C’est maintenant confirmé à demi-mot par tous les canaux médiatiques : l’ère Arber Xhekaj est en train de mourir sous nos yeux à Montréal, dans le silence glacial d’un banc déserté et les décisions impitoyables d’un entraîneur qui n’a jamais cru en lui.
Cette fois, ce n’est plus un soupçon. Ce n’est plus un murmure de vestiaire ou une rumeur de coulisse. Jean-Charles Lajoie l’a dit. Tony Marinaro l’a confirmé. Et Martin St-Louis l’a exécuté.
Pour un deuxième match de suite, Xhekaj ne sera pas en uniforme, et ce, dans un match crucial pour les espoirs de séries du Canadien, à domicile, devant des partisans qui scandaient encore récemment son surnom avec fierté : "Le Shérif!"
Mais voilà : le Shérif ne fait plus partie de la ville. Il est devenu un fugitif. Un corps étranger. Une erreur qu’on tente d’effacer du tableau, sans assumer publiquement le geste.
«C’est le 74e match de la saison, ils jouent un match à la maison qu’ils doivent gagner et Xhekaj ne joue pas… Ça fait mal», a lancé Tony Marinaro lundi à l’émission JiC.
Et il a raison.
Ça fait mal. Pour Xhekaj. Pour sa famille. Pour les partisans. Et surtout, pour une organisation qui s’apprête à perdre l’un de ses éléments les plus identitaires, les plus inspirants… et les plus aimés.
Jean-Charles Lajoie a poussé l’analyse encore plus loin, sans détour :
« Arber Xhekaj n’est pas dans les cartons de l’organisation en place à Montréal. »
Cette phrase est un tremblement de terre.
«Ils ne peuvent pas le dire, parce qu’il n’y a rien de plus impopulaire que ça.»
Elle signifie que peu importe les déclarations publiques, les demi-vérités de Martin St-Louis ou les sourires feints lors des pratiques, le sort d’Arber Xhekaj est déjà scellé.
Il ne reviendra pas en grâce. Il ne regagnera pas son poste dans le top 6. Il ne redeviendra jamais ce qu’il a été.
Et surtout : il sera échangé cet été.
Car comme le souligne Lajoie, ce n’est pas une décision populaire. Même Kent Hughes, même Jeff Gorton n’osent pas encore prononcer ce mot devant les caméras.
Mais le silence est plus éloquent que toutes les déclarations. Et le traitement réservé à Xhekaj est celui qu’on réserve à un joueur dont on veut se débarrasser sans faire trop de bruit.
La saga devient cruelle. Humiliante.
Xhekaj, encore en uniforme il y a quelques jours, a vu son temps de jeu fondre à moins de 4 minutes. Puis, il a été rayé de la formation, dans un contexte pourtant idéal pour qu’il exprime ses qualités : une revanche contre Nico Mikkola, qui venait de tenter de blesser
David Savard avec un tir vicieux. Même là, St-Louis ne l’a pas utilisé.
Et aujourd’hui, alors que Michael Pezzetta est de nouveau préféré à lui, l’absurdité devient évidente. Même Jean-Charles Lajoie le dit :
« Donnez-lui les cinq minutes de Pezzetta! Il ne fera pas mal à l’attaque, et il peut même dépanner à la défense. »
Mais non. Rien. Le nom "Xhekaj" ne fait même plus partie des options.
Il est rayé, banni, effacé.
Ce qui rend cette descente encore plus dérangeante, c’est tout ce que Xhekaj représentait.
Un joueur non repêché, qui s’est battu pour chaque minute de glace. Un défenseur robuste, capable de jeter les gants avec n’importe qui, de marquer des buts, de distribuer des mises en échec et de changer l’élan d’un match par sa seule présence.
Un favori du public, une idole instantanée, un joueur de coeur qui s’identifiait au peuple.
Mais surtout : un homme brisé par un entraîneur qui n’a jamais aimé ce qu’il représentait.
Martin St-Louis ne l’a jamais caché : il déteste le surnom de "Shérif", il refuse la glorification du rôle physique, il impose une vision idéologique où tout le monde doit jouer de la même façon, penser de la même façon, parler de la même façon.
Et Arber Xhekaj, avec son style unique, son image forte, ses activités marketing, son lien fort avec les partisans, ne cadrait tout simplement pas dans ce moule.
Alors il a été broyé. Lentement. Froidement.
Aujourd’hui, il n’y a plus rien à espérer. Même s’il rejoue avant la fin de la saison, le message est clair :
"Tu n’es plus l’un des nôtres. Prépare tes valises."
Et maintenant, l’inévitable s’organise en coulisse. Les rumeurs sont déjà là : Chicago, Philadelphie, San Jose, Anaheim.
Des clubs qui adoreraient bâtir une identité autour d’un joueur comme Xhekaj. Des équipes où il pourrait redevenir lui-même, sans être humilié à chaque présence.
Car soyons honnêtes : même les joueurs dans le vestiaire ont compris. Le silence de certains vétérans, l’absence de soutien public, la passivité autour de la mise à l’écart d’un coéquipier aussi respecté… tout cela confirme que les carottes sont cuites.
Et maintenant, Kent Hughes doit prendre une décision.
Laisser partir Arber Xhekaj, c’est envoyer un message clair aux partisans : "On se fout de vos préférés."
Laisser Martin St-Louis l’écraser, c’est accepter que l’identité du CH soit effacée morceau par morceau, au nom d’un système rigide et sans émotions.
Et échanger Xhekaj cet été, ce sera peut-être la transaction la plus impopulaire depuis le départ de P.K. Subban.
Mais il est déjà trop tard. Le ver est dans le fruit. Le joueur est brisé. Le lien est rompu.
