La scène avait quelque chose de profondément humain, presque maladroit... pratiquement malaisant.
Et c’est précisément pour ça qu’elle a fait rire tout le monde. Après avoir encore été nommé première étoile pour un 2e soir de suite, et reçu une autre ovation monstre....
Avec le son
— Canadiens Montréal (@CanadiensMTL) January 9, 2026
Sound on 🔊#GoHabsGo pic.twitter.com/eswNMS1Kmf
Alexandre Texier devait remettre la fourrure à son joueur du match, comme le veut la tradition.
Alexandre Texier se retrouve avec la fameuse fourrure entre les mains. Et là, le malaise commence. Parce que Texier, fidèle à lui-même, n’est pas à l’aise avec l’idée de garder toute la lumière.
Le vestiaire lui crie « Keep it! Keep it! », mais lui hésite, regarde autour, puis décide de la donner à Samuel Montembeault. Geste généreux... trop généreux.
Immédiatement, le vestiaire explose : « Give it back! Give it back! » Montembeault, visiblement gêné lui aussi, sourit, résiste à peine, puis la redonne à Texier. Texier la redonne à Montembeault.
Aller-retour absurde, presque comique, comme deux gars qui refusent d’être au centre de l’attention.
Finalement, on tranche à la bonne franquette : c’est pour les deux. Mais soyons honnêtes, tout le monde n’avait d’yeux que pour Texier.
Les gars se lèvent, l’enlacent, scandent son nom. Montembeault, lui, rit jaune, bon joueur, un peu laissé dans l’ombre… et c’est là que la scène devient parfaite:
Encore ce soir, on se retient de ne pas crier FAMILLE à tout bout de champ
— Canadiens Montréal (@CanadiensMTL) January 9, 2026
For a second consecutive night, we've failed to resist the urge to yell FAMILY#GoHabsGo pic.twitter.com/8pfAC9ANIM
Parce que ce moment-là résume exactement ce que le Canadien est en train de bâtir. Pas un vestiaire d’ego. Un vestiaire de gars qui veulent partager, qui sont mal à l’aise avec les honneurs individuels, qui préfèrent se passer la lumière plutôt que de la voler.
C’est cocasse, oui. C’est drôle. Mais c’est surtout révélateur. Texier n’est pas devenu une vedette isolée : il est devenu un membre central d’une famille.
Et même quand la fourrure circule trop vite, le message reste clair : ici, personne ne gagne seul.
