Transaction de Samuel Montembeault: Kent Hughes refuse de répondre à Elliotte Friedman

Transaction de Samuel Montembeault: Kent Hughes refuse de répondre à Elliotte Friedman

Par David Garel le 2026-01-06

Le débat des gardiens à Montréal vient peut-être de prendre un virage que personne n’avait vu venir.

Pendant deux semaines, tout le Québec, francophone comme anglophone, répétait que Jakub Dobes était l’homme de trop, celui qui retournerait à Laval ou servirait de monnaie d’échange.

Mais voilà que l’un des insiders les plus crédibles de la planète, Elliotte Friedman, a soufflé sur les braises et renversé complètement le narratif.

Selon lui, le Canadien ne chercherait pas à augmenter la valeur de Dobes… mais bien celle de Samuel Montembeault.

Et attention : sa formulation est d’une violence rare.

« Tu peux régler ton problème, ou tu peux échanger ton problème; si tu échanges un problème comme celui-là, tu pars avec un désavantage. Est-ce que Montréal essaie de monter sa valeur pour l’envoyer ailleurs? » a affirmé Elliotte Friedman (32 Thoughts).

Cette phrase a l’effet d’une bombe, parce qu’elle place Montembeault dans une catégorie que personne n’osait nommer publiquement :

Un gardien en perte de vitesse, dont la valeur est fragilisée… et que le CH tenterait peut-être de “shiner” avant de l’exposer au marché.

Et ce marché, justement, vient de s’ouvrir comme jamais.

New York, Caroline, Utah : trois équipes qui appellent déjà.

La blessure d’Igor Shesterkin à New York a provoqué un tremblement de terre.

Les Hurricanes cherchent un gardien depuis des semaines.

Utah ne dirait pas non à un vétéran capable de stabiliser un vestiaire nerveux.

Trois équipes, trois urgences, trois marchés potentiels pour Montembeault. Sans oublier les Oilers d'Edmonton qui doivent trouver une solution pendant que Tristan Jarry est blessé.

Et Friedman n’est pas le seul à sentir que quelque chose bouge.

Plusieurs dirigeants interrogés anonymement aujourd’hui parlent de Montréal comme “l’équipe la plus intéressante à surveiller chez les gardiens”.

La conférence de presse de Kent Hughes a donc été un chef-d’œuvre d’ambiguïté… qui nourrit toutes les rumeurs

Hughes avait l’occasion, ce matin, de tuer le débat.

De dire clairement que Montembeault est intouchable.

De fermer la porte.

D’éteindre le feu.

Il n’a rien fait de tout ça.

Au contraire, il a lâché une série de déclarations qui peuvent être interprétées comme un feu vert aux spéculations.

1. Sur Jacob Fowler

« Cet été, le plan était que Fowler joue la majorité de la saison dans la Ligue américaine… On va être prudents dans ce marché difficile, mais mentalement, il ne semble pas comme un jeune. Il est très mature et rebondit vite. »

Puis celle-ci, qui fait très mal à Montembeault :

« Quand il a commis l’erreur derrière le filet contre les Flyers, il a répondu en disant qu’il est gardien depuis toujours, qu’il ne fait pas souvent cette erreur et que ça n’arrivera plus. Tu vois qu’il est fort mentalement, et ça va l’aider. »

En d'autres mots :

Fowler a le mental d’un numéro un.

2. Sur Montembeault

« Le gardien qui joue le mieux jouera le plus. C’est ce qui est arrivé quand Montembeault est arrivé ici et qu’il a gagné le filet… Il a eu deux très bons matchs. On n’a jamais eu peur qu’il oublie comment jouer, il a seulement eu un mauvais passage. Nous sommes contents et confiants qu’il ait retrouvé sa forme. »

Cette phrase, présentée comme un compliment, est surtout un constat : montre-moi que tu peux redevenir bon, sinon…

3. Sur le ménage à trois

Voici la phrase qui a mis tout le monde en alerte :

« Idéalement, nous n’aurons pas trois gardiens à long terme. »

C’est exactement l’inverse de ce que voulaient entendre ceux qui espéraient la fin rapide des rumeurs.

Hughes laisse la porte ouverte à tout :

Un renvoi de Dobes à Laval.

Un renvoi de Fowler à Laval.

Une transaction impliquant Montembeault

S’il avait voulu protéger Montembeault, il aurait pu.

Il n’a pas choisi cette option.

Elliotte Friedman ne lance jamais rien au hasard.

Quand il parle de “shiner” Montembeault pour le passer, c’est parce que d’autres DG lui en parlent.

Le marché des gardiens est affamé.

Et La conférence de presse de Hughes a fait l’effet inverse de ce qu’un DG fait quand il veut calmer les eaux.

Il n’a pas protégé Montembeault. Il n’a pas fermé la porte à un échange. Il n’a pas réaffirmé son statut de numéro un.

Et si Montréal préparait silencieusement le terrain?

Le ménage à trois doit prendre fin “à court terme.”

Pour la première fois depuis longtemps, Montembeault est peut-être l’homme dont la chaise brûle le plus.

Ce qui paraissait encore impensable il y a trois jours devient aujourd’hui une hypothèse légitime, sérieuse, crédible : Samuel Montembeault pourrait être sur le marché.

Et ce ne serait plus une rumeur.

Ce serait une stratégie.