Scène malaisante à Brossard: Arber Xhekaj et Zachary Bolduc rejetés par Martin St-Louis

Scène malaisante à Brossard: Arber Xhekaj et Zachary Bolduc rejetés par Martin St-Louis

Par David Garel le 2026-03-17

Il y a des images qui en disent long.

Et celle-là n’a pas passé inaperçue.

À l’entraînement vendredi, Arber Xhekaj et Zachary Bolduc qui se livrent à une séquence intense dans le coin de la patinoire.

Pas du jeu pour rire. Pas du petit “fun” de pratique. Non. Deux joueurs qui poussent, qui frappent, qui travaillent leur robustesse. Deux gars qui essaient clairement d’envoyer un message.

On veut être plus durs.

On veut jouer plus physique.

On a compris.

Le timing est frappant. Ça arrive exactement avant que l’équipe se fait reprocher d’être trop soft. Exactement au moment où Martin St-Louis lui-même admet publiquement que son groupe manque de robustesse.

Et pourtant…

Quelques jours plus tard, le message envoyé par le coach est complètement à l’opposé.

Xhekaj? Dans les estrades.

Bolduc? Rayé de l’alignement le week-end. Il revient tout simplement à cause de la blessure de Kirby Dach.

Comme si cette séquence-là n’avait rien valu. Comme si cet effort-là pour répondre aux critiques n’avait aucune importance.

Et c’est ça qui choque le Québec au grand complet:

Parce qu’au lieu d’encourager ce genre d’attitude, au lieu de dire “voilà, c’est ça qu’on veut”, Martin St-Louis envoie le signal inverse. Il punit, indirectement, les deux joueurs qui ont justement essayé d’amener ce qu’il demande.

Ce qui dérange encore plus, c’est l’interprétation que plusieurs font à l’interne et autour de l’équipe : et si Martin St-Louis n’avait tout simplement pas aimé se faire exposer?

Parce que cette séquence entre Xhekaj et Bolduc, ce n’était pas anodin. C’était deux joueurs qui répondaient directement au message du coach, qui montraient, devant tout le monde, ce qui manque à l’équipe.

Et dans un contexte où St-Louis a un ego toxique t gros comme la terre, où il tient à son autorité et à sa vision, certains se demandent s’il n’a pas perçu ça comme une forme de défi… voire comme une façon de le contredire publiquement.

Est-ce qu’il a vu ça comme deux gars qui “niaisent” son système? Comme une tentative de montrer que son approche ne fonctionne pas?

Impossible de le confirmer, mais le timing est troublant. Parce qu’au final, les deux joueurs impliqués se retrouvent punis dans les décisions qui suivent.

Et dans un vestiaire, ce genre de message peut être dangereux : quand tu essaies de faire exactement ce que ton coach demande… et que tu te fais tasser pareil, ça soulève inévitablement des questions.

C’est un message extrêmement clair.

La robustesse ne fait pas partie de son ADN.

Peu importe ce qu’il dit devant les médias.

Peu importe les critiques.

Peu importe le contexte.

Et dans une équipe qui se fait marcher dessus physiquement match après match… c’est difficile à comprendre.

Parce que là, ce n’est plus une question de système.

C’est une question d’identité.

Et en ce moment, cette identité-là est en train de devenir un véritable problème.