Le dossier Shane Wright continue d’alimenter les discussions partout dans la LNH.
Depuis que son nom circule sérieusement sur le marché des transactions, plusieurs équipes évaluent la possibilité de tenter leur chance. Le Canadien de Montréal fait évidemment partie des formations qui reviennent souvent dans les spéculations.
La raison est simple.
Kent Hughes cherche toujours un véritable joueur capable d’occuper le rôle de deuxième centre derrière Nick Suzuki.
Ivan Demidov a besoin d’un partenaire de trio à long terme.
L’organisation le sait.
Les partisans le savent.
Toute la Ligue nationale le sait également.
Shane Wright coche plusieurs cases.
Il n’a que 22 ans.
Il est droitier.
Il possède un excellent coup de patin, une bonne vision du jeu et un potentiel qui faisait de lui l’un des plus grands espoirs de sa génération avant son repêchage.
Même si son développement n’a pas suivi la trajectoire espérée, plusieurs dirigeants continuent de croire qu’il peut encore franchir un autre niveau.
C’est justement ce qui rend ce dossier aussi complexe pour Kent Hughes.
Le directeur général du Canadien adore miser sur de jeunes joueurs capables de grandir avec son noyau.
Sur papier, Wright correspond parfaitement à cette philosophie.
Le problème, c’est le prix demandé.
Selon les plus récentes informations rapportées par Rick Dhaliwal, le Kraken de Seattle exige un retour majeur.
Dans les discussions avec Vancouver, le nom de Zeev Buium aurait été demandé, tout comme celui de Tom Willander.
Deux jeunes défenseurs dont la valeur est déjà immense.
Cette demande envoie un message clair à toute la LNH.
Seattle ne compte pas liquider Shane Wright.
Si le Canadien appelle Jason Botterill, il devra lui aussi déposer une offre importante.
La réflexion devient alors beaucoup plus difficile.
Kent Hughes devrait-il accepter de sacrifier un espoir de premier plan?
David Reinbacher pourrait rapidement revenir dans les conversations.
Oliver Kapanen pourrait aussi attirer l’attention du Kraken.
Kirby Dach demeure un autre joueur capable d’intéresser Seattle s’il souhaite obtenir un élément déjà établi dans la LNH.
Même un choix de première ronde pourrait devoir être ajouté afin de compléter un éventuel montage.
Voilà où le débat prend toute son importance.
Le Canadien possède enfin l’un des meilleurs bassins d’espoirs de toute la Ligue nationale.
Depuis son arrivée, Kent Hughes a construit cette profondeur avec patience, sans brûler les étapes et sans échanger ses meilleurs jeunes joueurs au premier obstacle.
Cette approche explique en bonne partie les progrès réalisés par l’organisation.
Lane Hutson est devenu une pièce importante.
Ivan Demidov représente déjà l’avenir offensif de l’équipe.
Michael Hage poursuit tranquillement son développement.
Le directeur général refuse de compromettre ce travail uniquement pour régler un besoin immédiat.
D’un autre côté, attendre comporte aussi des risques.
Les véritables centres de deuxième trio disponibles sur le marché ne sont pas nombreux.
Lorsqu’un joueur de 22 ans devient accessible, toutes les équipes à la recherche d’un centre analysent rapidement la possibilité.
Le Canadien ne peut donc pas ignorer complètement cette occasion.
Une autre réalité mérite aussi d’être soulignée.
Shane Wright traîne encore l’image de son repêchage en 2022.
Son regard lancé vers la table du Canadien après la sélection de Juraj Slafkovsky est encore gravé dans la mémoire de nombreux amateurs montréalais.
Quatre ans plus tard, cette séquence continue d’alimenter les conversations.
Mais une transaction ne peut pas être évaluée sur une seule image.
Kent Hughes devra plutôt déterminer si Wright possède réellement les qualités nécessaires pour devenir le centre recherché afin d’accompagner Ivan Demidov pendant plusieurs saisons.
C’est exactement le choix qui attend maintenant le directeur général du Canadien.
Payer le prix exigé par Seattle en croyant encore au potentiel de Shane Wright…
Ou poursuivre ses recherches dans l’espoir qu’une meilleure occasion finisse par se présenter.
Pour l’instant, aucune décision n’a été prise.
Une chose demeure toutefois évidente.
Le besoin d’un deuxième centre n’a jamais été aussi important à Montréal, et chaque dossier qui apparaît sur le marché place Kent Hughes devant un nouveau casse-tête.
À suivre...
