Signature Montréal-Minnesota: le CH attend Marc-André Fleury

Signature Montréal-Minnesota: le CH attend Marc-André Fleury

Par David Garel le 2026-01-29

Le retour impossible de Marc-André Fleury… qui devient soudain un peu moins impossible...

Le Wild du Minnesota peut bien jurer qu’il n’y a « rien à voir ». Marc-André Fleury peut bien répéter qu’il est « probablement à la retraite ». Et The Athletic peut bien écrire noir sur blanc que le Québécois a déjà refusé plusieurs offres de retour au jeu.

Rien n’y fait : le feu continue de brûler. Et Montréal souffle dessus.

Parce que la vérité, c’est que personne ne croit que Marc-André Fleury enfile son équipement complet, prend les tirs des joueurs blessés du Wild, assiste aux rencontres dans la loge des dirigeants, participe aux réunions de dépistage… « juste pour le fun ».

On ne met pas un champion de trois Coupes Stanley, un gagnant de 575 matchs, dans la structure hockey d’une franchise, à moins qu’on prépare quelque chose.

Et le Canadien, lui, observe. Très attentivement.

Fleury joue au retraité… mais agit comme un joueur en attente.

Quand l’organisation publie des photos de Fleury, équipement complet, prêts à affronter des lancers, avec la légende ironique :

« Comment va la retraite? »

Elle sait exactement ce qu’elle fait.

Le message subliminal : il n’a pas vraiment quitté le hockey.

Et Fleury, lui, ne cache rien. Il dit tout à The Athletic :

« Je m’ennuie. Je m’ennuie du vestiaire, je m’ennuie du feeling de gagner. Je pensais que j’étais prêt… mais ce n’est pas facile. »

Il ne ferme pas la porte. Il ne l’entrouvre même pas : il laisse carrément un gros courant d’air s’y engouffrer.

Les équipes l’appellent.

Quelques-unes ont fait des offres fermes.

D’autres continuent de vérifier chaque semaine.

Il répond toujours la même chose :

« Probablement pas. »

Mais dans la même entrevue, il avoue aussi :

Qu’il se sent « un peu perdu ».

Qu’il n’a plus de but quotidien.

Qu’il a encore la flamme.

Qu’il va être le gardien du Wild pendant l’Olympique break quand Gustavsson et Wallstedt seront à Milan

Un gardien à la retraite… qui garde les buts pendant trois semaines ?

Come on.

À Montréal, l’option Fleury n’est pas morte. Elle n’a jamais été aussi vivante.

Depuis la chute de Samuel Montembeault et le chaos devant le filet, le nom revient dans les bureaux du CH.

Jamais officiellement, jamais publiquement. Mais il revient.

Pourquoi ?

Parce que Fleury, c’est :

Un Québécois.

Une légende.

Un mentor naturel.

Un gars adoré partout où il passe.

Un joueur qui peut stabiliser une chambre instantanément

Et un gardien qui, même à 41 ans, reste meilleur que la moitié des backups de la LNH

Le CH ne cherche pas un numéro un à long terme.

Le CH cherche un pont : un homme capable de donner un an à l’organisation pendant que Fowler et Dobeš solidifient leur progression.

Et dans les coulisses, une phrase circule :« Les seules destinations qui feraient bouger Fleury : Montréal… ou Minnesota. »

Pourquoi ?

Parce qu’il habite au Minnesota pendant la saison.

Parce qu’il a bâti sa vie là-bas.

Parce qu’il ne veut pas déraciner sa famille.

Parce qu’il ne veut pas être loin de ses enfants pendant 3 ou 4 mois.

Donc seules deux villes tiennent la route :

Montréal (chez lui).

Minnesota (chez lui aussi).

Partout ailleurs : impossible.

Et Montréal, on le sait, adore les dossiers impossibles.

Minnesota ouvre la porte… mais pour qui ?

Dans l’article de The Athletic, une phrase fait trembler toutes les équipes de la LNH :

« Bill Guerin est ouvert à échanger Jesper Wallstedt. »

Un jeune gardien, considéré comme un futur top 5 de la Ligue, soudain sur le marché ?

Cela veut dire deux choses :

Le Wild prépare un ÉNORME move offensif.

Le Wild a besoin d’un gardien pour stabiliser Gustavsson… si Wallstedt part.

Et Fleury ?

Il est dans la loge.

Il est dans les réunions de scouting.

Il s’entraîne encore avec l’équipe.

Il sera littéralement leur gardien de remplacement pendant les Jeux olympiques.

Il ne serait même pas obligé de déménager.

Il ne dérangerait pas sa famille.

Il redeviendrait le héros local.

Le fit est parfait.

Oui… mais Montréal existe.

Montréal attend la fissure. Et elle arrive toujours.

Dans chaque grand retour sportif, il y a un moment où la logique bascule dans l’émotion.

Ce moment approchera le 6 mars : la dernière journée pour qu’un joueur soit admissible pour les séries.

Si le CH perd pied devant le filet…

Si Montembeault continue de flancher…

Si Dobeš régresse…

Si Fowler n’est pas prêt…

Kent Hughes devra choisir entre :

Sacrifier sa saison,

ou

Appeler l’homme qui a sauvé Pittsburgh, Vegas et Minnesota.

Parce que Fleury a dit :

« Je m’ennuie de gagner. »

Il a dit :

« Je ne ferme pas complètement la porte. »

Il a dit :

« C’est difficile d’arrêter quand tu as encore envie. »

Et il sait ce que Montréal représente.

Il sait ce que le Québec lui ferait vivre.

Il sait ce que c’est que d’être aimé ici.

Le scénario Fleury est encore vivant. Et le Canadien le sait.

On peut bien répéter qu’il est « à la retraite ».

On peut bien dire « probablement pas ».

On peut bien invoquer sa famille, son rôle ambigu dans l’organisation du Wild, son embarras face au fanfare d’un retour.

Mais on connaît Marc-André Fleury.

Une chose peut tout changer : un projet qui l’allume.

Marc-André Fleury ne reviendra pas pour l’argent. Il reviendra pour une émotion.

Et Montréal…

Montréal est la seule ville au monde capable de transformer un retour impossible en légende écrite d’avance.