Ça ne coûte rien de poser la question.
Et en ce moment, elle mérite d’être posée.
Du côté de Toronto, selon David Pagnotta, Simon Benoit pourrait susciter de l’intérêt à l’approche de la date limite.
Les Maple Leafs sont instables.
Rien ne semble fonctionner.
Et quand ça déraille à Toronto, tout le monde devient potentiellement disponible.
Pendant ce temps, à Montréal, un malaise discret s’installe.
Arber Xhekaj joue de moins en moins.
Son temps moyen de jeu diminue de saison en saison...
Sept... huit... minutes de temps de glace.
Son temps de jeu récent envoie un message clair : Martin St-Louis n’a plus la même confiance qu’avant.
Celui qui intimidait, frappait et stabilisait une troisième paire est maintenant utilisé au compte-gouttes.
Et son contrat?
1,3 million jusqu’à la fin de la saison 2025-2026.
Donc oui, il est abordable.
Oui, il est encore jeune.
Mais son entente arrive à échéance bientôt.
La direction doit déjà réfléchir à la suite.
C’est ici que Simon Benoit entre dans la discussion.
6 pieds 4.
Robuste.
Défenseur défensif pur.
17 à 18 minutes par match à Toronto.
Il bloque des tirs.
Il accepte les missions difficiles.
Il joue contre de bons trios adverses.
Il a la confiance de son entraîneur.
Ce n’est pas un projet.
C’est un joueur établi.
Et lui aussi a un contrat abordable : 1,35 million jusqu’en 2026-2027.
Une saison de plus que Xhekaj.
Un peu plus de stabilité contractuelle.
Alors la question se pose.
Est-ce que Benoit peut remplacer les minutes d’Arber Xhekaj?
Objectivement, oui.
Et il peut probablement en prendre davantage.
Il peut stabiliser une paire.
Il peut être jumelé à un défenseur offensif.
Il peut fermer des matchs en fin de rencontre.
Il apporte une constance que le Canadien cherche peut-être en vue d’une vraie course aux séries.
Mais ce n’est pas parfait.
Benoit est gaucher.
Montréal en a déjà plusieurs.
Il n’apporte presque rien offensivement : 3 points en 49 matchs. Ce n’est pas un créateur. Ce n’est pas un quart-arrière.
Et il y a la pression.
Un Québécois à Montréal, ce n’est jamais neutre. C’est un rêve, oui. Mais c’est aussi un microscope constant.
Cela dit, le timing est intrigant.
Toronto semble en perte de contrôle.
L’équipe patine.
Les décisions s’empilent.
Si les Leafs écoutent réellement pour Benoit, Kent Hughes doit au moins appeler.
Pas pour paniquer.
Mais pour évaluer.
Parce que la situation d’Arber Xhekaj envoie un signal.
Montréal veut compétitionner.
Montréal veut des minutes fiables.
Montréal veut réduire les erreurs coûteuses.
Simon Benoit est peut-être exactement ce type de pièce.
Pas spectaculaire.
Pas vedette.
Mais stable.
Et parfois, dans une course aux séries, la stabilité vaut de l’or.
La vraie question maintenant?
Est-ce que le Canadien doit profiter du chaos à Toronto pendant qu’il est encore temps?
À suivre...
