Evgeni Malkin s’apprête à vivre sa dernière saison dans la Ligue nationale de hockey.
Selon plusieurs informations concordantes, l’illustre numéro 71 des Penguins de Pittsburgh, aujourd’hui âgé de 38 ans, retournera en Russie après la campagne 2024-2025 pour conclure sa carrière dans la KHL, vraisemblablement avec le Metallurg Magnitogorsk, son club natal.
Ce départ programmé met un terme à une aventure de deux décennies en Amérique du Nord marquée par les sommets… et les malentendus.
Malgré une saison 2024-2025 difficile (15 maigres buts, 46 points en 62 matchs, différentiel de -22), Malkin refuse de tirer sa révérence dans l’indifférence. S’il est sur la pente descendante, son salaire annuel de 6,1 millions $ demeure raisonnable pour un centre capable d’évoluer sur un top 6. Et l’orgueil du champion brûle toujours en lui : le Russe rêve de jouer une dernière fois en séries avant de tourner la page.
C’est précisément là que le nom du Canadien de Montréal revient dans les rumeurs, presque comme un murmure du destin.
Depuis des années, les médias russes rapportent l’admiration que Malkin voue à la métropole québécoise. Il a toujours décrit le Centre Bell comme la patinoire la plus électrisante de la LNH.
Sa fascination pour l’ambiance montréalaise n’est pas "fake". Il a souvent exprimé son respect envers les partisans du CH, leur passion et leur exigence.
Et ce n’est pas une rumeur anodine : à une époque, Marc Bergevin avait bel et bien envisagé l’idée d’acquérir Malkin. Les discussions n’ont pas abouti, mais elles avaient révélé un intérêt réciproque.
Aujourd’hui, cette piste pourrait redevenir pertinente.
Le timing parfait pour Kent Hughes?
Le directeur général du CH cherche un deuxième centre pour épauler Nick Suzuki la saison prochaine, le temps que Michael Hage termine son développement à l’Université du Michigan.
Or, Malkin, avec un salaire raisonnable, un contrat expirant en 2026 et une soif de rédemption, devient soudainement un candidat intrigant.
Mais ce n’est pas tout.
Hughes doit aussi penser à l’adaptation d’Ivan Demidov, son joyau russe fraîchement repêché. À seulement 18 ans, Demidov débarquera dans une culture étrangère, avec toute la pression d’un marché démesuré.
Il aura besoin d’un mentor. D’un grand frère. Qui de mieux que Malkin? Même style flamboyant. Même statut de star russe. Même défi de s’adapter à un monde qui ne comprend pas toujours les Russes.
Avec Malkin à ses côtés, Demidov serait mieux encadré, mieux protégé. Et le CH pourrait solidifier un pont générationnel entre les légendes russes d’hier et les prodiges de demain.
Le climat à Pittsburgh est toxique. Après une défaite humiliante contre le Kraken de Seattle, Malkin avait été cinglant:
« Nous voyons le classement. Nous savons que nous raterions les séries. Et nous avons dépassé la mi-saison. On comprend tout… »
Une déclaration amère, qui a déclenché une tempête chez les partisans. On l’a accusé d’abandonner, de baisser les bras. Certains ont même exigé qu’il ne porte plus l’uniforme des Penguins.
Pittsburgh est à bout de souffle. Le DG Kyle Dubas semble prêt à amorcer une vente de feu, et seul Sidney Crosby (et Malkin lui-même) est protégé par une clause de non-échange. Mais même ça pourrait changer.
Les rumeurs persistent : Malkin songerait à lever sa clause, comme Crosby. Le navire prend l’eau, et les légendes veulent quitter le Titanic.
Malkin viendrait à Montréal « demain matin », selon certaines sources proches du joueur. Il a toujours rêvé de jouer au Centre Bell dans l’uniforme du CH. Le hic? L’amour n’est pas réciproque… du moins, pas encore.
Kent Hughes n’a jamais montré d’intérêt public pour Malkin. Il vise la jeunesse, la vitesse, la durabilité. Mais les circonstances changent. Le besoin d’un centre d’expérience, doublé d’un mentor russe pour Demidov, rend l’option soudainement plus réaliste que jamais.
Malkin n’est plus un joueur d’un point par match. Mais il demeure un maître du jeu offensif. Il possède encore la vision, les mains, et la rage de vaincre.
Pour une équipe ambitieuse, capable de bien l’entourer et de gérer ses minutes, il peut être un électrochoc. Et s’il atterrit dans une ville qu’il admire depuis deux décennies, il pourrait redevenir ce monstre imprévisible que personne n’arrête quand il est inspiré.
Evgeni Malkin quittera la LNH après la saison 2025-2026. C’est désormais une certitude relayée par des journalistes crédibles. Il retournera en Russie, conclura sa carrière à Magnitogorsk et entrera au Temple de la renommée en tant que l’un des plus grands talents bruts que la LNH ait connus.
Mais avant cela, il veut un dernier tour d’honneur.
S’il l’obtient à Montréal, ce serai une occasion en or : accueillir une légende, former un prodige, et écrire une histoire unique...en russe...