Le chat sort du sac.
Pascal Vincent avoue ce que tout le monde savait: Martin St-Louis ne voulait pas de lui comme coach adjoint,
Comment un entraîneur aussi expérimenté a-t-il pu passer deux ans dans l’organisation sans jamais obtenir la moindre véritable opportunité derrière le banc des Canadiens de Montréal?
La réponse se retrouve dans les propos de Vincent lui-même.
Et elle risque de faire réagir.
Au moment d’annoncer son départ pour le Kraken de Seattle, Pascal Vincent a confirmé quelque chose d’important : aucune porte ne s’est ouverte pour lui avec le grand club.
AUCUNE en lettres majuscules.
Pas après une finale d’association avec le Rocket.
Pas après deux saisons à développer les jeunes joueurs de l’organisation de manière exceptionnelle.
Pas après ses années d’expérience dans la LNH comme adjoint de Paul Maurice à Winnipeg.
Pas après son passage comme entraîneur-chef des Blue Jackets de Columbus.
Rien.
Lorsqu’on lui a demandé si le Canadien avait tenté de le garder dans l’entourage de Martin St-Louis, sa réponse a été cinglante.
Martin St-Louis ne lui a jamais tendu la main.
Vincent a essayé d'être poli.
“Montréal est dans une belle position. Je ne vois pas pourquoi il y aurait un changement dans l’équipe d’entraîneurs.”
Ouch.
Il n’y avait pas de place pour lui dans l'ego immense du petit Marty, alias Napoléon.
Pendant ce temps, Seattle lui a offert exactement ce que Montréal ne lui offrait pas.
Un rôle majeur et d’influence.
Il sera premier adjoint.
« Je vais être premier adjoint, si je peux le définir comme ça. Donc je vais pas mal toucher à tout, aider les entraîneurs responsables des unités spéciales, travailler avec les attaquants, développer un plan offensif. Ils sont bien structurés défensivement, mais ils ont un peu de difficulté à créer de l’offensive. Je vais passer beaucoup de temps à essayer de définir un petit peu leur offensive, puis trouver des façons de s’améliorer »
À Seattle, Vincent devient le bras droit de Lane Lambert.
À Montréal, Martin St-Louis avait trop peur de se faire "shifter."
Depuis son arrivée derrière le banc des Canadiens de Montréal, St-Louis s’est toujours entouré de gens avec qui il était confortable.
Des gens qui ne le menaçaient pas tellement ils sont des juniors.
Stéphane Robidas direct du Midget AAA.
Trevor Letowski qui mange dans la main de St-Louis.
Pendant ce temps, Pascal Vincent représentait quelque chose de différent.
Un entraîneur de carrière.
Un homme qui a passé sa vie derrière un banc.
Un technicien reconnu.
Un coach qui possède beaucoup plus d’expérience professionnelle que Martin St-Louis derrière un tableau tactique.
Surtout que les critiques entourant les ajustements tactiques de St-Louis se sont multipliées au cours des dernières années.
Encore récemmen en sériest, tout le monde a vu comment Rod Brind’Amour avait complètement contrôlé la série éliminatoire contre les Canadiens de Montréal.
Les Hurricanes de la Caroline avaient toujours une réponse, un ajustement, une solution.
Pendant que St-Louis était en panique.
C’est pourquoi le départ de Vincent laisse un drôle de sentiment.
On parle d’un entraîneur qui n’a jamais caché son amour pour l’organisation, mais qui était tanné d'attendre.
« Ça s’est fait relativement rapidement. Mais ce n’est pas une décision qui est facile pour moi de partir de chez nous à Laval, l’organisation du Canadien. C’est une grosse décision, mais c’est comme j’ai dit depuis le début, une opportunité devait se présenter à laquelle je ne pouvais pas dire non et c’en est une comme ça. »
« Je suis rendu à une autre étape, a-t-il également avoué. J’étais bien à Laval, j’étais devant mon monde, j’étais avec ma famille, j’étais devant nos partisans incroyables, avec l’organisation du Canadien. Il fallait que ce soit une offre dans un rôle que j’étais prêt à accepter avec une organisation qui a une vision qui est similaire à la mienne. »
« On s’est parlé un petit peu l’été passé avec Lane Lambert, qui est l’entraîneur-chef à Seattle. On a appris à se connaître un petit peu, mais le timing n’était pas idéal pour lui ni pour moi ».
« Finalement, ils ont demandé la permission aux Canadiens de me parler cette année. Ils sont revenus quelques jours plus tard avec une offre qu’on ne pouvait pas refuser. »
Le CH perd probablement l’un des entraîneurs les plus expérimentés qu’elle avait sous la main.
Sans même avoir tenté de l’intégrer au grand club.
Tout ça pour flatter l'orgueil du petit St-Louis.
Misère.
