Pierre LeBrun vient de le confirmer : le Canadien de Montréal ne mise pas sur le marché des joueurs autonomes pour régler son problème au centre ou d'ailier top-6.
Et quand on regarde les noms disponibles, on comprend rapidement pourquoi.
Patrick Kane? Oubliez ça.
À 37 ans, Kane veut poursuivre sa carrière et les Red Wings souhaitent toujours le conserver. Montréal n’a jamais démontré le moindre intérêt pour ce type de vétéran offensif à ce stade de sa carrière. Le projet du Canadien repose sur Nick Suzuki, Ivan Demidov, Juraj Slafkovsky, Lane Hutson et un noyau jeune qui grandit ensemble.
Kane n’entre tout simplement pas dans cette vision.
Anthony Mantha?
Même histoire.
LeBrun rapporte que son clan vise un contrat de quatre ans et qu’il pourrait toucher entre 5 et 6 millions de dollars par saison.
Pour un attaquant de 31 ans qui a toujours traîné une réputation d’irrégularité, il est difficile d’imaginer Kent Hughes embarquer dans une telle aventure.
Montréal ne distribuera pas un contrat de 24 millions de dollars simplement parce qu’un joueur vient de connaître une grosse saison offensive.
Le vrai dossier intéressant se trouve peut-être un peu plus bas dans la liste.
Bobby McMann.
Son nom passe sous le radar depuis plusieurs semaines, mais son profil mérite au moins une discussion.
Le gaucher de 30 ans mesure 6 pieds 2 pouces et pèse 217 livres. Il apporte davantage de robustesse que plusieurs autres centres potentiellement disponibles.
Sa progression offensive n’est pas sortie de nulle part non plus.
Il a inscrit 14 buts et 34 points en 74 matchs avec Toronto il y a deux saisons.
L’année suivante, il a récolté 19 buts et 32 points en 60 rencontres.
Cette saison, entre Toronto et Seattle, il a poursuivi sur sa lancée avant de connaître une excellente séquence avec le Kraken, où il a marqué 10 buts et ajouté quatre passes en seulement 18 matchs.
On ne parle pas d’un joueur étoile.
On ne parle certainement pas du fameux deuxième centre capable de transformer l’attaque montréalaise.
Par contre, on parle d’un gros centre gaucher qui gagne ses batailles, qui joue un hockey nord-sud et qui pourrait offrir une certaine profondeur si le plan principal échoue.
C’est exactement la raison pour laquelle McMann ressemble davantage à un plan B ou même à un plan C.
Appelons-le la bouée de sauvetage.
Le véritable objectif demeure inchangé.
Kent Hughes continue de regarder du côté du marché des transactions.
Depuis des mois, les discussions tournent autour de noms comme Robert Thomas, Mason McTavish, Nico Hischier, Dylan Larkin, Dylan Strome ou d’autres centres capables de changer le visage d’un deuxième trio.
Le Canadien veut frapper un grand coup.
Il ne veut pas simplement colmater une brèche.
Jack Roslovic représente une autre option qui pourrait devenir disponible le 1er juillet. Il a marqué 21 buts en 69 matchs cette saison et il peut évoluer au centre.
Toutefois, lui aussi approche la trentaine et il a déjà porté l’uniforme de quatre équipes différentes au cours des trois dernières saisons.
Ce parcours raconte souvent une histoire.
Une équipe aime le joueur.
Puis une autre.
Puis une autre.
Mais aucune ne décide réellement de construire autour de lui. Surtout parce qu'il a la réputation d'être un joueur tellement soft.
Aucun des deux (Roslovic ou McCann) ne règle le problème principal du Canadien.
Voilà pourquoi Pierre LeBrun insiste sur le fait que le CH va dabord tenter sa chance sur le marché des transactions avant de revenir vers les agents libres.
Si Kent Hughes revient du repêchage sans avoir trouvé son centre de deuxième trio, Bobby McMann pourrait devenir une option intéressante selon LeBrun.
Disons qu'on ne va pas s'exciter le poil des jambes.
