Dobeš devant le filet.
Wow !
Martin St-Louis a accepté la recommandation sans hésitation.
Le jeune gardien tchèque s’est ensuite replacé mentalement pour aider le Canadien à signer une victoire immense.
C’est exactement ce qui définit St-Louis depuis son arrivée derrière le banc du Canadien.
Oui, il a une tête de cochon.
Oui, il refuse souvent de suivre les réactions émotionnelles autour de son équipe.
Mais cette obstination repose surtout sur une conviction profonde envers ses joueurs et envers son groupe d’entraîneurs.
Pendant que plusieurs coachs changeraient leur alignement au moindre problème, lui préfère continuer à pousser ses joueurs à travers l’adversité.
Et jusqu’à maintenant, cette approche permet au Canadien de rester bien vivant dans ce fameux champ de bataille que Martin St-Louis adore tant.
Hehe !
