Transaction Montréal-Edmonton: Pierre LeBrun met de l’huile sur le feu

Transaction Montréal-Edmonton: Pierre LeBrun met de l’huile sur le feu

Par David Garel le 2026-01-22

À un mois et demi de la date butoir des transactions du 6 mars, les choses ne sont plus floues à Edmonton. Pierre LeBrun l’a confirmé sans détour : les Oilers ont tenu leur réunion stratégique la semaine dernière et ils en sont sortis avec un plan clair, précis, assumé.

« Les Oilers se sont rencontrés comme organisation la semaine passée pour faire leur plan pour la date limite, et selon mes informations, ils sont sortis de cette réunion-là avec un plan très concret, c’est-à-dire qu’on doit aller chercher un top 9, même peut-être un top 6 parmi les joueurs d’avant. »

Le message est clair comme de l'eau de roche.. La défensive, à leurs yeux, est réglée. Les gardiens aussi. Tristan Jarry a été acquis, Connor Ingram joue du gros hockey. Le besoin, le vrai, est à l’avant. Un joueur capable d’aider maintenant, dans une fenêtre où Connor McDavid et Leon Draisaitl ne peuvent plus se permettre d’attendre.

LeBrun va plus loin et précise que même à l’interne, le débat n’est pas complètement tranché.

« Est-ce que ça va être un centre ou un ailier ? Et la raison que ce n’est pas 100 % une façon ou l’autre, c’est parce qu’il y a un débat à l’intérieur des Oilers. »

Autrement dit, Edmonton ne cherche pas un profil figé, mais un impact. Un joueur capable de s’insérer dans le top 9, voire le top 6, selon le prix et le contexte. Et c’est précisément là que Montréal entre dans l’équation, non pas par opportunisme, mais par congestion.

Parce qu’à Montréal, la congestion à l’attaque n’est plus théorique, elle pue au nez.

Kirby Dach est revenu. Patrik Laine attend son tour. Alex Newhook s’en vient en mars. Ivan Demidov Caufield, Suzuki, Slafkovsky sont verrouillés sur le top-6. Oliver Kapanen a gagné sa chaise. Alexandre Texier a été prolongé. Jake Evans et Joe Veleno occupent des rôles définis. Phil Danault ne peut pas sortir de l'alignement à cause de son travail au cercle des mises au jeu.

Pendant ce temps, Zachary Bolduc et Brendan Gallagher sont à risque de sortir de l'alignement.

Trop de joueurs, trop peu de chaises, et une organisation qui devra fatalement transformer un surplus en transaction Ce n’est pas une question de “si”, c’est une question de “quand”.

Dans ce contexte, impossible de ne pas poser la question qui dérange : Patrik Laine, avec Connor McDavid sur un avantage numérique, est-ce que ça fait du sens ?

La réponse honnête, c’est oui. Un gros ailier, un tir dévastateur, un joueur qui n’a plus besoin d’être le moteur, mais simplement le finisseur.

À Edmonton, on ne lui demanderait pas de porter une équipe, mais de compléter un puzzle déjà élite. Le risque est réel, bien sûr, mais le plafond est immense.

Et quand une équipe cherche « un top 9, peut-être un top 6 », Laine coche des cases que peu de joueurs disponibles cochent.

Mais Laine n’est pas le seul nom qui pourrait s’insérer dans cette discussion. Zachary Bolduc, dans un autre registre, devient aussi pertinent.

Plus jeune, sous contrôle contractuel, capable de jouer des minutes polyvalentes, avec un potentiel offensif encore inexploité à Montréal, tout en étant capable de frapper et de jouer de vitesse.

À Edmonton, où la pression est différente et où les rôles sont clairs, Bolduc pourrait être vu comme un joueur qui n’a pas besoin d’être parfait, mais utile dans une rotation offensive profonde.

Et surtout, un joueur que Montréal peut se permettre d’inclure dans une discussion, précisément parce que la congestion l’a rendu échangeable.

Ce qui est fascinant dans les propos de LeBrun, c’est qu’ils ne parlent pas du Canadien. Ils parlent d’un besoin. Et quand une équipe annonce aussi clairement son besoin, les organisations qui ont un surplus compatible écoutent. Montréal en fait partie.

Pas parce qu’il cherche à vendre à rabais, mais parce que son alignement actuel l’oblige à faire un choix stratégique. Transformer un trop-plein offensif en pièce utile ailleurs dans l’alignement, ou en actif futur.

Edmonton veut bouger. Edmonton veut de l’attaque. Montréal a trop d’attaque pour son propre bien. Quand ces deux réalités se croisent à six semaines de la date limite, ça frappe l'imafinaire.

Les propos de Pierre LeBrun confirment que le marché s’active exactement là où le Canadien a quelque chose à offrir. Et dans la LNH, ça veut tout dire.

Surtout que le CH cherche à se débarrasser de Laine. Les Oilers, qui ont brûlé leurs espoirs et leurs choix, cherchent justement un pari à rabais.

En ce moment, le CH devra retenir une partie du salaire de Laine (50%) et accepter un mauvais contrat en retour. Les Oilers cherchent à se débarrasser d'Andrew Mangiapane (3,6 M$ jusqu'en 2027).

Selon ce qui circule, Kent Hughes ne voudraient rien savoir de s'ajouter un contrat de 3,6 M$ pour la saison prochain, surtout que Mangiapane est un véritable plombier.

Il faudra être astucieux pour se débarrasser du boulet finlandais.

À suivre...