Rumeurs d'adultère: Brady Tkachuk voit rouge devant les caméras

Rumeurs d'adultère: Brady Tkachuk voit rouge devant les caméras

Par David Garel le 2026-01-10

Brady Tkachuk n’a pas simplement répondu à des questions.

Il a pété une coche.

Visiblement ébranlé, visiblement en colère contre les rumeurs d'adultère qui ont circulé, le capitaine des Ottawa Senators a brisé le silence comme rarement un leader le fait dans la LNH, pour dénoncer ce qu’il considère comme l’une des scandales les plus inacceptables de la saison.

« Je vais être franc : c’est complètement de la foutaise. Honnêtement, je ne pense pas qu’il y ait qui que ce soit de content de voir ce genre de narratif se propager. »

Dès le départ, le ton est donné. Tkachuk ne cherche pas à calmer le jeu. Il veut mettre fin à quelque chose.

« Les gens peuvent critiquer notre jeu sur la glace, ça fait partie du sport. Mais quand ça commence à toucher aux familles, c’est inacceptable. C’est gênant que ça ait pris une telle ampleur. »

Le mot revient : inacceptable.

Parce que ce qui a mis le feu aux poudres, ce n’est pas une critique hockey. C’est une rumeur personnelle, lourde, intrusive, qui a ciblé directement Linus Ullmark, absent de l’équipe depuis le 28 décembre pour des raisons personnelles.

Et Brady Tkachuk refuse catégoriquement que cette histoire-là continue d’exister.

« Je peux vous le dire sans détour : je ne suis pas content du tout. Ce n’est pas vrai. C’est une histoire inventée. Une pure m.... »

« Aujourd’hui, dans notre société, les gens peuvent dire absolument n’importe quoi, sans conséquences, sans se demander qui ça affecte. Et c’est ça qui est complètement fou. »

Mais ce qui semble le toucher le plus, ce n’est pas l’image de l’équipe. C’est l’humain derrière le joueur.

« Honnêtement, j’ai vraiment de la peine pour Linus. Personne ne sait ce qu’il traverse. Et le fait qu’il doive composer avec ça, juste y penser, c’est hallucinant. »

Tkachuk insiste : le soutien du vestiaire est toujours présent.

« Depuis le premier jour, il a le soutien complet de l’équipe et de l’organisation. Le simple fait qu’il ait à gérer ça en plus, c’est complètement débile. »

Il balaie aussi une autre idée qui circulait : celle d’un vestiaire brisé.

« On n’a même pas eu besoin d’en parler entre nous. Ce n’est pas vrai. Alors il n’y avait aucune raison de faire une réunion là-dessus. Mais le simple fait que je doive répondre à ces questions aujourd’hui, c’est fou. »

Et c’est après cette mise au point que le contexte devient clair.

Depuis plusieurs jours, une rumeur persistante circule sur les réseaux sociaux, principalement sur X. Une histoire racontée au conditionnel, sans preuve journalistique, mais répétée assez souvent pour devenir toxique.

On y parle d’une supposée histoire d’adultère, d’échanges entre conjointes de joueurs, de tensions personnelles et d’un climat malsain à l’intérieur du vestiaire.

Cette absence ne serait pas liée à une blessure ni à un enjeu familial classique, mais à une supposée histoire d’adultère impliquant l’entourage immédiat des Sénateurs, une rumeur voulant qu’Ullmark aurait admis à sa conjointe l'avoir trompée et que ce type de comportements ne serait pas isolé dans l’environnement de l’équipe, ce qui aurait mené sa conjointe à entrer en contact avec d’autres femmes liées à des joueurs afin de vérifier certaines informations, déclenchant ainsi une chaîne de soupçons, de conversations privées, de confrontations émotionnelles et de tensions personnelles entre couple.

On parlait de vestiaire fissuré, de joueurs affectés mentalement, de climat devenu irrespirable et même, selon les versions les plus extrêmes et invérifiables, d’un malaise si profond que certains coéquipiers ne souhaiteraient plus revoir Ullmark dans l’environnement quotidien de l’équipe.

Aucune de ces affirmations n’a été confirmée, aucune source journalistique crédible ne les appuie, mais l’histoire s’est répandue à une vitesse folle par captures d’écran anonymes et témoignages sans visage, au point où des noms précis ont commencé à circuler, dont celui du capitaine Brady Tkachuk, faisant basculer la situation d’un simple potin malsain à une attaque directe contre des familles, des relations personnelles et l’intégrité même du leadership du vestiaire.

Cela explique pourquoi Tkachuk est sorti publiquement avec une colère rare pour dénoncer une histoire qu’il qualifie de totalement inventée, inacceptable et destructrice, tout en laissant planer, malgré les démentis, l’idée que même une rumeur fausse peut suffire à pousser un joueur comme Ullmark à envisager sérieusement un départ d’Ottawa tant le mal causé dépasse désormais largement le cadre du hockey.

« C’est une histoire fabriquée. Et honnêtement, je ne comprends même pas comment quelqu’un peut inventer quelque chose comme ça. »

Il a aussi salué la sortie publique du directeur général Steve Staios, qui a dénoncé des rumeurs « complètement fake ».

« C’était important que quelqu’un le dise clairement. Dans le vestiaire, on apprécie que ce soit nommé pour ce que c’est : un mensonge. »

Mais malgré tout ça, une autre réalité flotte maintenant dans l’air : on murmure que Linus Ullmark voudrait quitter Ottawa.

Pas parce que les rumeurs seraient vraies.

Mais parce que, vraies ou fausses, elles laissent des traces.

Quand ton nom devient un sujet quotidien.

Quand ton absence personnelle est disséquée publiquement.

Quand le silence est interprété comme une confirmation.

Brady Tkachuk, lui, reste droit.

« À la fin de la journée, on doit avancer. On ne va pas utiliser ça comme excuse. On règle ça maintenant, puis on se concentre sur le hockey. »

Mais son message est cinglant :

Le hockey ne donne pas le droit de salir des familles.

Et cette fois, le capitaine des Sénateurs a refusé de se taire.