Scénario catastrophique: Kent Hughes reconnu coupable

Scénario catastrophique: Kent Hughes reconnu coupable

Par David Garel le 2026-04-12

Le timing est catastrophique. Pas compliqué, c’est difficile d’imaginer un pire scénario pour les Canadiens de Montréalà une semaine des séries.

Parce que là, tout s’écroule en même temps.

Noah Dobson tombe au combat après avoir bloqué un tir, incapable de tenir son bâton, incapable de revenir dans le match… et maintenant, on parle d’une blessure au haut du corps réévaluée dans deux semaines. Deux semaines. En plein début des séries. Flou total. Panique totale.

Et ce n’est pas un cas isolé.

Alexandre Carrier est déjà à l’écart.

Kaiden Guhle est blessé lui aussi, malgré le flou autour de son état.

Trois morceaux importants. Trois défenseurs qui devaient stabiliser cette brigade-là au printemps.

Et pendant ce temps-là?

Tu regardes ce qui reste… et ça fait peur.

Oui, Mike Matheson et Lane Hutson peuvent transporter la rondelle. Oui, ils peuvent produire. Mais en séries, ce n’est pas ça la question.

La question, c’est : qui va défendre?

Parce que là, tu t’en vas potentiellement en séries avec Arber Xhekaj et Jayden Struble utilisés à outrance. Pas en rôle limité. Pas en protection.

Comme des défenseurs principaux.

Et ça, c’est exactement le scénario que tout le monde redoutait.

Parce que dans une série contre le Lightning de Tampa Bay, tu vas affronter des joueurs comme Nikita Kucherov, Brayden Point… des gars capables d’exploiter chaque erreur, chaque mauvaise lecture, chaque hésitation.

Et là, tu vas leur donner quoi?

Une défensive décimée.

Des jeunes surutilisés.

Des rôles mal définis.

C’est une recette pour te faire ouvrir.

Et là, on arrive au cœur du problème… celui que tout le monde voyait venir, celui que tout le monde répétait depuis des mois, et que Kent Hughes a choisi d’ignorer.

Parce qu’aujourd’hui, la réalité est brutale : le Canadien n’a tout simplement pas de défenseurs droitiers prêts à jouer ce rôle-là en séries.

Tu enlèves Noah Dobson… tu enlèves Alexandre Carrier… et soudainement, il n’y a plus rien. Rien.

Dans toute l’organisation, le seul autre droitier disponible, c’est Nathan Clurman. Un joueur de la Ligue américaine qui n’a jamais été dans les plans. Jamais. Et là, tout d’un coup, tu regardes ça… et tu réalises que tu pourrais être forcé de vivre avec ça en séries.

C’est impensable.

Pourquoi?

Parce que Hughes n’a pas fait le travail quand c’était le temps.

On le sait qu’il était en discussion avec les Flyers de Philadelphie pour Rasmus Ristolainen. On le sait que le prix était élevé. Mais c’était ça, le prix du marché pour un défenseur droitier capable de jouer du hockey de séries.

Il a reculé.

Même chose avec les Flames de Calgary. Il y a eu des discussions. Il y avait une ouverture pour aller chercher un défenseur droitier robuste, un profil exactement comme celui de Zach Whitecloud, et encore une fois, ça n’a pas abouti.

Toujours la même histoire.

Pas vouloir payer le prix.

Pas vouloir sacrifier des actifs.

Attendre.

Et aujourd’hui?

C’est lui qui est exposé. Reconnu coupable.

Parce que là, ce n’est plus une question de projection ou de patience. Ce n’est plus une question de développement.

C’est une question de survie en séries.

Et le Canadien arrive avec une lacune majeure, évidente, criante… que tout le monde avait identifiée, sauf celui qui devait la régler.

Et le pire dans tout ça?

C’était évitable.

Parce que tout le monde le voyait venir. Tout le monde savait que cette équipe-là manquait d’un défenseur droitier capable de stabiliser le top 4. Tout le monde savait que ça allait être un problème en séries.

Mais Kent Hughes n’a pas payé le prix.

Il n’a pas voulu aller chercher ce morceau-là à la date limite.

Résultat?

Aujourd’hui, tu rappelles David Reinbacher en catastrophe. Un jeune qui n’a jamais joué un match dans la LNH. Un kid que tu balances dans un contexte de séries potentielles.

C’est énorme comme pression. C’est presque injuste.

Et pendant ce temps, à Tampa?

Ils regardent ça… et ils doivent sourire.

Parce qu’eux, ils savent exactement ce que ça veut dire. Une équipe qui arrive amochée en séries, c’est une équipe vulnérable.

Et quand tu entres en séries avec plus de 100 points, ta fenêtre est ouverte. Tu n’es plus en reconstruction. Tu n’es plus en apprentissage.

Tu es censé être prêt.

Mais là?

Le Canadien donne l’impression d’une équipe qui arrive au pire moment possible avec une défensive en morceaux, des décisions discutables derrière, et un coach, Martin St-Louis, qui doit jongler avec un casse-tête qu’il n’aurait jamais dû avoir.

Parce qu’une chose est claire.

Si cette brigade-là ne tient pas le coup…

La fenêtre ne va pas juste se refermer.

Elle va claquer.