Sidney Crosby ferme la porte : Montréal peut oublier ce scénario

Sidney Crosby ferme la porte : Montréal peut oublier ce scénario

Par William Petit Lemay le 2026-03-24

Le rêve était beau. Trop beau, peut-être.

Depuis des mois, à Montréal, un nom revient constamment dans les discussions, dans les fantasmes, dans les scénarios de rêve : Sidney Crosby.

Le joueur générationnel. Le capitaine parfait. Le leader ultime. Celui qui pourrait, à lui seul, transformer une équipe en prétendante.

Mais la réalité vient de frapper.

Et elle est beaucoup plus froide.

Selon les informations de Josh Yohe, journaliste respecté de The Athletic, tout indique que Sidney Crosby n’est tout simplement pas près de quitter Pittsburgh. Mieux encore : à l’interne, on s’attend à ce qu’il reste avec les Penguins encore longtemps.

Une phrase résume tout :

« Je n’ai parlé à personne proche de Crosby qui pense que la prochaine saison sera sa dernière. »

C’est énorme.

Parce que ça vient directement casser l’idée que la fin approche. Que Crosby pourrait être tenté de tourner la page. Que le moment serait enfin venu de le voir ailleurs… peut-être à Montréal.

Mais non.

À 38 ans, Crosby continue de jouer à un niveau exceptionnel. 63 points en 59 matchs. 28 buts. Une production élite. Une constance qui force le respect.

Ce n’est pas un joueur en déclin.

C’est un joueur encore dominant.

Et surtout, c’est encore le moteur de son équipe.

Parce que malgré toutes les critiques, malgré les doutes, malgré une saison remplie de hauts et de bas… les Penguins de Pittsburgh sont encore dans le portrait.

70 matchs joués. 86 points.

Ils s’accrochent.

Ils se battent.

Ils sont en position de faire les séries éliminatoires.

Et ça, ça change tout.

Parce qu’une équipe qui se bat pour une place en séries ne se départit pas de son capitaine. Encore moins quand ce capitaine est Sidney Crosby.

Encore moins quand il produit comme il le fait.

Encore moins quand il est encore le cœur et l’âme de l’organisation.

Du côté de Pittsburgh, le message est clair.

Kyle Dubas ne veut pas démanteler.

Au contraire.

On veut continuer à bâtir autour du noyau.

Erik Karlsson ne sera pas échangé.

Evgeni Malkin pourrait même revenir pour une autre saison, lui qui produit encore à un rythme impressionnant malgré ses 40 ans qui approchent.

Tout pointe dans la même direction : une dernière poussée.

Une dernière fenêtre.

Un dernier pari.

Et dans ce contexte-là, imaginer Crosby quitter relève presque de la fiction.

Oui, Montréal rêve.

Et c’est normal.

Le lien est facile à faire. Crosby a grandi en admirant le Canadien. Il connaît la pression. Il connaît le marché. Il comprend ce que représente le Centre Bell.

Et quand Martin St-Louis parle de lui avec autant de respect, quand l’organisation envoie des clins d’œil subtils… ça alimente l’imaginaire.

Mais entre rêver… et la réalité, il y a un monde.

Et ce monde-là s’appelle Pittsburgh.

Crosby est encore en mission.

Il veut gagner.

Et tant que les Penguins lui donnent une chance, aussi mince soit-elle… il va rester.

Parce que c’est ça, Sidney Crosby.

Loyal. Compétitif. Obsessionnel.

Le genre de joueur qui ne quitte pas un projet à moitié terminé.

Le genre de capitaine qui reste jusqu’au bout.

Alors oui, à Montréal, on peut continuer d’y penser.

On peut imaginer le scénario.

On peut rêver à ce numéro 87 au Centre Bell.

Mais aujourd’hui, il faut être honnête.

Ce scénario-là… n’existe pas.

Pas maintenant.

Et peut-être jamais.

Parce que tant que Sidney Crosby jouera à ce niveau-là…

il fermera lui-même la porte.