C’est exactement le genre de séquence qui te glace le sang et qui résume, brutalement, tout le malaise entourant Kaiden Guhle.
Un gros contact. Un vrai. Un geste sournois. Un choc pleine vitesse signé Josh Manson. Et en une fraction de seconde, tout bascule.
MANSON NAILS GUHLE UO HIGH, BOLDUC TAKES EXCEPTION AND MANSON STARTS THROWING PUNCHES WITH HIS GLOVES ON 😳🫨 pic.twitter.com/dyQChwLmOM
— Gino Hard (@GinoHard_) January 30, 2026
Guhle s’écroule. Il se relève à moitié. Il lâche son bâton. Il tient le bras. Le visage crispé. La rage qui monte. La frustration pure. Il fracasse son casque sur la bande en se dirigeant vers le vestiaire, se tenant le bras comme s'il était blessé gravement.
Josh Manson with the cheapshot of the year on Kaiden Guhle pic.twitter.com/Po6w5Fi5yo
— Jason Gold (@JayGold85) January 30, 2026
C’est ça, le problème. Toujours ça.
Kaiden Guhle, quand il est sur la glace, il est excellent. Mobile, intense, engagé physiquement, capable de jouer contre les meilleurs. Mais Kaiden Guhle, quand le tempo monte, quand les contacts deviennent lourds, quand la ligue se rappelle qu’elle est une ligue d’hommes, son corps ne suit pas. Encore. Toujours. La porcelaine craque.
Ce n’est même plus une question de malchance. C’est une tendance. Une réalité inconfortable que personne n’ose vraiment nommer à voix haute. Le Canadien de Montréal bâtit une défense autour de joueurs talentueux, mais fragiles. Et Guhle est devenu, malgré lui, le symbole de cette fragilité structurelle.
Puis. il y eu un revirement de situation au Centre Bell.
On a cru au pire pendant quelques minutes, et honnêtement, tout pointait dans cette direction. Le choc était violent, la réaction viscérale, le geste de frustration en quittant la glace impossible à ignorer. Mais contre toute attente, Kaiden Guhle est revenu au banc. Et pas en boitant. Pas en grimaçant. Simplement replacé.
Sur la séquence, le contact de Josh Manson avait fait craindre une blessure sérieuse. Guhle s’était relevé difficilement, tenant le bras, visiblement enragé, fracassant son casque avant de disparaître vers le vestiaire.
Tout indiquait un scénario catastrophe. Mais à l’interne, les soigneurs ont rapidement identifié le problème : rien de cassé. On lui a essentiellement « replacé » quelque chose, ajusté l’équipement, stabilisé la zone touchée. Et c’était suffisant.
Quelques minutes plus tard, il était de retour, assis au banc, casque sur la tête, prêt à replonger. Le genre de scène qui résume parfaitement la ligne mince entre la panique et le soulagement dans cette ligue. Une fraction de seconde, et la narrative change complètement.
Il a même ramassé Artturi Lehkonen pour se venger:
Guhle is back and out for blood pic.twitter.com/p7pZukv0df
— Matt Drake (@DrakeMT) January 30, 2026
Cela dit, même si l’issue est positive, l’épisode demeure révélateur. Pas tant à cause de la fragilité présumée, mais à cause de la violence normale du jeu.
Aucun appel sur la séquence. Contact jugé légal. Et pourtant, l’impact était assez sérieux pour faire croire à une blessure majeure. C’est la LNH. C’est ça, le rythme. C’est ça, le prix à payer.
Le retour de Guhle calme tout le monde, évidemment. Le banc. Le vestiaire. Les partisans. Mais ça ne gomme pas le message sous-jacent : chaque présence est une exposition, chaque match une épreuve physique, surtout pour un défenseur qui joue avec intensité et engagement.
Cette fois-ci, ça a tenu. Cette fois-ci, plus de peur que de mal. Et le Canadien respire. Mais la scène rappelle à quel point tout peut basculer vite, et pourquoi chaque décision, chaque profondeur à la ligne bleue, chaque ajout potentiel sur le marché des transactions continue d’être scruté à la loupe.
Ce soir, Kaiden Guhle est encore là. Et dans ce contexte, c’est déjà une victoire.
