Triste scène en Caroline: Rob Brind'Amour sous le choc

Triste scène en Caroline: Rob Brind'Amour sous le choc

David Garel
Le 2026-05-21
canadiens

L’ambiance devait être électrique à Raleigh. Elle l’a été. Mais pas pour les bonnes raisons.

Pendant que les Hurricanes de la Caroline encaissaient une humiliation sportive majeure face aux Canadiens de Montréal, une autre scène, beaucoup moins glorieuse, se déroulait dans les gradins du Lenovo Center.

Des pancartes visant directement les francophones.

Pas une. Pas deux.

Plusieurs.

Et quand on regarde les images qui circulent, difficile de prétendre qu’il s’agissait seulement de taquineries inoffensives entre amateurs de hockey.

Des références aux “frogs”. Des jeux de mots autour de “French fries”, des pancartes du style “Fry the Frenchies”, d’autres visant directement les fans montréalais francophones avec des slogans franchement douteux.

Pour ceux qui ne connaissent pas l’historique, le terme “frog” n’a rien de "cool". C’est une insulte utilisée depuis des décennies contre les francophones, particulièrement les Français et, par extension, les Québécois. Une vieille caricature méprisante qu’on croyait un peu plus enterrée dans le sport professionnel.

Visiblement, pas partout.

Et ce qui rend la scène encore plus malaisante, c’est que plusieurs de ces pancartes étaient situées tout près de la glace. Dans un secteur très visible. À quelques mètres à peine du banc des Hurricanes.

Tout le monde les voyait.

Les joueurs. Les entraîneurs. Les caméras. Les journalistes.

Puis, pendant que cette ambiance étrange prenait de l’ampleur dans les estrades, le Canadien décidait de transformer le match en véritable cauchemar pour la Caroline.

Seth Jarvis ouvre la marque après seulement 33 secondes.

Le Lenovo Center explose.

On pense déjà que la soirée sera facile.

Vingt-sept secondes plus tard?

Cole Caufield ferme immédiatement le clapet à l’aréna.

Pour voir Phillip Danault marquer en échappée:

Alexandre Texier a suivi sur un magnifique jeu de Danault encore:

Et la feinte incroyable d'Ivan Demidov:

4-1.

En un peu plus de onze minutes.

Une destruction complète.

Et c’est là que les images de Rod Brind’Amour deviennent cruelles à observer.

L’entraîneur-chef des Hurricanes avait l’air complètement sonné.

Après la tempête de 4 buts, lorsque la journaliste Jackie Redmond du réseau américain TNT est allé derrière le banc pour interviewer le coach des Hurricanes,, son langage corporel disait tout. Regard vide. Traumatisé. Comme un homme qui tentait encore de comprendre ce qui venait de lui tomber dessus.

“Je ne sais pas trop ce qui vient de se passer.”

Imaginez dire ça en direct à la TV. L'extrait vidéo est devenu viral tellement c'est malaisant:

Le pauvre coach venait de recevoir une claque monumentale.

Une équipe qui n’avait pas accordé plus de deux buts dans un match depuis le début des séries venait d’en donner quatre en 10 minutes.

Pendant qu’une partie de la foule s’amusait avec des pancartes anti-francophones de mauvais goût, les Canadiens de Montréal étaient occupés à faire taire l’aréna.

Le meilleur moyen de répondre à ce genre de scène, ça reste le hockey.

Slaf a posé la cerise sur le sundae avec le plus beau but des sérles élimintoires:

Jeudi soir, la réponse du Canadien a été violente.

Tiens, tiens. Ce ne sont plus les francophones qui avaient l’air ridicules. C’était une organisation entière qui cherchait encore comment elle avait pu perdre le contrôle aussi vite.

La revanche des Frogs...