Triste journée pour Patrik Laine: Renaud Lavoie annonce le pire

Triste journée pour Patrik Laine: Renaud Lavoie annonce le pire

Par David Garel le 2026-01-15

Pauvre Patrik Laine.

Il vient d'entendre... que c'est la fin pour lui à Montréal...

Et ce, malgré des images spectaculaires, malgré une vitesse retrouvée, malgré des séquences à Brossard qui ont fait lever bien des sourcils.

Parce que dans le hockey de la LNH, il y a une différence fondamentale entre être prêt à jouer… et être voulu.

Oui, Patrik Laine s’entraîne comme un joueur qui veut revenir prendre un grand rôle.

Oui, il patine mieux que jamais depuis son arrivée avec le Canadien.

Oui, il a l’air plus rapide, plus fluide, plus léger, comme si sa hernie sportive à la paroi abdominale l’avait ralenti bien plus qu’on ne voulait l’admettre.

Mais pendant que les images font rêver certains partisans, le Canadien, lui, refuse catégoriquement de vendre du rêve.

Depuis le 25 octobre 2025, le message de l’organisation est d’une constance presque glaciale : prudence, patience, aucun échéancier ferme.

L’opération au haut du corps a été confirmée, avec une convalescence estimée à trois ou quatre mois. Ce qui nous amène, au mieux, à une fin janvier ou février. Et encore.

Mais le plus important n’est pas là.

Ce qui a changé, profondément, c’est l’ambiance autour de Patrik Laine.

Avant sa blessure, chaque discussion tournait autour de son retour comme d’une solution. Aujourd’hui, la discussion tourne autour de l’alignement. Autour de la chimie. Autour de la congestion. Autour de tout… sauf de lui.

Et c’est exactement là que le diagnostic de Renaud Lavoie frappe fort.

Sur les ondes de BPM Sports, Lavoie a mis les mots que plusieurs n’osaient pas dire :

« Est-ce que Patrik Laine fait partie des plans à long terme? Non.

Est-ce qu’il fait partie du succès de la saison? La réponse est non. »

Ce n’est pas une phrase lancée à la légère. Ce n’est pas une opinion émotive. C’est une lecture froide de la réalité interne du Canadien.

Après tout, Renaud Lavoie est au jour le jour avec l'équipe.

Le club a appris à gagner sans lui.

Et dans la LNH, c’est souvent la sentence la plus définitive qui soit.

Les chiffres, eux, racontent une histoire ambiguë.

À sa première saison complète à Montréal, en 2024-2025, Laine a produit 33 points en 52 matchs. Ce n’est pas rien. Ce n’est pas un désastre. C’est même respectable pour un joueur qui revenait de multiples blessures.

Mais en 2025-2026?

Cinq matchs. Une passe. Et un rôle qui avait déjà été réduit à un quatrième trio avant même la blessure.

C’est là où Laine est piégé.

Parce qu’un joueur qui revient d’une absence aussi longue n’arrive pas seulement avec un talent à faire valoir. Il arrive avec un dossier à reconstruire. Une confiance à regagner. Une place à mériter. Présence après présence.

Or, le Canadien n’est plus dans une phase où il cherche des paris.

Il cherche de la stabilité. De la cohérence. Des joueurs interchangeables sans casser le rythme.

Et Patrik Laine, aussi talentueux soit-il, n’est pas interchangeable.

Il ne peut pas jouer sur un bottom-6. Tout le monde le sait.

Mais il n’a plus de chaise réservée dans le top-6 non plus.

Alexandre Texier est installé. La kid-line est intouchable (Ivan Demidov, Oliver Kapanen, Juraj Slafkovský), alors que Laine a passé l'été avec le Russe en espérant bâtir une chimie avec lui.

Et bientôt, Evans, Anderson, Newhook et Dach reviendront aussi.

La congestion offensive est réelle... et massive. Et elle ne joue pas en faveur d’un joueur qui exige un rôle précis pour être efficace.

C’est pour ça que, malgré les images de Brossard, malgré la vitesse retrouvée, le discours interne reste froid. Il n’y a plus ce réflexe de dire : « quand Laine revient, tout s’arrange ».

Au contraire, le malaise est assumé.

Et c’est là que le constat devient brutal pour Laine et ses proches.

Le plus dur, pour le Finlandais, ce n’est pas d’attendre.

C’est d’accepter que son retour soulève autant de questions que d’espoir.

Renaud Lavoie n’a pas annoncé officiellement la fin. Il n’a pas utilisé de mots définitifs. Mais entre les lignes, le message est limpide : le Canadien ne le considère plus comme une pièce centrale, ni maintenant, ni à moyen terme.

Et dans une ligue où les décisions se prennent vite, où les alignements gagnants deviennent sacrés, ça ressemble énormément à une fin annoncée.

Tu peux patiner comme le vent.

Tu peux « brûler la glace » à l’entraînement.

Mais si l’équipe gagne sans toi, si elle s’est structurée sans toi, si elle ne t’attend plus…

Alors le combat n’est plus physique.

Il est organisationnel.

Et à Montréal, ce combat, Patrik Laine l'a déjà perdu.