Le Canadien de Montréal sait exactement ce qu’il veut. Et manifestement, les journalistes le savent aussi.
Dans un passage très remarqué au Sick Podcast with Tony Marinaro, Eric Engels de Sportsnet a lancé une véritable bombe : s’il était à la place de Kent Hughes, il ferait de Will Cuylle sa cible #1 à l’approche de la date limite des transactions.
« Je ne sais même pas si les Rangers seraient prêts à écouter des offres, mais c’est lui que je vise. C’est une plus jeune version de Blake Coleman ou Kiefer Sherwood. »
L’intérêt est logique. Cuylle coche toutes les cases recherchées par le CH : gros gabarit, intensité physique, potentiel offensif en croissance, style de jeu robuste compatible avec les séries éliminatoires, et surtout, âge parfait pour s’insérer dans le noyau émergent du club. (seulement 23 ans)
Le gars frappe comme un train... et se bat comme un gladiateur en même temps:
Pourquoi les Rangers s’en départiraient?
C’est là que le mystère s’installe. Pourquoi New York, en plein "reset" stratégique, voudrait-il se débarrasser d’un jeune ailier de 6’3", 212 lb, âgé de 23 ans, capable de marquer (20 buts et 45 points la saison dernière), de frapper, et de jouer en désavantage numérique?
La réponse, c’est qu’à New York, plus personne n’est intouchable.
Cuylle connaît une moins bonne saison que l'an dernier (10 buts et 24 points en 50 matchs, différentiel de -18), et qu'il pourrait valoir un gros package deal parfait pour la reconstruction.
Chris Drury a envoyé une lettre aux partisans, confirmant que le club allait procéder à des changements majeurs. Artemi Panarin est déjà sur le marché. Mika Zibanejad, Adam Fox, Vincent Trocheck aussi. Et même si Cuylle n’est pas officiellement disponible, tous les jeunes qui ne sont pas des piliers offensifs sont techniquement négociables.
Surtout s’il y a un retour rapide capable d’aider dès maintenant.
Engels va même jusqu’à proposer une offre hypothétique : Zachary Bolduc, un choix élevé au repêchage, et un espoir qui ne fait pas partie de la catégorie A (Hage, Zharovsky, Reinbacher).
Bolduc, malgré son talent offensif, n’arrive pas à s’imposer à Montréal. Il a marqué 10 buts cette saison, mais semble déconnecté de l’identité recherchée par Martin St-Louis. Douvent relégué au quatrième trio, Bolduc semble le joueur sacrifiable par excellence dans un package ciblant Cuylle.
« Il a des flashs, mais il ne cadre pas dans le long terme. S’il peut être la pièce centrale pour un joueur comme Cuylle, je n’hésite pas. »
L’espoir ajouté? On spécule. Owen Beck a une certains valeur, mais rien pour convaincre les Rangers de sacrifier Cuylle.
Adam Engström revient souvent dans les conversations, et les Rangers seraient friands de défenseurs mobiles et intelligents pour assurer la relève. Kent Hughes pourrait aussi insérer un choix de 2e ronde.
Will Cuylle, c’est le prototype que le CH cherche désespérément depuis des années. Un ailier de puissance capable de jouer dans un top-9 tout comme sur un premier trio, de déranger l’adversaire physiquement, de contribuer en avantage numérique… sans pour autant coûter un contrat de 6M$ par saison.
« Ce n’est pas un joueur spectaculaire, mais il est indispensable. Et si les Rangers ne veulent plus du mot “grit”, le Canadien, lui, en crève de faim. » affirme de son côté Tony Marinaro
Même profil que Coleman ou Sherwood… en plus jeune
Le parallèle est fascinant : Blake Coleman et Kiefer Sherwood sont deux cibles connues du CH. Coleman, 32 ans, est cher et sous contrat (4,9 M$ jusqu'en 2027).
Sherwood a été échangé aux Sharks pour duex choix de 2e ronde et un défenseur de la ligue américaine.. Cuylle, lui, est l’option parfaite : moins cher, plus jeune, plus contrôlable.
Et ça confirme une chose : Kent Hughes est à la recherche de ce profil, que ce soit via les Flames, les Predators, les Rangers ou ailleurs.
Le problème? Cuylle ne sera pas un secret longtemps. S'il est vraiment disponible, la surenchère sera immense.
Kent Hughes devra donc frapper vite. Il a les munitions : Bolduc, Engström, des choix… et une place à offrir sur un trio avec Suzuki et Caufield.
Mais il devra assumer un prix élevé pour un joueur qui, à New York, est perçu comme le seul qui donne encore tout, soir après soir.
