John Chayka est-il en train de perdre complètement la tête?
La question circule de plus en plus dans les coulisses de la LNH depuis que les informations entourant Darren Raddysh ont commencé à sortir.
Selon Darren Dreger, les Maple Leafs de Toronto convoitent absolument le défenseur droitier et tentent présentement de créer l’espace salarial nécessaire afin de devenir un acteur majeur dans le dossier lorsqu’il atteindra le marché des joueurs autonomes.
Toronto est prêt à sortir l’artillerie lourde.
Et c’est précisément ce qui inquiète plusieurs journalistes à Toronto.
Raddysh vient certes de connaître la meilleure saison de sa carrière avec 70 points, dont 22 buts, en seulement 73 matchs. Des chiffres impressionnants pour un défenseur de 30 ans.
Le problème, c’est que rien dans son parcours ne permet d’affirmer avec certitude qu’il reproduira une telle production.
Avant cette explosion offensive, Raddysh n’avait jamais dépassé le plateau des 37 points dans la LNH, n’avait jamais marqué plus de six buts dans une saison etil était encore considéré comme un défenseur de soutien qui avait passé six longues années dans la Ligue américaine avant de finalement trouver sa place dans la LNH à 27 ans.
On parle donc d’un joueur de 30 ans qui risque de toucher plus de neuf millions de dollars par saison sur un contrat de six ans.
Pour un défenseur qui gagnait encore le salaire minimum il n’y a pas si longtemps.
Plusieurs directeurs généraux adorent les joueurs qui connaissent une saison de rêve.
Les meilleurs directeurs généraux évitent habituellement de payer pour une saison de rêve.
C’est toute la différence.
Pendant que Toronto prépare possiblement un contrat gigantesque pour Darren Raddysh, le Canadien de Montréal regarde dans une direction complètement différente.
Et cette direction porte un nom : Rasmus Andersson.
Mathias Brunet a récemment rappelé que le défenseur suédois représente exactement le genre de cible qui devrait attirer l’attention du Canadien.
Andersson n’offre pas les statistiques spectaculaires de Raddysh.
Il n’offre pas les manchettes.
Il n’offre pas les vidéos virales.
Mais il offre quelque chose que Montréal recherche depuis des années.
De la stabilité.
De la robustesse.
De l’expérience.
De la fiabilité.
À 29 ans, le défenseur droitier de 6 pieds 1 pouce et 202 livres a disputé d’énormes minutes en séries. Utilisé près de 24 minutes par rencontre, derrière seulement Shea Theodore parmi les défenseurs de son équipe.
Il joue contre les meilleurs trios.
Il bloque des tirs.
Il gagne ses batailles.
Il fait le travail que plusieurs défenseurs offensifs refusent de faire.
Et surtout, son prochain contrat pourrait se situer autour de huit millions de dollars par saison.
Huit millions pour Andersson.
Plus de neuf millions pour Raddysh.
Lorsqu’on compare les deux dossiers, plusieurs dirigeants de la LNH choisiraient Andersson sans hésiter.
Le Canadien cherche un défenseur capable d’aider immédiatement Noah Dobson et Alexandre Carrier du côté droit de la ligne bleue.
Le Canadien cherche du muscle pour jouer avec Hutson.
Kent Hughes cherche du caractère.
Le Canadien cherche un joueur capable de survivre aux séries éliminatoires.
Andersson coche toutes ces cases.
Raddysh, lui, demeure un pari... très coûteux...
Si Toronto accepte réellement de lui remettre un contrat dépassant les neuf millions de dollars par année, John Chayka va prendre un risque colossal dès ses premiers mois à la tête de l’organisation.
Pendant ce temps, Kent Hughes pourrait profiter d’un marché beaucoup plus raisonnable pour tenter d’ajouter un défenseur complet qui répond exactement aux besoins de son équipe.
Plus les semaines avancent, plus le scénario paraît évident.
Darren Raddysh risque fortement de trouver preneur à Torontodans un marché prêt à surpayer son incroyable saison offensive.
Rasmus Andersson, lui, continue d’apparaître comme une cible naturelle pour le Canadien de Montréal.
Et si Mathias Brunet a raison, Montréal ferait probablement un bien meilleur investissement en misant sur la stabilité d’Andersson plutôt que sur l’année exceptionnelle de Raddysh.
Parfois, les meilleures transactions sont celles qui ne font pas la une des journaux.
Elles sont simplement les plus intelligentes.
