Une signature majeure à Buffalo vient tranquillement bousculer l’ordre établi dans la LNH, et le Canadien de Montréal ferait erreur d’ignorer le signal.
Les Sabres ont confirmé une prolongation de sept ans à 48,65 M$ pour Josh Doan, un contrat qui fixe une nouvelle référence pour un attaquant de 23 ans capable de jouer au centre comme à l’aile, utilisé sur un premier trio et sur la première unité de l’avantage numérique.
Ce n’est pas seulement une bonne nouvelle pour Buffalo, c’est un message clair envoyé à toute la ligue… et directement à Canadiens de Montréal.
À Montréal, ce genre de contrat force déjà la réflexion du côté de Kent Hughes.
Pas aujourd’hui, pas demain matin, mais très bientôt.
Oliver Kapanen, 22 ans, encore sous contrat d’entrée à 925 000 $, livre une saison recrue qui dépasse les attentes.
Premier buteur chez les recrues du CH, cinquième pointeur parmi les recrues de la ligue, utilisé au centre et à l’aile droite, présent sur la deuxième vague de l’avantage numérique, responsable dans les deux sens de la patinoire.
Le profil commence à ressembler dangereusement à celui d’un joueur qu’on paie cher… très cher.
Le contrat accordé à Doan à Sabres de Buffalo devient donc un comparatif naturel.
Même âge ou presque, même polyvalence, même montée en responsabilités.
La différence? Doan est déjà payé comme un pilier, Kapanen ne coûte encore presque rien.
Mais cette réalité est temporaire.
Son statut de joueur autonome avec restriction arrive en 2027-2028, et si la progression se maintient, le chiffre de sept millions par saison ne semblera plus exagéré… il semblera logique.
Le Canadien a déjà tracé une ligne salariale claire dans son noyau.
Nick Suzuki à 7,875 M$, Cole Caufield à 7,85 M$, Juraj Slafkovský à 7,6 M$, Lane Hutson à 8,85 M$, Noah Dobson comme joueur le mieux payé de l’organisation à 9,5 M$.
Pas de contrat démesuré à dix ou onze millions. Une structure serrée, cohérente, assumée. Dans ce contexte, une question devient inévitable : Oliver Kapanen appartient-il à ce cercle-là?
Engager un joueur à près de sept millions par saison, ce n’est pas qu’une récompense pour une bonne année recrue.
C’est une déclaration d’intention.
C’est dire : « on te voit comme un morceau central du projet. »
Est-ce que le CH est prêt à dire ça de Kapanen?
Est-ce que la direction croit qu’il peut occuper un rôle de deuxième centre à long terme, contre les meilleurs trios adverses, année après année?
Pour l’instant, rien n’indique le contraire… mais rien ne le garantit non plus.
Le contexte rend la décision encore plus délicate.
Michael Hage s’en vient. Ivan Demidov est déjà là.
La banque de jeunes centres déborde de potentiel.
Donner trop vite un contrat majeur à Kapanen pourrait bloquer des options, forcer des choix douloureux plus tôt que prévu.
À l’inverse, attendre trop longtemps pourrait coûter très cher si le marché continue de s’emballer comme on le voit présentement.
C’est là que le contrat de Doan devient fascinant.
Il ne dit pas que Kapanen signera demain à sept millions.
Il dit que la ligue valorise désormais ce type de joueur à ce prix-là. Polyvalent, jeune, productif, responsable. Le marché n’attend plus. Il avance.
Le Canadien se retrouve donc devant un luxe rare : du temps, mais pas trop.
Deux saisons pour confirmer, évaluer, comparer, mesurer.
Deux saisons pour voir si Oliver Kapanen est simplement une excellente surprise… ou le prochain investissement majeur du noyau montréalais.
Dans tous les cas, une chose est certaine : à Montréal comme ailleurs, la valeur des jeunes vient officiellement d’exploser.
À suivre ...
