Samuel Montembeault s'effondre: Patrick Roy rit aux larmes

Samuel Montembeault s'effondre: Patrick Roy rit aux larmes

Par David Garel le 2026-02-26

Patrick Roy éclate de rire pendant que les Islanders arrachent Montréal 4-3 en prolongation

Quel match. Quel chaos. Quelle claque psychologique.

Les Islanders de New York sont venus au Centre Bell et sont repartis avec une victoire dramatique de 4-3 en prolongation contre les Canadiens de Montréal.

Un match complètement fou.

Les Islanders tiraient de l’arrière 2-0.

Ils sont revenus 2-2.

Montréal a repris les devants 3-2.

Patrick Roy a encore retiré son gardien avec du guts.

Égalité 3-3.

Et en prolongation, Jean-Gabriel Pageau a fermé les livres.

Rideau.

L’histoire était déjà écrite avant même la mise au jeu.

Noah Dobson affrontait son ancienne équipe.

Et il a répondu.

Deux buts.

Deux bombes.

Deux messages envoyés directement à Patrick Roy.

Dobson avait clairement quelque chose à prouver. Et pendant un instant, on pensait que la soirée allait lui appartenir. Que ce serait son match. Que ce serait sa revanche.

Mais le hockey a le sens du théâtre.

Parce que pendant que Dobson faisait vibrer le Centre Bell, Matthew Shafer, le joyau, le prodige, a frappé lui aussi.

Deux buts.

Et là, tout prend un autre sens.

On l’a échangé, Dobson.

Pourquoi? Parce qu’on avait déjà Shaefer.

Parce qu’on croyait que l’avenir passait par lui.

Parce qu’on voulait transformer un actif en profondeur : Victor Eklund, KaShawn Aitcheson, Emil Heineman.

Ce soir, Shaefer a répondu.

Il a montré pourquoi l’organisation a eu le courage de tourner la page. Il a montré pourquoi Matthew Darche a accepté de vivre avec les critiques à l’époque.

Dobson a frappé fort.

Shaefer a frappé plus jeune. Plus vite. Plus fort pour l’avenir.

Et au final?

C’est Patrick Roy et Darche qui repartent avec les deux points.

On va être honnêtes.

Samuel Montembeault a encore donné l’impression de plier quand ça devient chaud.

Il n’a pas été catastrophique.

Mais dans les moments décisifs? Il s'effondre. Encore et encore.

Le 3-3 fait mal. La gestion de fin de match fait mal. Et en prolongation, ça se termine trop vite.

On va y revenir. Parce que si Montréal veut aspirer à autre chose qu’un simple point de consolation, le gardien doit voler des matchs.

Ce soir, ce n’est pas arrivé.

La scène la plus marquante?

Patrick Roy, sourire aux lèvres à la fin du match.

Crampé.

Parce que oui, Roy avait retiré son gardien très tôt. Encore. Et cela a payé... encore...

Parce que oui, Dobson avait tout donné.

Parce que oui, l’historique entre Roy et Dobson est lourd.

On se souvient : Roy ne le voulait plus dans son vestiaire.

On se souvient des critiques.

On se souvient des tensions.

Et pourtant, c’est Roy qui gagne.

Avec le prodige.

Avec le guts.

Avec la gestion agressive.

Le hockey adore ces scénarios-là.

Montréal sauve un point… mais perd gros

C’est une défaite qui laisse un goût amer.

Tu menais 2-0.

Tu reprends l’avance 3-2.

Tu es à domicile.

Et tu laisses filer le match.

Dans une course serrée, ce genre de défaite compte double.

Parce qu’elle expose les failles.

Parce qu’elle ravive les débats sur le fait que le CH n'a pas de vrai gardien numéro un.

Parce qu’elle rappelle que le chemin est encore long.

Ce soir, c’est Patrick Roy qui a eu le dernier rire.

Et il riait fort.