Revenir d’une blessure dans la LNH, ce n’est jamais facile. Et Kaiden Guhle en est la démonstration la plus récente.
Depuis son retour, il alterne les séquences solides et les passages beaucoup plus fragiles. Le match au Minnesota a montré ces difficultés en pleines lumière.
Mêlé comme un jeu de cartes sur le premier but du Wild:
THE GAME JUST STARTED pic.twitter.com/7ptjJsLUsl
— Minnesota Wild (@mnwild) February 3, 2026
Dans une rencontre déjà désorganisée défensivement des deux côtés, Guhle a été directement impliqué sur plusieurs jeux clés.
Sur le 2e but du Wild, il a complètement raté sa couverture défensive sur Kirill Kaprizov:
TILL. THE. FINISH. pic.twitter.com/2qHV0hgr8H
— Minnesota Wild (@mnwild) February 3, 2026
Lectures tardives, couverture perdue derrière le filet, chute en prolongation en infériorité numérique quelques secondes avant le but gagnant...
KIRILL THE THRILL WINS IT IN OT FOR THE WILD 🔥🚨 pic.twitter.com/P6idDG0BYC
— B/R Open Ice (@BR_OpenIce) February 3, 2026
Ajoute à ça un partenaire, Mike Matheson, lui aussi fautif sur un but, et tu obtiens une soirée où le duo a fait la différence… pour les mauvaises raisons.
Ce contexte-là n’est pas anodin, parce qu’il nourrit exactement la question qui circule présentement dans les coulisses : le Canadiens de Montréal serait-il prêt à sacrifier Guhle si cela permettait d’aller chercher Robert Thomas ou Jordan Kyrou?
La question est brutale, mais elle est réelle. À Saint-Louis, on est revenu à la charge. Les Blues de Saint-Louis n’ont jamais décroché du dossier Guhle.
Rappelons que le DG Doug Armstrong a tout tenté pour obtenir Guhle cet été en retour de Jordan Kyrou. Le CH a refusé toutes les offres.
Son profil les attire depuis longtemps : défenseur mobile, robuste, capable de jouer de grosses minutes en séries, avec encore du développement devant lui. Et contrairement à d’autres actifs montréalais, son nom demeure discutable.
Pourquoi maintenant? Parce que l’équation interne a changé. Pendant que Guhle cherche encore son rythme, Adam Engström est en feu à Laval.
Il progresse vite, absorbe des responsabilités, et commence à ressembler à une option crédible à moyen terme. Ce n’est pas que le CH « abandonne » Guhle, mais la profondeur à gauche (Hutson, Matheson, Engström) offre une marge de manœuvre qui n’existait pas il y a un an. Et quand une organisation manque cruellement d’un centre ou d'un ailier top-6 établi, cette marge devient une tentation.
Les Blues demandent aussi Michael Hage dans le package deal pour Robert Thomas, mais traçons la ligne rouge maintenant Il n’est pas sur le marché. Montréal a tranché.
Les Blues ont insisté, poussé, reformulé. Rien n’y fait. Si Hage était inclus, Thomas serait déjà à Montréal. Cette réalité ferme une porte… et en ouvre une autre : si Thomas doit bouger sans Hage, Guhle devient l'une des pièces centrales. Mais il faudra beaucoup plus.
Le package qui circule, et qui revient avec insistance, s’articule ainsi : Guhle comme pilier du retour, Oliver Kapanen pour la profondeur au centre et deux choix élevé au repêchage. Certains parlent de deux choix de première ronde (protégé 2026-2027). D'autres parlent d'un choix de 1re ronde, un choix de deuxième ronde, et d'autres éléments.
Montréal a aussi exploré l’ajout d’un throw-in comme Alex Newhook selon les scénarios. Les Blues, eux, veulent un défenseur prêt à contribuer et autour duquel reconstruire immédiatement. Guhle coche cette case mieux que quiconque dans l’organisation… à l’exception d’un Reinbacher que le CH hésite encore à lâcher.
Mais les Blues voient en Guhle une valeur supérieure à Reinbacher, car il est NHL-ready contrairement à l'Autrichien.
La vraie question n’est donc pas de savoir si Guhle a connu un mauvais match, ça arrive, mais si le Canadien est prêt à transformer une fragilité actuelle en solution pour leur top-6 offensif.
Sacrifier Guhle dans un énorme paquet-transaction pour Thomas, c’est accepter un risque à la ligne bleue pour enfin régler un problème chronique au centre.
C'est aussi accepter de sacrifier un jeune centre two-way comme Oliver Kapanen et du capital-repêchage.
C’est aussi miser sur Engström (et la profondeur existante) pour absorber la perte. Le débat est inconfortable, mais il est devenu inévitable.
Et tant que Robert Thomas continuera de circuler à Montréal, le nom de Kaiden Guhle restera, lui aussi, bien vivant sur le marché des transactions.
L'offre donne des sueurs froides dans le dos. Mais Robert Thomas à Montréal fait automatiquement du CH une équipe prétendante à la Coupe Stanley.
L'excitation est dans le tapis au Québec. À Kent Hughes d'appuyer sur les bons boutons.
