Sortie publique: Jeff Gorton répond aux rumeurs sur Arber Xhekaj

Sortie publique: Jeff Gorton répond aux rumeurs sur Arber Xhekaj

Par David Garel le 2026-02-05

Parce que la pression est devenue tellement intense autour d’Arber Xhekaj...

Le vice-président hockey du Canadien, Jeff Gorton, a dû sortir publiquement pour calmer l’incendie.

Et ce n’est pas arrivé par hasard.

Depuis une semaine, tout explose autour de Xhekaj : temps de jeu microscopique, matchs passés à regarder le plafond du banc ou des gradins, rumeurs de transactions à Vancouver, à Saint-Louis, à Chicago, à Winnipeg, médias traditionnels qui commencent à parler de ses remplaçants sur le marché des transactions, tassé par Jayden Struble, réseaux sociaux en feu, clan familial en furie. On était rendus au point où tout Montréal parlait de son départ comme d’une formalité.

Gorton est intervenu.

Sur Sportsnet, il a livré un message clair, et très calculé, en nommant volontairement les deux joueurs, pas juste Xhekaj, histoire de ne pas l’isoler publiquement :

« Il est clair que nous avons cinq joueurs qui jouent plus que la plupart des équipes. Certains soirs, Arber ou Struble aura plus de temps de jeu, mais ces gars-là sont dans une situation délicate.

En ce moment, ils se battent pour une seule place, et c’est une pression énorme. Et si on ne joue pas beaucoup, ça devient de plus en plus difficile. Mais nous apprécions beaucoup Arber et Struble.

Nous avons aussi de jeunes joueurs prometteurs qui arrivent et que nous apprécions beaucoup. Nous prendrons des décisions concernant chacun d’eux au fur et à mesure de leur arrivée, mais nous avons une grande confiance en Arber et Struble et en ce qu’ils apportent, donc nous ne ressentons pas le besoin immédiat de recruter un autre joueur. »

Gorton joue à l'avocat.

Oui, Arber Xhekaj est en compétition directe avec Jayden Struble.

Oui, ils se battent pour une seule chaise.

Oui, c’est une pression énorme.

Et oui… d’autres jeunes défenseurs s’en viennent.

Quand Gorton dit ça, il ne parle pas dans le vide.

Il reconnaît officiellement ce que tout le monde voit : le Canadien joue essentiellement avec cinq défenseurs établis, et Xhekaj-Struble est devenu un duel permanent de pauvres.

Une soirée, c’est l’un. Le lendemain, c’est l’autre. Et quand tu tombes du mauvais côté comme le shérif, tu joues cinq, six, sept minutes… ou tu regardes le match en complet.

Mais ce qui est frappant, c’est le contexte.

Gorton ne sort pas comme ça pour le plaisir. Il sort parce que le bruit est devenu incontrôlable. Parce que le clan Xhekaj est à bout. Parce que les rumeurs de transactions sont rendues tellement lourdes que ça menace de contaminer le vestiaire. Parce que Montréal est rendu à spéculer ouvertement sur l’échange d’un joueur encore sous contrôle d’équipe.

Et remarquez bien la phrase clé :

Nous avons aussi de jeunes joueurs prometteurs qui arrivent.

C'est une ligne qui veut tout dire.

Ça veut dire : la pression ne va pas diminuer. Elle va augmenter.

Ça veut dire : Xhekaj et Struble ne sont pas seulement en compétition entre eux, ils le sont aussi avec ce qui arrive de Laval: Adam Engström et David Reinbacher.

Et ceux qui viennent du junior: Owen Protz et Bryce Pickford.

Gorton tente de calmer la tempête, mais il ne ferme aucune porte.

Il ne dit pas : Arber est intouchable.

Il ne dit pas : Arber est notre futur.

Il dit : on verra au fur et à mesure.

C’est du langage de dirigeant.

Et pendant que Gorton rassure publiquement, la réalité sportive reste brutale : Martin St-Louis continue de gérer Xhekaj comme un sixième-septième défenseur interchangeable. Pas comme une pièce centrale. Pas comme un pilier. Comme un gars en audition permanente.

Alors oui, Jeff Gorton est sorti pour éteindre le feu.

Oui, il a volontairement inclus Struble pour éviter que Xhekaj se sente ciblé.

Mais le fond du message est clair comme de l'eau de roche : il y a trop de défenseurs pour trop peu de chaises… et les décisions s’en viennent.

Et soyons honnêtes deux secondes : si Jeff Gorton est sorti publiquement comme ça, ce n’est pas par générosité médiatique.

C’est parce que l’agent d’Arber Xhekaj est en mode alerte rouge. Quand un joueur RFA se fait clouer au banc soir après soir, joue cinq à sept minutes, saute des matchs, pendant que toute la ligue sait que le Canadien cherche activement un défenseur droitier sur le marché, ça devient intenable.

Clairement, tant l'agent que la famille sont en furie. Montréal magasine pendant que ton client réchauffe le banc. À partir de là, tu appelles la direction. Tu demandes des explications. Tu fais comprendre que ton joueur ne restera pas éternellement dans ce rôle de figurant, surtout que tout le monde sait que le plan du clan Xhekaj est attendre les offres hostiles cet été.

Ajoute à ça une famille déjà à bout nerveusement, stressée financièrement alors que sa mère change des pneus au Costco et son père occupe plusieurs emplois pour survivre et tu comprends pourquoi Gorton a dû intervenir.

Cette sortie publique, c’est un pare-feu. Une tentative de calmer un agent furieux, de rassurer un clan exaspéré, et d’éviter que le dossier Xhekaj dégénère officiellement en demande de départ.

Mais à Montréal, ce n’est plus une question de si.

C’est une question de quand.

Arber Xhekaj sera échangé... peu importe si c'est d'ici le 6 mars ou cet été...