Une porte s’ouvre pour Cole Caufield : le timing devient impossible à ignorer

Une porte s’ouvre pour Cole Caufield : le timing devient impossible à ignorer

Par André Soueidan le 2026-01-16

La nouvelle est tombée sans tambour ni trompette, mais ses répercussions pourraient être bien plus grandes qu’on le pense.

Matt Boldy est blessé.

Placé sur la liste des blessés au Minnesota, absent pour au moins quatre matchs, et soudainement, l’équipe olympique américaine n’est plus aussi solide qu’elle le croyait il y a encore quelques jours.

À un mois des Jeux, ce genre de blessure-là, ce n’est jamais anodin.

Pas pour un joueur clé. Pas pour un marqueur naturel.

Et surtout pas pour une formation qui vise l’or et qui ne peut pas se permettre d’arriver avec des points d’interrogation dans son alignement.

Officiellement, rien n’a changé. Boldy est toujours projeté avec Team USA.

Officieusement, la porte vient de s’entrouvrir.

Parce que la réalité, c’est que les Américains commencent à accumuler les bobos.

Et quand ça arrive, les listes de remplacement cessent d’être théoriques. Elles deviennent stratégiques.

Dans ce contexte-là, deux noms ressortent immédiatement. Jason Robertson à Dallas. Et Cole Caufield à Montréal.

Robertson est le choix logique, sur papier.

Gros gabarit, production éprouvée, profil sécuritaire.

Mais Caufield, lui, représente autre chose.

Une carte différente. Un pari offensif pur.

Et surtout, un joueur en santé.

C’est là que tout se joue.

Team USA n’a pas besoin d’un clone de Boldy.

Elle a besoin d’un joueur capable de finir les jeux, rapidement, sans adaptation compliquée.

Quelqu’un qui peut entrer dans un match olympique, jouer 12 à 14 minutes, voir peu de touches… et quand même changer le tableau indicateur.

Caufield, c’est exactement ça.

Un tireur élite.

Un joueur qui n’a pas besoin de rythme long.

Un attaquant qui vit dans les espaces restreints.

En tournoi court, avec de grandes surfaces et des défenses parfois plus conservatrices, ce type de profil devient une arme.

Et contrairement à Boldy, Caufield n’arrive pas avec un point d’interrogation médical accroché dans le dos.

Est-ce que les Américains sont simplement prudents avec Boldy? Fort possible.

Est-ce que la blessure pourrait se résorber rapidement? Peut-être.

Mais à ce stade-ci de la saison, à l’approche d’un tournoi aussi court et aussi intense, le simple doute suffit à forcer Bill Guerin à préparer un plan B.

Et ce plan B, il existe déjà.

Caufield n’a jamais été loin. Il n’a juste pas été choisi au premier tour de table.

Maintenant, la dynamique change.

Parce que plus les jours passent, plus chaque blessure devient une menace réelle. Et plus les joueurs exclus initialement reprennent de la valeur.

Ce qui joue aussi en faveur de Caufield, c’est le contexte.

Il ne vient pas avec une controverse.

Il ne force pas la main. Il ne demande rien. Il joue. Il marque. Il reste disponible.

Dans une équipe olympique, ce genre de profil est rassurant.

Pas de discours. Pas de gestion d’ego. Juste un joueur qui sait exactement ce qu’il fait de mieux.

Pendant ce temps, la pression monte sur Boldy. Revenir trop vite? Risqué.

Revenir moins prêt? Inacceptable. Manquer le tournoi? Impensable… mais possible.

Et c’est exactement dans cet espace-là que Caufield s’insère.

Personne ne dit que la décision est prise.

Personne ne dit que Boldy est out.

Mais une chose est claire : la porte qui était fermée il y a deux semaines est maintenant entrouverte.

Et dans le hockey international, surtout à l’approche des Jeux, il suffit parfois d’une blessure… pour que tout bascule.

Cole Caufield n’est plus un oubli. Il est redevenu une option.

À suivre...