Triste nouvelle pour Ginette Reno: le Québec sous le choc

Triste nouvelle pour Ginette Reno: le Québec sous le choc

Par David Garel le 2026-04-28

Pauvre Ginette Reno.

Les révélations sur sa santé bouleversent le Québec en entier.

Après tout, sa voix dépasse le simple cadre de la musique. On parle d'une voix synonyme de souvenirs collectifs.

Ginette Reno a traversé les générations, les défaites, les séries éliminatoires, les grands moments d’un peuple entier.

C’est pourquoi son témoignage nous rend triste.

À bientôt 80 ans, Ginette Reno admet elle-même qu’elle n’a plus la force d’autrefois. Elle explique qu’elle se fatigue rapidement, que son dos lui fait énormément souffrir, qu’elle doit maintenant marcher avec une canne et qu’elle n’est même plus capable de chanter debout.

" Je brise comme de la porcelaine ".

“ Il y a des jours où je me réveille et j’ai l’impression de n’avoir aucune ressource. Je roule à vide, sans énergie, sans force du tout. Je reste au lit toute la journée… parfois pendant deux ou trois jours.”

Ça fend le cœur.

Pour tellement de Québécois, Ginette Reno n’est pas juste une artiste. Elle fait partie de notre mémoire émotionnelle.

Elle fait partie des soirées de hockey au printemps. Des grands moments du Canadiens de Montréal. Des familles réunies devant la télévision. Des frissons avant une mise au jeu importante.

Impossible d’oublier sa prestation mythique de 2014 au Centre Bell avant le match contre les Bruins de Boston.

Cette scène où elle serre la main de Daniel Brière avant que celui-ci marque quelques minutes plus tard est devenue pratiquement légendaire dans l’histoire récente du Canadien.

À ce moment-là, tout Montréal vibrait avec elle.

Et aujourd’hui, d’entendre qu’elle n’a probablement plus la capacité physique de revivre ce genre de moment provoque énormément d’émotion.

Le plus touchant dans tout ça, c’est la franchise avec laquelle elle parle de sa réalité. Il n’y a pas de façade. Pas de faux courage. Elle raconte simplement qu’il y a maintenant des journées où... elle ne peut plus vivre...

Pour des milliers de Québécois qui ont grandi avec elle, ces confidences frappent directement au coeur.

Il y a aussi cette anecdote incroyable qu’elle a racontée récemment : en 1968, lorsqu’elle avait chanté l’hymne national avec Paul Anka lors de l’inauguration du nouveau Forum, l’organisation des Canadiens voulait lui offrir des billets à vie.

Elle avait refusé humblement, sans imaginer un instant ce que ces billets représenteraient aujourd’hui. Elle raconte maintenant, en riant doucement, que ses fils veulent presque “la tuer” d’avoir refusé cette offre historique.

Mais derrière cette anecdote amusante se cache quelque chose de profondément humain : Ginette Reno n’a jamais été plus grande que nature dans sa façon d’être. Malgré son statut immense, elle a toujours gardé cette simplicité qui la rend encore plus aimée.

Et c’est probablement pour ça que le Québec est aussi triste de la savoir aussi mal en point physiquement.

Voir une légende admettre sa fragilité, parler ouvertement de sa douleur, de sa fatigue, de sa perte de force… ça nous ramène brutalement au temps qui passe.

Oui, le hockey continue. Oui, les séries continuent. Mais il y a des figures qui sont tellement associées à notre identité collective qu’on refuse presque d’imaginer qu’elles vieillissent.

Ginette Reno fait partie de ces personnes-là.

Alors aujourd’hui, partout au Québec, il y a énormément de gens qui pensent à elle avec émotion. Des gens qui se rappellent des frissons qu’elle nous a donnés. Des gens qui réalisent soudainement à quel point elle a marqué nos vies sans même qu’on s’en rende compte.

Et surtout, des gens qui veulent simplement lui dire merci.

Merci pour la voix, les souvenirs, les émotions.

Merci d’avoir été là dans tant de moments importants de notre histoire collective.

Sachez une chose Madame Reno : le Québec est avec vous... de tout son coeur....