Scène de frustration: David Reinbacher ridiculisé par Porter Martone

Scène de frustration: David Reinbacher ridiculisé par Porter Martone

Par David Garel le 2026-04-14

David Reinbacher n’a pas vécu une soirée facile. Disons que la soirée n'a pas été tranquille.

Ouch. On parle d'une soirée lourde, tendue, où ça se voyait dans chaque présence, dans chaque geste, dans chaque réaction.

Le défenseur du Canadiens de Montréal avait l’air frustré du début à la fin, comme si le poids de tout ce qui l’entoure venait de le rattraper d’un coup.

Et ça a fini par déborder.

À un moment précis après le sifflet, Reinbacher s’en est pris à Porter Martone. Un coup de poing vicieux en plein visage.

Un flop repêché au 5e rang qui donne un coup de poing à un prodige qui est un 6e choix au total:

Martone est tout simplement en feu. (9 points en 9 matchs depuis qu'il est arrivé dans la LNH).

La nouvelle vedette des Flyers n’a pas hésité à le dire après la rencontre : il y a eu un coup, puis Reinbacher s’est rapidement tourné vers l’arbitre, comme pour s’assurer d’être protégé. Une scène étrange, presque malaisante, qui donnait l’impression d’un joueur qui tente d’imposer quelque chose qui ne lui vient pas naturellement.

Parce que c’est ça, le malaise.

Reinbacher n’est pas ce type de joueur. Il n’est pas un agitateur. Il n’est pas un gars qui joue sur la ligne. Et quand il essaie de l’être, ça paraît. Ça sonne faux. Ça ressemble plus à de la frustration qu’à du contrôle.

Et cette frustration-là, elle ne sort pas de nulle part.

Ce match-là arrivait dans un contexte extrêmement chargé. Pendant que Reinbacher tentait simplement de jouer au hockey, Matvei Michkov, lui, venait littéralement hanter la soirée du Canadien avec un but et deux passes dans une victoire des Flyers de Philadelphie.

Imaginez à quel point c'est violent pour Reinbacher.

D’un côté, le joueur que Montréal a laissé passer.

De l’autre, celui qu’on a choisi.

Et même si personne dans le vestiaire ne le dira ouvertement, tout le monde y pense.

Parce que cette comparaison-là ne disparaîtra jamais.

C’est exactement pour ça que l’organisation a été aussi prudente avec Reinbacher depuis le repêchage. Comme l’ont expliqué les journalistes Arpon Basu et Marc-Antoine Godin, la gestion de son développement n’est pas seulement hockey.

« L’organisation ne voulait pas le placer dans une situation où toute la négativité post-repêchage pouvait le rattraper », a expliqué Basu.

« Je pense que lui est passé à autre chose… mais pas nécessairement tout le monde dans l’organisation », a-t-il ajouté.

Godin a été encore plus direct :

« Toute cette négativité-là, ça devrait être derrière. Mais il y a encore des gens qui restent accrochés à ça… et ça influence les décisions. »

Le fantôme du repêchage 2023 est encore bien vivant.

Et ce qui s’est passé sur la glace contre Philadelphie, c’est probablement le pire scénario possible pour le Canadien.

Reinbacher sous pression.

Michkov dominant.

La comparaison relancée de plein fouet.

Dans un match où Montréal avait besoin d’un dernier élan avant les séries, ce sont les jeunes des Flyers qui ont pris le contrôle. Martone, Bonk, Bump… et bien sûr Michkov. Pendant ce temps, Reinbacher cherchait son rythme, cherchait ses repères, et visiblement, cherchait aussi à évacuer une frustration qui ne cessait de monter.

Ce genre de soirée laisse des traces.

Reinbacher ne joue pas seulement contre un adversaire. Il joue contre une perception. Contre une décision. Contre une comparaison qui va le suivre toute sa carrière.

Et des moments comme celui avec Martone, ça en dit long.

Ça montre un joueur qui ressent la pression.

Un joueur qui tente de répondre.

Mais qui, pour l’instant, cherche encore comment le faire de la bonne façon.

Le talent est là. Le potentiel aussi.

Mais ce genre de soirée rappelle une chose très simple :

Le développement d’un joueur ne se fait pas dans le vide.

Et dans le cas de David Reinbacher, il se fait sous une loupe immense… avec, en arrière-plan, un nom qui ne disparaîtra jamais.

Matvei Michkov.