Le Shérif est mort. Pas sur la glace. Mais dans les coulisses. Sous les ordres d’un coach qui n’a jamais voulu de lui.
Et pendant ce temps, Florian Xhekaj, son frère, continue de marteler :
"On va devenir les frères Tkachuk."
Peut-être. Mais ce sera ailleurs. Car à Montréal, la fin est actée.
Arber Xhekaj ne fait plus partie du plan. Et ce, même s’il ne l’ont pas encore dit à voix haute.
Et comme si la cloche n’avait pas déjà assez sonné, voilà que Bob Hartley, lui aussi, vient d’enfoncer le dernier clou dans le cercueil du “Shérif”.
L’ancien entraîneur de la LNH et champion de la KHL a été sans pitié en commentant la situation d’Arber Xhekaj :
« Il a froissé l’organisation avec ses histoires de burgers. »
Bang. Voilà qui jette une lumière encore plus crue sur cette saga.
Car ce que plusieurs soupçonnaient depuis des mois vient d’être confirmé par une figure respectée du monde du hockey professionnel : l’attitude de Xhekaj en dehors de la glace a créé un malaise profond au sein même du Canadien de Montréal.
Les fameuses publicités des burgers "Shérif" dans les restaurants La Chambre. Les événements promotionnels. Le marketing autour de son image.
Tout ça, aux yeux de certains dirigeants, aurait été perçu comme un excès de personnalité, une volonté de briller individuellement… à l’opposé de la philosophie prônée par Martin St-Louis.
Pour un joueur comme Xhekaj, fier, indépendant, sorti de nulle part et propulsé au rang de vedette populaire en un temps record, cette explosion médiatique et commerciale n’était pas seulement une opportunité, c’était une revanche sociale. Et il ne s’en est jamais caché. Il a foncé. Il a assumé.
Mais l’organisation, elle, l’a très mal digéré.
Selon Hartley, ces activités commerciales, pourtant légitimes et bien accueillies par les partisans, auraient carrément "irrité le haut de la direction".
Un mot qui en dit long. Car on ne parle pas ici d’un simple malaise. On parle d’un conflit culturel entre un joueur qui voulait exister en dehors du moule et une équipe qui ne supporte pas qu’on s’éloigne de son message.
Et St-Louis, qui répète constamment qu’il prône "le groupe avant l’individu", n’a jamais toléré ce que Xhekaj représentait : une personnalité forte, hors-norme, qui attire les caméras, les commanditaires, les micros, et qui n’a jamais eu peur de s’exprimer.
« Ce n’est pas ce qu’on veut dans notre vestiaire. »
Voilà, entre les lignes, ce que Martin St-Louis pense depuis le début. Et il l’a appliqué à la lettre. En réduisant le temps de jeu de Xhekaj. En le renvoyant dans les estrades. En niant même l’existence de son surnom.
Et aujourd’hui, il n’a plus besoin de parler. Il a gagné.
Bob Hartley l’a bien dit : le départ est inévitable. Et ce n’est plus une prédiction. C’est une confirmation.
L’ancien coach, qui connaît les coulisses de la ligue mieux que quiconque, voit clair dans le jeu du CH : on veut passer à autre chose.
Et pour Xhekaj, c’est la pire des trahisons.
Car tout ce qu’il a accompli, il l’a fait avec ses poings, avec ses tripes, sans aucun passe-droit, sans repêchage, sans statut. Il s’est imposé à la dure, dans un marché où très peu de jeunes peuvent survivre sans appui total de leur organisation.
Mais ce qu’il n’avait pas prévu, c’est que le poids de sa propre notoriété serait vu comme une menace. Que ses burgers, ses pubs, son branding, au lieu d’être vus comme une source de fierté locale, deviendraient le prétexte parfait pour l’éjecter discrètement.
Et voilà que ça arrive. Exactement comme Hartley l’avait anticipé.
Pendant ce temps, Florian Xhekaj, lui, domine à Laval. Il est en mission. Il cogne, il marque, il dérange. Il fait exactement ce qu’Arber faisait à ses débuts. Et maintenant, il regarde son grand frère se faire effacer sous ses yeux.
Et il parle. Il parle aux médias. Il dit qu’il veut former "les frères Tkachuk version Montréal." Mais la direction ne l’écoute pas.
Ils sont déjà passés à autre chose.
Ce qu’il reste maintenant, c’est une bombe à retardement.
Quand le nom d’Arber Xhekaj apparaîtra dans les rumeurs de transactions cet été, personne ne sera surpris. Il ne s’agira plus de spéculation. Il s’agira d’une conséquence logique d’un rejet soigneusement orchestré.
Et les fans?
Ils vont grincer des dents. Ils vont se souvenir de l’intimidation qu’il inspirait. Des bagarres. Des célébrations.
Des cris de "Shérif!" qui faisaient vibrer le Centre Bell.
Tout ça pour quoi?
Pour une histoire de burgers?
Pour une image trop forte?
Pour une personnalité trop fière?
Montréal est en train de commettre une erreur historique.
Pas seulement hockeyistiquement. Humainement. Culturellement.
Ils sont en train de chasser un joueur qui portait fièrement les valeurs de cette ville. Un joueur qui ne demandait rien d’autre que le respect. Et ce respect, on le lui a refusé, morceau par morceau, jusqu’à l’exil.
Bob Hartley le dit. Tony Marinaro le répète. Jean-Charles Lajoie l’annonce. Le verdict est unanime : Arber Xhekaj est fini à Montréal.
Et quand il retournera au Centre Bell dans un autre uniforme, le peuple se souviendra de ce qu’on lui a volé.
Pas juste un joueur. Une identité.