Traitement inacceptable d’Arber Xhekaj: Martin St-Louis a blessé sa famille

Traitement inacceptable d’Arber Xhekaj: Martin St-Louis a blessé sa famille

David Garel
Le 2026-05-19

Le journaliste Pierre McGuire n’a pas juste critiqué Martin St-Louis. Il l’a pratiquement démoli.

Pour McGuire, la façon dont Martin St-Louis et son personnel ont traité Arber Xhekaj est inhumain et inacceptable.

Le ton était dur après que le pauvre shérif ait joué 1:52.

« Ce qu’ils ont fait avec Arber Xhekaj, c’est vraiment mauvais », a lancé McGuire, visiblement incapable de comprendre la gestion du dossier.

Pour lui, ça dépasse même la simple décision hockey.

À ses yeux, le Canadien de Montréal a joué avec un joueur qui vit déjà énormément de pression, qui est devenu un phénomène au Québec, et qui a vu son rôle être complètement démoli au fil des séries.

McGuire n’a jamais compris pourquoi Xhekaj est passé d’un gars capable de changer le momentum d’un match à un joueur utilisé comme une option de secours, presque humilié publiquement par sa gestion.

Et surtout, il ne comprend pas comment Martin St-Louis a géré son banc dans un match numéro sept.

« Tu ne peux pas coacher un match numéro sept comme ça. Désolé. »

McGuire ne remet pas juste une décision en question. Il attaque directement la manière de diriger un match aussi important.

Dans sa tête, si tu prends la décision d’insérer un joueur dans l’alignement, comme Oliver Kapanen qui a joué à peine 4 minutes, tu dois vivre avec ta décision.

« Si tu mets un joueur dans la formation… tu ne peux pas ensuite ne pas le faire jouer. Sinon, garde l’alignement que tu avais avant. Ce n’est pas comme ça qu’on dirige une équipe. »

Le message est clair : improviser en plein match numéro sept, ce n’est pas acceptable.

Et derrière tout ça, McGuire voit surtout une organisation qui a été sauvée par un homme.

Jakub Dobeš.

« Ils sont chanceux. Très, très chanceux que Jakub Dobeš ait été aussi bon. »

Et là, McGuire s’est mis à énumérer les éléments qui, selon lui, auraient normalement dû coûter la série aux Canadiens de Montréal.

Zéro tir au but dans une deuxième période d’un match numéro sept contre le Lightning de Tampa Bay.

Une équipe dominée pendant de longues séquences.

Un autre match où Buffalo a largement contrôlé le volume de tirs. (39 contre 25)

« Avec tout le respect que j’ai… ils ont eu zéro tir au but dans la deuxième période du match numéro sept à Tampa. Ce n’est pas du grand coaching. Désolé. Ce ne l’est pas. Soyons honnêtes. »

Si Dobeš craque à un moment précis, si un bond va de l’autre côté, si Alex Newhook ne marque pas en prolongation…

Martin St-Louis se fait massacrer publiquement.

« S’ils perdent ce match-là, il se fait détruire dans les médias. »

Il refuse complètement le narratif voulant que Martin St-Louis soit devenu intouchable.

Pour lui, l’entraîneur n’est pas juste un symbole inspirant ou un grand motivateur. Il est aussi responsable de ses décisions. Responsable de son banc. Responsable de ses choix de personnel.

« Ce n’est pas le joueur. Ce n’est pas les joueurs. C’est lui qui dirige le banc. »

Ouch.

Et au centre de toute cette colère : Arber Xhekaj.

McGuire estime qu’il y a une dimension humaine qui a été oubliée dans ce dossier.

Un gars adulé par les partisans.

Un joueur qui s’est fait dire publiquement qu’il faisait partie du projet.

Un gars qui vit avec une énorme pression médiatique au Québec.

Et qui, du jour au lendemain, s’est retrouvé relégué à un rôle humiliant de porteur d'eau.

Dans l’entourage du joueur, plusieurs ont trouvé la situation difficile à vivre. Sa famille aurait trouvé les montagnes russes émotionnelles extrêmement dures.

le clan Xhekaj serait réellement affecté par la situation. Et quand on parle du clan Xhekaj, on parle d’une famille unie, protectrice, des guerriers qui ont toujours tout donné pour leurs enfants.

Et plus ça avance, plus le malaise semble profond. À un moment donné, ce n’est plus seulement une question de hockey. C’est un jeune homme qui vit ça publiquement, une famille qui encaisse l'affront public et l’impression que, peu importe ce qu’il fait, il n’obtiendra jamais une vraie chance stable.

Quand un joueur donne tout ce qu’il a, accepte les critiques, simplifie son jeu, répond aux demandes du coach… puis se retrouve quand même humilié, ça laisse des traces. Surtout chez des parents qui ont vu leur fils se battre toute sa vie pour arriver jusque-là.

Du Costco... à récahuffer le banc...

McGuire n’a clairement pas aimé ce qu’il a vu et ce qu'il a entendu après avoir parlé à la famille d'Arber Xhekaj.

À ses yeux, il n’y avait aucun mérite à jouer pratiquement à cinq défenseurs tout en marginalisant un joueur qui pouvait apporter de l’énergie, de l’intimidation et surtout une présence émotionnelle dans des matchs de séries où chaque détail compte.

Pendant que tout le monde célèbre aujourd’hui la qualification en finale d’association, McGuire, lui, envoie un message très différent.

Oui, les Canadiens de Montréal sont encore en vie.

Oui, Martin St-Louis gagne.

Mais selon lui, ça ne veut pas dire qu'il est un bon coach... encore moins un bon être humain.

Ouch... à ne pas inviter au même party...

Un peu plus et le journaliste veut sauter à la gorge du coach...