Transaction Montréal-Edmonton: Sportsnet envoie un boulet à Montréal

Transaction Montréal-Edmonton: Sportsnet envoie un boulet à Montréal

Par David Garel le 2026-02-02

Depuis quelques jours, le nom de Patrik Laine circule de plus en plus dans les coulisses de la LNH. Et cette fois, ce n’est pas une rumeur de fond de corridor : c’est Sportsnet, par la voix de Nick Kypreos, qui a ouvert la porte à une réflexion concrète impliquant Oilers d’Edmonton et le Canadien de Montréal.

Kypreos ne parle pas d’un coup de génie, mais d’un casse-tête financier. Selon lui, Montréal cherche clairement à se départir du contrat de Laine et serait même prêt à retenir jusqu’à 50 % de son salaire, d’autant plus que l’organisation n’a encore utilisé aucune de ses cases de rétention.

Le raisonnement est simple : le contrat de Laine arrive à échéance, ce qui en fait un pari à court terme pour une équipe qui cherche un marqueur à faible coût d’acquisition.

« Montréal veut sortir l’argent du livre et pourrait être prête à payer un prix pour y arriver. En retenant une portion importante du salaire, Laine devient un joueur à faible risque, avec un certain potentiel, pour une équipe qui veut tenter un coup sans s’engager à long terme », explique Kypreos.

C’est là qu’Edmonton entre dans la discussion. Les Oilers ont deux priorités claires avant la date limite : ajouter un attaquant de top 9 capable d’aider immédiatement, et se débarrasser du contrat de 3,6 millions d’Andrew Mangiapane. Sur papier, les chiffres peuvent s’aligner. Dans la réalité hockey, ça ne fait aucun sens... pour Montréal..

D’abord, Edmonton n’a absolument pas besoin d’un autre spécialiste de l’avantage numérique. Leur première unité est déjà la meilleure de la ligue. Laine, à ce stade de sa carrière, est surtout une menace sur le jeu de puissance.

Or, à Edmonton, Connor McDavid, Leon Draisaitl et Evan Bouchard restent sur la glace jusqu’à ce que la rondelle finisse au fond du filet. Laine améliorerait peut-être la deuxième vague… qui joue rarement. Ce n'est pas comme s'il va remplacer Ryna Nugent-Hopkins ou Zach Hyman sur la première unité.

Ensuite, le profil de Andrew Mangiapane pose problème. À 29 ans (bientôt 30), encore sous contrat l’an prochain, avec une production famélique (12 points, différentiel de -19), il représente exactement le type de joueur que Montréal ne veut plus accumuler : un attaquant de soutien, sous contrat, sans plafond offensif réel. Échanger Laine pour Mangiapane reviendrait à déplacer le problème… en l’étirant sur une autre saison.

Le Canadien n’a aucun besoin d’un petit attaquant moyen payé 3,6 millions. Ce serait illogique sportivement et incohérent stratégiquement.

C’est pour ça que, malgré le bruit, Edmonton n’est pas une destination crédible pour Laine si Mangiapane est impliqué. Même à 50 % de salaire retenu, même sur un contrat expirant.

Mais si le CH est vraiment prêt à retenir du salaire et que les Oilers sont prêt à négocier sans exiger d'envoyer Mangiapane à Montréal, alors tout est possible.

À l’inverse, d’autres marchés regardent Laine avec un œil beaucoup plus pragmatique. De plus en plus de recruteurs évoquent l’intérêt d’équipes prêtes à simplement absorber Laine, sans refiler de contrat toxique en retour.

Des formations qui cherchent un marqueur, une étincelle offensive, ou simplement un pari à court terme sans engagement.

Et c’est exactement ce que Montréal veut.

Le Canadien ne cherche pas un échange “hockey pour hockey”. Il cherche une sortie. Une libération d’espace. Une façon propre de tourner la page sans hypothéquer l’avenir en sacrifiant un choix.

Dans ce contexte, la rumeur Edmonton-Laine fait surtout ressortir une chose : le marché commence à bouger.

Mais les Oilers devront oublier leur rêve: ce n'est pas Montréal qui vont les débarrasser de leut petit plombier qui réchauffe le banc des gradins.