Triste annonce pour Juraj Slafkovsky: Maxim Lapierre déclare le pire

Triste annonce pour Juraj Slafkovsky: Maxim Lapierre déclare le pire

Par David Garel le 2026-04-27

Tout le monde parle encore de la pénalité controversée à Oliver Kapanen, des réactions théâtrales du Lightning de Tampa Bay et des arbitres qui ont complètement perdu le contrôle du match, mais au final, à part l’entourage du Canadiens de Montréal qui est trop orgueilleuix pour l'admettre, tout le monde l'avoue : la rencontre a basculé au moment exact où Juraj Slafkovskýs’est fait démolir par Max Crozier.

Le Centre Bell était en délire. Montréal menait 2-0. Le Lightning avait l’air ébranlé. Puis soudainement, un bruit sec. Une mise en échec monstrueuse. Slafkovsky tombe lourdement et, même si le Canadien a tenté de minimiser l’impact après la rencontre, tout le monde a senti le changement instantanément.

Ce qui est certain, par contre, c’est que même si le Lightning de Tampa Bay répète depuis hier qu’il s’agissait d’une mise en échec parfaitement légale, plusieurs nouvelles reprises vidéo racontent une histoire beaucoup moins claire.

Un angle précis montre assez nettement Max Crozier qui semble décoller les patins au moment de l’impact, en plus du contact direct avec la tête de Juraj Slafkovský.

Le banc montréalais s’est figé.

L’énergie a disparu.

Et le Lightning a senti l’ouverture.

Le plus inquiétant, c’est que plusieurs anciens joueurs commencent sérieusement à craindre pour Slafkovsky. Maxim Lapierre a carrément laissé entendre qu’il avait peur qu’une prochaine mise en échec soit celle de trop.

Depuis le coup poing reçu de Brandon Hagel dans le deuxième match, le Slovaque ne semble plus du tout être le même joueur.

Après son tour du chapeau et son début de séries dominant, il paraît hésitant, sonné par séquences, moins explosif physiquement.

Et dimanche soir, plusieurs observateurs trouvaient qu’il avait encore l’air complètement étourdi après le contact de Crozier.

Maxim Lapierre replonge dans de vieux souvenirs en regardant la séquence impliquant Juraj Slafkovský. L’ancien des Canucks de Vancouver a immédiatement fait le parallèle avec la série de 2011 entre les Blackhawks de Chicago et les Canucks de Vancouver, quand Raffi Torres avait complètement changé l’allure de l’affrontement avec sa mise en échec destructrice sur Brent Seabrook.

À l’époque, Seabrook avait déjà encaissé plusieurs contacts lourds dans la série et semblait visiblement ébranlé, mais Chicago l’avait laissé continuer.

Puis Torres était arrivé à pleine vitesse et avait erminé le travail avec une collision qui avait envoyé Seabrook directement au vestiaire. La série n’avait plus jamais été la même après ça.

C’est exactement ce genre de scénario qui inquiète Lapierre pour Slafkovsky.

Pas seulement la mise en échec elle-même.

L’accumulation.

Les coups répétés à la tête.

Quand Lapierre dit craindre que « la prochaine mise en échec soit celle de trop », ça nous donne des sueurs froides dans le dos, car on parle d'un ancien joueur qui reconnaît un pattern qu’il a déjà vu détruire une série entière.

Puis arrive ensuite ce qui risque de poursuivre Martin St-Louis pendant longtemps.

À quatre contre quatre, avec moins d’une minute à jouer à la deuxième période, l’entraîneur envoie Jayden Struble sur la glace dans une situation critique. Une décision que personne ne comprend aujourd’hui. Struble perd complètement Jake Guentzel et le but change complètement le match.

Une véritable crampe au cerveau.

Le Canadien contrôlait la rencontre. Le Centre Bell était prêt à exploser. Puis soudainement, Tampa Bay reprend vie.

Après ça, tout s’est écroulé.

Du côté montréalais, on dénonçait évidemment les plongeons du Lightning. Le double-échec de Jake Evans sur Nikita Kucherov a particulièrement fait réagir.

Plusieurs au sein du CH trouvaient que Kucherov avait complètement exagéré la séquence avant de miraculeusement revenir quelques secondes plus tard comme si rien n’était arrivé.

Mais pendant que chaque camp accuse l’autre de vendre des pénalités, une réalité demeure : le Lightning a gagné la guerre mentale.

Et Brandon Hagel, encore lui, s’est retrouvé au sommet de la montagne.

Le même joueur qui avait déjà sonné Slafkovsky plus tôt dans la série.

Le même joueur qui semble maintenant habiter dans la tête du Canadien.

Quand la sirène finale a retenti, le Centre Bell était complètement vidé.Jon Cooper hurlait de joie derrière son, sentant que son équipe venait peut-être de voler le momentum complet de cette série.

Il y a 24 heures, Montréal rêvait d’une avance de 3-1.

Ce matin, tout le monde est sonné.