Alex Newhook se reproche d'un retour au jeu. Mais c'est à se demander si son avenir est vraiment à Montréal.
Il y a ce que l’on voit sur la glace… et il y a ce que l’on comprend entre les lignes.
Le dossier Alex Newhook est exactement rendu là. Sur la touche depuis le 13 novembre en raison d’une fracture sérieuse à la cheville droite ayant nécessité une intervention chirurgicale, l’attaquant du Canadiens de Montréal a récemment recommencé à patiner.
Ce matin, il était de nouveau sur la glace pour poursuivre sa remise en forme pour tester sa cheville:
Son coup de patin demeure retenu, particulièrement lorsqu’il doit prendre appui sur cette fameuse cheville droite. Rien d’alarmant à ce stade, mais rien de totalement rassurant non plus.
La convalescence initiale parlait d’une absence d’environ quatre mois, ce qui place un retour réaliste autour de la mi-mars, à moins d’un miracle dans l’échéancier.
Et c’est précisément là que la réflexion doit être honnête. Avant sa blessure, Newhook livrait le meilleur hockey de sa saison : six buts, six passes, douze points en 17 matchs. Il était rapide, impliqué, utile.
Mais depuis, le contexte a changé. L’attaque du Canadien est devenue congestionnée, les rôles se sont redéfinis, et pendant que Newhook testait sa cheville, d’autres ont consolidé leur place.
Comme l’a bien résumé TVA Sports cette semaine, Newhook apparaît désormais dans plusieurs scénarios de transaction non pas parce qu’il est un problème, mais parce qu’il est une variable logique.
Un joueur encore jeune, polyvalent, sous contrat raisonnable, et surtout… disponible dans un organigramme où l’espace commence à manquer.
Dans les scénarios évoqués par TVA Sports, Newhook n’est jamais la pièce centrale. Il est le throw-in intelligent, celui qui permet de faire avancer une négociation, d’équilibrer une offre, de contourner l’exigence d’un espoir dit « premium » sans pour autant vider la banque d’avenir.
Sa blessure complique un peu la lecture à court terme, mais elle ne détruit pas sa valeur. Au contraire, pour une équipe en transition ou en reconstruction partielle, un joueur comme Newhook peut représenter un pari intéressant : un attaquant qui a déjà montré qu’il pouvait produire, qui revient d’une blessure sérieuse mais encadrée, et dont le plafond n’est pas encore figé.
La vraie question n’est donc pas de savoir si Newhook peut ider le CH, mais de savoir s’il est encore indispensableà Montréal.
Dans une organisation qui cherche un atatquant top-6 et un défenseur droitier pour jouer avec Lane Hutson, Newhook devient un nom qu’on peut déplacer sans déséquilibrer l’édifice.
Et tant que son retour au jeu reste flou, tant qu’il continue de tester sa cheville plutôt que de s’imposer dans l’alignement, cette zone grise nourrit naturellement les discussions.
Dans le scénario avancé hier par Jean-Charles Lajoie à TVA Sports, on cesse de tourner autour du pot : si les Blues de Saint-Louis acceptent de discuter sérieusement, c’est pour un gros coup.
Montréal recevrait Robert Thomas et Colton Parayko; en retour, St. Louis obtiendrait un défenseur d’avenir (Kaiden Guhle ou David Reinbacher) accompagné d’éléments pour compléter l’équation : Oliver Kapanen, Alex Newhook comme throw-in stratégique, l’équilibrage salarial via Patrik Laine, puis des choix conditionnels de première et de deuxième ronde.
C’est massif, oui, mais ce ne sera pas assez. Reste que c'est cohérent avec la logique des Blues, qui ont toujours eu Guhle et Reinbacher dans leur viseur.
Au final, il faut appeler les choses par leur nom : cette discussion n’existe que si Montréal accepte de payer le prix d’une vraie accélération.
Le package « idéal » n’existe pas; il y a seulement un arbitrage entre profondeur et impact. Newhook peut aider à faire avancer le dossier, Kapanen peut adoucir la pilule, Laine peut équilibrer les chiffres, mais la clé demeure un défenseur central.
Reste que n'importe quel package a plus de gueule... avec un Alex Newhook en santé...
