Pauvre Samuel Montembeault. Il devait se battre contre les critiques… et maintenant, il doit commencer à se battre contre les rumeurs.
Éreinté par ses performances, épuisé par les commentaires, ciblé par la presse locale, démoli par les statistiques, et maintenant… propulsé malgré lui au centre d’un scénario de transaction qui transforme chaque entraînement en audition et chaque entrevue en test psychologique.
Et la bombe du jour vient du journaliste Marco D’Amico.
Une proposition percutante quii place Montembeault sur un avion direction Seattle.
L’idée?
Échanger Montembeault et un choix au Kraken, et ramener à Montréal un vétéran capable d’éteindre l’incendie devant le filet : Philipp Grubauer.
Problèmes devant le filet à Montréal: Est-ce que la solution passe par une transaction?
— commissionathletique (@Commissionathl) January 27, 2026
Le nouvel épisode de Processus est disponible partout!https://t.co/38hWKjqk2u pic.twitter.com/Xxc79F3hJb
Montembeault affiche un taux d’efficacité de .869.
Le pire de sa carrière.
Le pire de sa division.
L’un des pires de toute la LNH pour un gardien ayant disputé 16 matchs ou plus.
Il ne perd plus seulement des matchs.
Il perd la confiance.
Il perd le vestiaire.
Il perd l’appui populaire.
Et maintenant, il perd le contrôle sur son propre avenir.
Pendant ce temps, Jakub Dobeš fait ce qu’il peut pour masquer la catastrophe, une fiche de 15-5-3, mais un jeu chaotique, une moyenne inquiétante de 3.01 (pourcentage d'efficacité de 887), et une technique qui rend chaque victoire fragile, volatile, presque miraculeuse.
Martin St-Louis se retrouve chaque soir avec un duo instable, et Kent Hughes avec une pression qui monte comme une émeute silencieuse. La place en séries, acquise, glisse maintenant entre ses doigts.
C’est là qu’entre Grubauer.
Le vétéran de 34 ans vient de retrouver sa forme.
Il sort d’une renaissance à Seattle.
Il montre un taux d’efficacité de .918,
une fiche de 10-5-3,
Et surtout : une capacité à calmer un match, à stabiliser une équipe, à absorber la tempête.
Grubauer a déjà perdu son poste à Seattle l’an dernier. Joey Daccord est maintenant le gardien numéro un signé à long terme.
Le Kraken n’a donc plus besoin de deux gardiens à haut salaire.
Et c’est précisément ce qui rend un échange possible.
Grubauer est signé jusqu'en 2027 avec un salaire annuel de 5,9 M$.
Montréal ne veut pas rappeler Jacob Fowler.
Fowler est coincé à Laval à cause de la limite de 23 joueurs.
Revenir au ménage à trois est impossible.
Dobes n’inspire pas assez de confiance pour un sprint vers les séries.
Le statu quo n’est plus une option. Pas avec une équipe qui essaie réellement de jouer en avril.
Le Canadien de Montréal va exiger que Seattle retienne une partie du salaire de Grubauer. Mais le fit pour une transaction entre les deux équipes est incroyable.
Pendant que Hughes calcule etque la pression médiatique s’intensifie, Montembeault, lui, doit vivre avec cette nouvelle réalité :
il est devenu le nom que les analystes envoient ailleurs pour sauver le Canadien.
D’Amico l’a dit haut et fort :
Grubauer, avec une retenue de salaire, pourrait parfaitement jouer le rôle de vétéran stabilisateur, le gardien mature qui protège Dobeš et qui évite de brûler Fowler trop vite.
Et une autre vérité dérangeante flotte au-dessus de tout ça :
Seattle pourrait accepter.
Montembeault est plus jeune.
Moins cher.
Moins endommagé physiquement.
Il pourrait servir de 1B derrière Daccord, un rôle où la pression est faible, où il pourrait reconstruire sa carrière loin du cirque montréalais.
À Montréal, au contraire, chaque match devient un procès.
Chaque but devient un verdict.
Chaque conférence de presse devient une séance d’aveux sur son incompétence et son effondrement mental.
Montembeault doit gérer les critiques.
Les mauvais chiffres.
Les questions pointues.
La méfiance du public.
Les regards du banc.
Et maintenant…un possible aller simple vers le Kraken.
Montembeault pourrait devenir la première véritable victime d’un virage qui s’impose depuis un mois.
Parce qu’aujourd’hui, il ne se bat plus seulement contre les rondelles.
Il se bat contre les rumeurs.
Contre le marché.
Contre son propre dossier statistique.
Et contre une direction qui n’a plus le luxe d’attendre.
