Les Canadiens de Montréal sont directement dans la course pour signer T.J. Hughes, et tout indique que ça pourrait se jouer très vite.
Selon Marco D’Amico, le capitaine de l’Université du Michigan sera extrêmement en demande dès la fin de sa saison, avec plus d’une dizaine d’équipes prêtes à se battre pour ses services. Parmi celles qui sont identifiées : les Oilers d’Edmonton, les Maple Leafs de Toronto… et les Canadiens de Montréal.
Sources indicate NCAA UFA and @umichhockey captain T.J. Hughes will be in high demand once his season ends next week.
— Marco D'Amico (@mndamico) April 2, 2026
After turning down NHL offers last spring, he is primed to sign an ELC soon.
A couple of Canadian teams expected to be in the mix.https://t.co/UUO5zq5GZy
On ne parle pas d’un joueur secondaire.
T.J. Hughes est présentement considéré comme le joueur autonome universitaire le plus convoité de la NCAA.
Et quand tu regardes ses mains, tu comprends pourquoi.
TJ Hughes makes it 6-1 Michigan with this nasty goal.
— EVERYTHING COLLEGE HOCKEY (@TeamECH) November 15, 2025
Michigan is good 😳
pic.twitter.com/xDJRQvyunS
Hughes a 24 ans. Il est un centre droitier de 6 pieds, environ 185 livres. Cette saison, il a produit à un rythme élite avec 56 points en 39 matchs, dont 21 buts et 35 passes. Il est le capitaine de Michigan, une des meilleures équipes au pays, et il est utilisé dans toutes les situations.
Surtout, il se lève quand ça compte vraiment:
Who else but T.J. Hughes to kick things off pic.twitter.com/cPA7Uvv60j
— Game Notes (@GameNotesBud) March 27, 2026
Offensive. Défensive. Avantage numérique. Désavantage numérique.
C’est un joueur complet.
Et ça, son entraîneur-chef à Michigan, Brandon Naurato, l’explique très clairement.
« Il a tellement de couches dans son jeu. Il a pris le temps de devenir plus fort au gym et d’améliorer son coup de patin. »
« Tout ce qu’il fait est prêt pour le niveau professionnel. Sa préparation, son approche, sa façon d’attaquer chaque situation… tu peux l’utiliser dans n’importe quelle situation sans jamais t’inquiéter. »
Ce n’est pas un compliment banal.
C’est exactement ce que les équipes de la LNH veulent entendre.
Et ça ne s’arrête pas là.
Parce que Hughes n’est pas seulement productif. Il a des habitudes de pro.
« T.J. a des habitudes professionnelles. Ce n’est pas seulement ton meilleur pointeur, c’est aussi le premier gars au gym le matin. Il regarde énormément de vidéo pour s’améliorer. »
Et comme capitaine, son impact dépasse la glace.
« Son leadership, sa production et son implication font de lui une personne et un joueur spécial. »
Ce genre de profil-là, à 24 ans, disponible gratuitement, ça ne reste jamais longtemps sur le marché.
Et c’est exactement pour ça que la compétition est féroce.
Mais dans ce dossier-là, les Canadiens de Montréal ont des arguments.
Parce que Hughes a un lien réel avec l’organisation.
Il a grandi en étant partisan du CH.
« Mon grand-père était un fan des Canadiens, mon père aussi. J’ai grandi en les regardant. »
Et il ne parle pas juste de télévision.
« Aller voir des matchs au Centre Bell avec ma famille, c’était spécial. »
Ce lien émotionnel-là est important.
Surtout dans un contexte où plusieurs équipes vont lui faire des offres similaires.
Mais il y a encore plus concret pour Montréal.
Hughes joue avec Michael Hage.
Et les deux forment un duo dominant dans la NCAA.
L’entraîneur Brandon Naurato ne cache pas à quel point ce duo est précieux.
« C’est le genre de centre que tu peux envoyer dans n’importe quelle situation. Avoir lui et Michael ensemble, c’est un luxe dont tous les entraîneurs rêvent. »
Ce n’est pas anodin.
Parce que pour les Canadiens, ça veut dire que tu peux potentiellement ajouter un joueur déjà prêt pour la LNH… qui a déjà une chimie établie avec un espoir important de ton organisation.
C’est rare.
Très rare.
Et Hughes lui-même explique cette connexion.
« On voit la glace de la même façon. On a un bon QI hockey et de la créativité. »
Ce genre de lecture du jeu commune, ça ne s’enseigne pas facilement.
Ça se développe.
Et eux, ils l’ont déjà.
Mais ce qui rend le parcours de Hughes encore plus intéressant, c’est la décision qu’il a prise l’an dernier.
En 2024, plusieurs joueurs de Michigan ont quitté pour devenir professionnels : Gavin Brindley, Rutger McGroarty, Dylan Duke, Frank Nazar.
Hughes, lui, avait aussi des offres.
Il aurait pu partir.
Il a refusé.
Il a décidé de rester.
Son entraîneur explique pourquoi.
« Même en 2024, quand tous ses amis sont devenus pros, il avait de l’intérêt pour lui et il a décidé de revenir à Michigan et de parier sur lui-même. C’est le genre de compétiteur qu’il est. Il respecte le processus et ne saute pas d’étapes. »
Aujourd’hui, cette décision-là change tout.
Sa valeur a explosé.
Sa production a augmenté.
Son rôle est devenu central.
Et il arrive maintenant sur le marché comme un joueur beaucoup plus complet.
Hughes lui-même reste fidèle à cette mentalité.
« C’est évidemment un honneur (l’intérêt des équipes de la LNH). Mais pour moi, ça a toujours été de me développer chaque année et d’aider Michigan à gagner. »
« C’est une question de processus. J’essaie juste de contrôler ce que je peux contrôler et de m’améliorer chaque jour. »
Même avec toute l’attention autour de lui, il reste ancré.
« J’essaie juste d’être là où sont mes pieds. »
C’est simple.
Mais ça en dit long.
Parce que pendant que les équipes de la LNH se positionnent, lui est encore concentré sur la fin de saison.
Et cette fin-là approche rapidement.
Une fois que le parcours de Michigan sera terminé, les choses vont s’accélérer.
Très vite.
Contrairement à plusieurs agents libres universitaires, Hughes ne devrait pas passer par un contrat d’essai dans la Ligue américaine.
Tout indique qu’il va signer directement un contrat d’entrée dans la LNH.
Un an.
Et possiblement jouer immédiatement.
C’est là que ça devient stratégique pour les Canadiens.
Parce que signer Hughes, ce n’est pas seulement ajouter un espoir.
C’est potentiellement ajouter un joueur capable d’aider dès maintenant.
Mais ça vient avec une réalité.
Il y a beaucoup de compétition.
Plus d’une dizaine d’équipes.
Des formations canadiennes impliquées.
Des équipes qui peuvent offrir du temps de jeu immédiat.
Des équipes en séries qui cherchent un coup de pouce.
Le choix ne sera pas simple.
Mais Montréal a des arguments uniques.
Un lien émotionnel.
Une histoire.
Un fit naturel avec un joueur déjà dans l’organisation.
Et un besoin réel de profondeur au centre.
Maintenant, la balle est dans le camp de T.J. Hughes.
Et tout va se jouer dans les prochains jours.
Parce que dans ce genre de dossier-là, ça ne traîne jamais.
Et si les Canadiens veulent vraiment le signer…
Ils n’ont pas droit à l’erreur.
