Scène frustrante à Ottawa : Martin St-Louis regrette l’absence d’Arber Xhekaj
Un détail a sauté aux yeux dès les premières minutes au Canadian Tire Centre… et ce détail n’avait rien à voir avec la rondelle.
Quelque chose manquait sur la glace.
Quelqu’un surtout.
Dans un match où l’intensité a monté presque instantanément, l’absence de Arber Xhekaj s’est rapidement transformée en sujet de conversation. Et plus la première période avançait, plus la question devenait évidente.
Pourquoi le shérif du Canadien regardait-il ce match d’en haut?
Car pendant que Xhekaj observait la rencontre depuis la galerie de presse, les Sénateurs d’Ottawa faisaient exactement ce qu’une équipe en mission doit faire à ce moment de la saison.
Jouer du hockey désespéré.
Avec 73 points au classement, Ottawa n’a plus le luxe d’attendre que les choses arrivent. Les Sénateurs sont plongés dans une vraie bataille pour une place en séries éliminatoires, actuellement à cinq points derrière les Bruins de Boston.
Chaque match devient une question de survie.
Chaque présence devient une déclaration.
Et contre le Canadien, le plan de match semblait très clair dès la mise au jeu initiale.
Déranger.
Frapper.
Sortir l’adversaire de son focus.
Et un joueur en particulier semblait parfaitement à l’aise dans ce rôle.
Nick Cousins.
Dès le début de la rencontre, Cousins s’est appliqué à faire ce qu’il fait le mieux. Mises en échec appuyées, élans pour aller frapper tout ce qui bouge, petits gestes après le sifflet pour irriter les joueurs adverses.
Nick Cousins with a HUGE hit on Alexandre Carrier 👊 pic.twitter.com/lzagti7ueY
— Sportsnet (@Sportsnet) March 12, 2026
Le genre de joueur qui transforme un match de hockey en bataille mentale.
À un moment donné, Jayden Struble a décidé d’aller le voir directement. Le jeune défenseur du Canadien l’a même invité à danser.
Un geste courageux.
Mais Cousins n’avait aucune intention de se battre. Comme souvent dans ce genre de situation, les juges de ligne sont intervenus rapidement et l’agitateur d’Ottawa a simplement poursuivi son travail.
Et tranquillement… le Canadien est tombé dans le piège.
Les Sénateurs imposaient le rythme physique.
Nick Cousins lights up Alexandre Carrier then gives Josh Anderson a weooo#gohabsgo#gosensgo pic.twitter.com/gRdyva08kD
— RGF (@rgfray1) March 12, 2026
Les joueurs du Tricolore tentaient de répondre.
Le plan de match commençait à dérailler.
La scène la plus révélatrice est venue lorsque Josh Anderson a écopé d’une pénalité qui sentait la frustration à plein nez. Une réaction émotive qui démontrait clairement que les Sénateurs avaient réussi leur pari.
Sortir le Canadien de sa structure.
Ottawa n’a pas mis longtemps à capitaliser.
Sur l’avantage numérique, Drake Batherson a inscrit un but étrange… presque accidentel. La rondelle est entrée et ressortie du filet tellement rapidement que même Batherson semblait hésiter sur le moment.
Mais la reprise vidéo a confirmé la séquence.
But.
Et derrière le filet du Canadien, Jacob Fowler voyait la rondelle traverser la ligne.
Quelques minutes plus tard, le tableau indiquait déjà 2 à 1 pour les Sénateurs en première période.
Un scénario qui illustre parfaitement ce que Ottawa tentait de faire depuis le début.
Créer du chaos.
Parce que les Sénateurs savent très bien que leur saison est en jeu. Une équipe dans cette position ne cherche pas nécessairement le hockey parfait.
Elle cherche à survivre.
Et survivre passe souvent par un hockey dérangeant, physique et frustrant pour l’adversaire.
C’est exactement ce qui se produisait sur la glace.
Pendant ce temps, dans les hauteurs de l’aréna, Arber Xhekaj assistait au spectacle.
Un spectacle qui aurait probablement été très différent avec lui dans l’alignement.
Le défenseur du Canadien possède une réputation qui dépasse largement les statistiques. Sa présence seule suffit souvent à calmer les provocateurs.
Les petites pestes de la Ligue nationale réfléchissent deux fois avant de pousser la provocation trop loin quand le shérif est en uniforme.
Mais ce soir-là, il regardait le match.
Une décision de Martin St-Louis qui soulève forcément des questions dans un contexte comme celui-ci.
Car Ottawa possède justement plusieurs joueurs capables de transformer un match en guerre psychologique.
Sans Xhekaj sur la glace, les Sénateurs semblaient avoir le champ libre pour tester les limites.
Et le Canadien… lui, semblait progressivement perdre son focus.
La question devient donc inévitable.
Dans un match contre une équipe qui joue pour sa vie… pourquoi se priver de son shérif?
Parce qu’à Ottawa, une chose devenait de plus en plus claire.
Les Sénateurs n’étaient pas venus jouer un match facile.
Ils étaient venus jouer pour leur saison.
Et le Canadien… lui, semblait tomber exactement dans le piège qu’ils avaient préparé.
Ouf…
