Une odeur de plastique carbonisé et un sentiment de honte collective flottent ce matin sur la métropole québécoise après une nuit d'anarchie totale.
La stupéfiante déroute de 8 à 3 subie par le Canadien de Montréal face aux Sabres de Buffalo a dépassé le cadre de l'amphithéâtre pour embraser littéralement le pavé...
Quelques minutes à peine après le coup de sifflet final d’un affrontement pathétique, l'étincelle de la rage sauvage a pris le dessus au coin des rues De Maisonneuve et Saint-Urbain.
Une autopatrouille du SPVM a été délibérément ciblée et transformée en un gigantesque brasier... Une scène de désolation urbaine sous les yeux ronds de passants totalement sidérés.
C’est le triste bilan d’un samedi soir d'enfer où une minorité d'idiots a choisi de se défouler sur la société, laissant une cicatrice hideuse au cœur de la cité.
La soirée avait pourtant débuté sous les auspices d'une excitation magique, alors que des milliers d'amateurs croyaient fermement que Martin St-Louis et ses troupes allaient porter le coup de grâce à leurs rivaux devant une foule conquise d'avance.
Les terrasses débordaient, les sourires étaient fiers et l'optimisme montait en flèche... Le premier vingt a d'ailleurs donné raison aux plus crinqués lorsque la robustesse de Xhekaj, le génie de Demidov et l'effort d'Evans ont propulsé le Tricolore en avant dans un Centre Bell en délire.
Personne ne pouvait anticiper le cataclysme psychologique qui s'apprêtait à terrasser cette équipe dans les minutes suivantes, transformant la fête espérée en un naufrage monumental de six buts sans réplique.
Mais au-delà de la dégelée historique sur la glace, c'est la réaction toxique dans les rues qui dépasse l'entendement et qui ravive de vieux démons bien de chez nous.

C'est quoi cette maudite mentalité de sauvages de vouloir tout brûler et tout détruire dans sa propre ville dès que les émotions débordent...
On a fait le coup en 1993 lors de la dernière coupe, on a répété ces tristes scènes à plusieurs reprises après avoir éliminé les Bruins de Boston, et voilà qu'on recommence aujourd'hui pour une simple défaite en séries.
Ce manque flagrant de jugement de la part de certains partisans est tout simplement ridicule...
C'est une gang d'imbéciles sans cervelle qui attendent le moindre prétexte, la moindre zone de chaos, pour créer encore plus de grabuge et déverser leur haine gratuite sur le mobilier urbain.
Ce que ces criminels du samedi soir ne comprennent pas, c'est qu'en agissant de la sorte, ils font directement du mal à leur propre équipe.
Le Canadien actuel est un groupe jeune, en pleine reconstruction, une formation encore terriblement fragile psychologiquement qui tente de bâtir une culture gagnante sous la tempête médiatique.
Ajouter la honte d'une émeute urbaine par-dessus une humiliation de 8 à 3, c'est garrocher de l'huile sur un feu déjà vif...
Les gars n'ont pas besoin de ce cirque extra-sportif alors qu'ils doivent se concentrer sur le match le plus important de leur vie.
Ce comportement destructeur vient fragiliser encore plus une chambre déjà ébranlée par le doute, forçant le capitaine Nick Suzuki à gérer des distractions inutiles plutôt que de préparer ses troupes pour l'affrontement ultime.
Les caméras de surveillance du centre-ville ont heureusement capté toute la séquence de l'incendie... montrant les suspects rôder autour du véhicule du SPVM avant de fuir à la course.
Les enquêteurs s'affairent déjà à analyser les bandes vidéo pour épingler ces fauteurs de troubles qui gâchent la réputation de millions de Québécois pour une bête histoire de hockey.
Cette poignée de délinquants ne représente qu'une infime fraction des passionnés... mais leur bêtise résonne tellement fort qu'elle éclipse tout le reste.
Qu’ils soient de vrais fans intoxiqués par la défaite ou de simples opportunistes venus foutre la merde, le résultat reste identique...
Montréal se réveille ce matin avec la gueule de bois et l'image d'une ville incapable de contrôler ses pulsions les plus sombres.
Martin St-Louis fait maintenant face au plus grand dilemme de sa carrière d'entraîneur alors qu'il doit décider de la façon qu'il va gérer ses effectifs pour sauver les meubles à Buffalo lors du match numéro sept.
L'indiscipline de Xhekaj, Evans et Carrier en fin de rencontre démontrait déjà que la structure avait craqué sous la pression... et ce chaos extérieur n'aidera en rien à ramener le calme dans l'entourage du club.
On voulait vivre de grandes émotions sportives... on se retrouve plutôt à contempler les cendres d'une dérive sociale qui fait mal au cœur.
Misère…
