Zachary Bolduc a peur de se faire avoir par Martin St-Louis.
Voilà ce qui bloque dans le dossier Zachary Bolduc.
Et plus les jours passent, plus on comprend que cette histoire ne se résume pas simplement à quelques centaines de milliers de dollars ou à une banale discussion sur la durée du contrat.
Zachary Bolduc est toujours sans contrat à l’approche de la prochaine saison. Le tournoi de golf du Canadien arrive rapidement. Le camp d’entraînement se rapproche. Pourtant, rien ne bouge publiquement.
Alors, qu’est-ce qui bloque réellement?
L’argent?
La durée?
Non.
La vérité est que Zachary Bolduc a peur de signer un contrat qui pourrait finalement lui coûter une fortune à cause de son utilisation par Martin St-Louis.
Voilà le véritable danger d’un contrat d’un an.
Le journaliste Arpon Basu a soulevé la possibilité d’une entente d’une saison afin de régler temporairement le dossier.
Sur papier, l’idée est logique. Le Canadien n’a peut-être pas encore suffisamment de réponses pour offrir un énorme contrat à long terme. Bolduc, de son côté, pourrait vouloir prouver qu’il mérite beaucoup plus d’argent.
Une année.
Une saison pour démontrer ce qu’il vaut.
Puis une nouvelle négociation.
Simple?
Oui, pour le CH. Mais pour le clan Bolduc, c’est donner une autre chance à Martin St-Louis pour voler le portefeuille de Bolduc.
Car le Québécois ne contrôle pas seulement son jeu.
Martin St-Louis contrôle son utilisation.
Ça devient toxique entre les deux hommes.
Bolduc peut arriver au camp avec le feu au derrière. Il peut améliorer son jeu défensif. Il peut devenir plus mature. Il peut démontrer qu’il possède les qualités nécessaires pour évoluer dans le top-6 du Canadien.
Mais si Martin St-Louis décide de le traiter comme un simple joueur de soutien, un plombier envoyé ici et là selon les besoins de l’alignement, sa production pourrait directement en souffrir.
Pire encore, le clan Bolduc accuse Martin St-Louis d’être devenu l’agent de Kent Hughes et de s’arranger pour que le DG sous-paye le pauvre Québécois.
Bolduc allait signer un contrat de 7 ans et 42 millions de dollars à St-Louis avant de se faire échanger, selon les médias couvrant les activités des Blues.
Il jouait avec Robert Thomas sur l’avantage numérique. Il était au sommet du monde.
Et Martin St-Louis lui a tout volé : son temps de jeu, sa dignité… son argent…
Alors imaginez à quel point un contrat d’un an peut devenir un piège.
Imaginez le cauchemar.
Bolduc accepte une entente d’une saison pour miser sur lui-même. Il arrive avec l’objectif de produire offensivement et de démontrer qu’il mérite un contrat beaucoup plus important.
Mais Martin St-Louis ne lui donne pas les minutes.
Il ne lui donne pas les bonnes missions offensives.
Il le promène dans l’alignement.
Il l’utilise sur un trio moins offensif.
Il limite son rôle.
Puis, à la fin de la saison, les statistiques arrivent.
Et les statistiques ne mentent pas sur une feuille de négociation.
Si Bolduc termine encore l’année avec une production décevante, le Canadien pourrait alors revenir à la table en disant : regardez les chiffres.
Voilà pourquoi cette question fait partie de sa réflexion. Bolduc a toutes les raisons de se méfier.
Il a peur de se faire flouer par Martin Napoléon St-Louis.
C’est pour cette raison qu’un contrat à long terme représente une sécurité beaucoup plus intéressante pour le Québécois.
Si Bolduc signe plusieurs années avec une somme importante, il se protège contre les manigances de St-Louis.
Voilà pourquoi il demande un contrat de 6 ans et 5,5 M$ par année, comme Mavrik Bourque.
Le CH veut le signer pour 3 ans à un salaire de 3,5 M$ par année ou 4 ans et 4 M$ par année.
Un contrat d’un an est aussi sur la table pour le CH.
Peu importe l’offre, Bolduc se retrouve complètement à la merci de Martin St-Louis.
Bolduc possède des qualités offensives évidentes. Il a montré des flashs. Il a particulièrement démontré certaines choses lorsque les matchs sont devenus plus importants. Le potentiel est là.
Mais le Canadien ne veut pas le payer pour ce qu’il pourrait devenir.
Et Bolduc, lui, pourrait hésiter à accepter d’être payé uniquement pour ce qu’il est aujourd’hui : une victime dans la niche de Martin St-Louis.
Voilà le véritable bras de fer.
Le Canadien veut l’enfoncer.
Bolduc veut être protégé.
Et entre les deux se trouve Martin St-Louis.
L’homme qui a tout gâché dans la vie de Bolduc.
Voilà pourquoi ce dossier est si explosif.
Si Bolduc signe finalement une entente d’un an et qu’il passe ensuite la saison à être utilisé comme un joueur de troisième ou quatrième trio, avec un rôle offensif limité, on aura la confirmation que Martin St-Louis est un coach qui fonctionne par chouchous… et par boucs émissaires.
Pour un joueur qui veut protéger son avenir financier, St-Louis est l’ennemi le plus dangereux de tous.
Au final, les deux joueurs sans contrat… sont les victimes du coach tout-puissant.
Zachary Bolduc et Arber Xhekaj ne méritent pas ce traitement.
Mais « Napoléon » St-Louis en a décidé autrement…
