Sabotage à Long Island : Mathieu Darche plongé dans la tourmente

Sabotage à Long Island : Mathieu Darche plongé dans la tourmente

Par André Soueidan le 2026-04-12

Une équipe qui pousse pour les séries… et qui s’écroule au moment où tout se joue.

Ça ne devrait pas arriver comme ça.

Et pourtant, à Long Island, c’est exactement ce qui se passe.

Pendant que le Canadien de Montréal se prépare à plonger dans l’inconnu des séries éliminatoires… avec ses forces, ses failles, mais surtout son élan… les Islanders, eux, vivent une fin de saison qui tourne au ridicule.

91 points.

Deux matchs à jouer.

Aucun contrôle sur leur destinée.

Et surtout… une impression que tout leur a glissé entre les doigts.

Au cœur de ce désastre, un nom ressort.

Mathieu Darche.


Parce que si on remonte le fil des événements… tout commence à la date limite des transactions.

À ce moment-là, Darche fait un choix clair.

Il décide d’y aller.

Pas de reconstruction.

Pas de recul.

Il avance.

Il paie.

Il sacrifie.

Il amène des vétérans comme Brayden Schenn… il ajoute de la profondeur avec Ondrej Palat… il tente de solidifier sa brigade avec Carson Soucy.

Le message est limpide.

On y croit.

On pousse.

On veut les séries.

Et ça, sur le papier… ça se défend.

Mais la suite?

C’est là que tout devient incompréhensible.

Parce que malgré ces ajouts… l’équipe ne décolle pas.

Le jeu reste fragile.

L’attaque ne suit pas.

Et surtout… les problèmes de fond ne sont jamais réglés.

Mais au lieu de stabiliser le navire…

Darche appuie sur un autre bouton.

Le pire.

Le congédiement de Patrick Roy.

En pleine course aux séries.

À quelques matchs de la fin.

Un geste qui fait éclater toute la structure.

Parce que peu importe ce que Roy représentait… il donnait une identité.

Une direction.

Une cohérence.

Et du jour au lendemain… plus rien.

Une équipe déboussolée.

Une équipe qui ne reconnaît plus son système.

Une équipe qui perd pied.

Et là, la question devient inévitable.

Pourquoi?

Pourquoi payer aussi cher à la date limite…

…pour ensuite tout casser deux semaines plus tard?

C’est là que le mot commence à circuler.

Sabotage.

Parce que la logique ne tient plus.

Parce que les décisions ne s’alignent plus.

Parce que l’organisation donne l’impression de se tirer dans le pied… encore et encore.

Pendant ce temps, le Canadien arrive à Long Island.

Et le contraste est frappant.

D’un côté, une équipe imparfaite… mais soudée.

Une équipe qui avance, même fragile.

Une équipe qui accepte le défi.

De l’autre… une organisation en chute libre.

Une équipe qui joue sa saison… sans même contrôler son sort.

Parce que pendant que les Islanders doivent gagner leurs deux derniers matchs et espérer une défaite des Flyers…

Le Canadien, lui, sait déjà qu’il sera là.

Qu’il aura sa chance.

Qu’il peut écrire quelque chose.

Et ça change tout.

Parce que le hockey, à ce moment de l’année… c’est une question d’élan.

De confiance.

D’identité.

Et les Islanders ont tout perdu.

Tout.

Même leur timing.

Parce que si ces décisions-là sont prises en janvier… peut-être que ça passe.

Mais en avril?

À quelques jours des séries?

C’est fatal.

Et ce soir… contre Montréal… ce n’est pas juste un match.

C’est un jugement.

Un rappel brutal de ce que cette équipe aurait pu être…

…et de ce qu’elle est devenue.

Et si jamais la saison se termine comme elle semble vouloir se terminer…

Dans la confusion.

Dans la frustration.

Dans l’échec.

Il y aura un responsable.

Un visage.

Un nom.

Mathieu Darche.

Ouch…