Transaction Montréal-St-Louis: les détails se précisent

Transaction Montréal-St-Louis: les détails se précisent

Par David Garel le 2026-02-08

Le Canadiens de Montréal seraient revenus à la charge. Et cette fois, ce n’est plus pour Robert Thomas.

C’est pour Jordan Kyrou.

Dans les cercles bien branchés (Friedman, Dreger LeBrun), on commence à comprendre que Montréal aurait essentiellement lâché la serviette dans le dossier Thomas, jugeant le prix demandé irréaliste.

On parle encore et toujours de l’équivalent de trois actifs majeurs (l'équivalent de trois choix top-15): défenseur premium (Guhle ou Reinbacher), espoir haut de gamme, choix de première ronde, une structure que le CH a refusé d’endosser dès le départ, notamment parce qu’il n’a jamais été question d’inclure Michael Hage ou Alexander Zharovsky.

Selon le journaliste David Pagnotta, le Canadien change d’angle. Et revient vers Kyrou... pour une 4e fois...

On se rappellera que cet été, les Blues de Saint-Louis exigeaient Kaiden Guhle dans un échange direct Guhle-Kyrou. Montréal avait fermé la porte immédiatement. Guhle n’était pas sur le marché. Point final.

Aujourd’hui, le contexte est différent.

Selon ce qui circule, Saint-Louis serait maintenant prêt à discuter d’un scénario impliquant David Reinbacher pour Kyrou.

Et là, on entre dans une zone beaucoup plus réaliste.

Parce que Reinbacher est devenu, au fil des dernières semaines, la vraie monnaie d’échange potentielle du Canadien.

Pas Guhle. Pas Hage. Reinbacher. C’est lui qui apparaît dans pratiquement tous les montages sérieux. Déjà, dans le dossier Thomas, c’était Reinbacher + choix de première ronde protégé qui servait de point de départ aux discussions. Montréal avait refusé d’aller plus loin quand les Blues demandaient absolument Hage ou Zharovsky.

Mais pour Kyrou, le calcul change.

Kyrou, ce n’est pas un centre no 1 comme Thomas, mais c’est un ailier offensif établi, encore dans la vingtaine, signé à long terme, capable de produire immédiatement dans un top-6. Et surtout : son contrat ouvre une porte stratégique majeure.

Kyrou touche 8,125 M$ par saison.

Patrik Laine est à 8,7 M$.

Les deux salaires sont pratiquement jumeaux.

Ce détail-là est crucial.

Parce que dans un montage Reinbacher-Kyrou, Laine pourrait servir de pièce d’équilibrage salarial. Montréal pourrait envoyer Laine à Saint-Louis simplement pour faire fonctionner la mécanique financière, sans ajouter d’actif supplémentaire majeur.

Les Blues récupéreraient un marqueur naturel à faible risque (contrat expirant) qu'ils ne vont pas re-signer, pendant que le CH réglerait deux dossiers d’un coup : surplus à l’aile et besoin offensif structuré.

Ce scénario est sur la table.

Et il explique pourquoi le Canadien est revenu frapper à la porte pour Kyrou.

On parle ici d’un pivot clair dans la stratégie montréalaise. Thomas coûtait trop cher. Thomas exigeait trop d’avenir. Kyrou devient l’option réaliste.

Rappelons le contexte : pour Thomas, Saint-Louis voulait un défenseur premium (Guhle ou Reinbacher), un centre d’avenir (Kapanen ou mieux) et un choix de première ronde. Montréal a dit non. Kapanen est vu comme futur troisième centre. Hage est intouchable. Guhle est protégé.

Mais Reinbacher seul, combiné à Laine pour équilibrer les salaires?

Ça, Montréal peut l’évaluer.

Et c’est exactement ce qui rend ce quatrième retour pour Kyrou si révélateur.

Le Canadien ne chasse plus un centre à n’importe quel prix. Il cherche maintenant une pièce offensive majeure qui respecte sa structure interne. Kyrou coche plusieurs cases : âge, production, contrat, compatibilité salariale.

Ce n’est pas un hasard si Montréal revient encore et encore dans ce dossier. Ce n’est pas de l’improvisation. C’est une réorientation calculée après l’impasse Robert Thomas.

Le message est clair : le Canadien refuse de sacrifier ses piliers de développement, mais il est prêt à bouger un défenseur de premier plan si le retour est cohérent avec sa fenêtre compétitive.

Guhle reste protégé.

Hage reste intouchable.

Reinbacher devient la clé.

Et Kyrou, soudainement, devient la cible.

Après quatre approches, on n’est plus dans l’exploration.

On est dans une négociation active.

Et cette fois, les paramètres commencent réellement à s’aligner.