Robert Thomas à Montréal: Sportsnet lance un cri du coeur

Robert Thomas à Montréal: Sportsnet lance un cri du coeur

Par David Garel le 2026-03-03

Les propos du journaliste de Sportsnet, Eric Engels, viennent de faire trembler Montréal et le Québec en entier.

Selon lui, le prix pour Robert Thomas sera extrêmement élevé… et il doit l’être. Mais le CH doit absolument en profiter et ne pas laisser cette chance lui filer entre les doigts.

Il rappelle un élément fondamental : il reste cinq saisons au contrat de Thomas à 8,125 millions $, dans un contexte où le plafond salarial va continuer d’augmenter. Ce n’est pas un joueur de location. Ce n’est pas un pari. C’est un centre établi, dans son prime, verrouillé à un prix qui deviendra de plus en plus avantageux.

Engels va plus loin. Il compare la dynamique potentielle Thomas–Suzuki à celle de Krejci–Bergeron à Boston. Il précise que Thomas n’est pas simplement un gars de 60 points. Il a récolté 60 passes dans chacune des deux dernières saisons complètes. C’est un passeur élite. Un moteur offensif. Un centre complet.

Et là, il lance la phrase qui fait trembler Montréal :

“On ne sait pas si le Canadien a, dans son système, un joueur qui sera meilleur que Robert Thomas.”

Il parle évidemment de Michael Hage et Alexander Zharovsky.

Il dit clairement : oui, Hage a l’air d’un futur top-6 tous les jours de la semaine. Oui, Zharovsky aussi. Oui, le modèle de développement du Canadiens de Montréal inspire confiance.

Mais on ne devine pas ce qu’est Robert Thomas. On le sait déjà.

On ne parle pas d’un espoir.

On parle d’un produit fini.

Engels insiste : le Canadien se retrouve, pour la première fois depuis très longtemps, devant une décision qu’il doit sérieusement envisager.

Et il dit carrément : Montréal doit au moins contempler cette possibilité. Être sérieux. Se poser la vraie question.

Parce que des centres numéro un de 26 ans, sous contrat à long terme, avec un historique de production d’un point par match, ça ne devient presque jamais disponible à la date limite des transactions.

Il le souligne aussi indirectement : depuis le début de 2021-22, Thomas produit à plus d’un point par match. Il a déjà une Coupe Stanley. Il a été dominant dans les dernières saisons avant cette baisse de cette année liée aux blessures et à l'effondrement des Blues.

Ce n’est pas un pari.

C’est une certitude.

Et c’est exactement ce qui rend la discussion inconfortable.

Parce que oui, plusieurs autour de la ligue pensent que si Montréal veut réellement battre l’offre de l’Utah ou de Detroit, il faudra donner Zharovsky.

Car Hage est absolument intouchable:

D’autres avancent une transaction différente et beaucoup moins lourde :

Oliver Kapanen + David Reinbacher + un choix de première ronde + Owen Beck. Soyons honnêtes. Kent Hughes aurait déjà conclu la transaction si les Blues acceptaient ce "package".

D'autres incluent Kaiden Guhle dans la transaction. Mais le CH refuse, tout comme il a refusé pour Michael Hage et Alexander Zharovsky jusqu'à maintenant.

Mais tout d'un coup, le nom de Zharovsky circule à St-Louis, comme si le CH songeait à l'inclure, alors qu'il ne voulait rien savoir il y a deux jours.

Engels pose la question que tout le monde évite :

Est-ce que Zharovsky sera meilleur que Robert Thomas?

Peut-être.

Peut-être pas.

Et c’est là que le vertige commence.

Le Canadien est dans une position luxueuse : top-10 depuis le début de la saison, en lutte pour le sommet de l’Atlantique, troisième meilleure attaque du circuit, banque d’espoirs profonde, capital de repêchage massif, 1,49 M$ d’espace projeté au plafond à la date limite, trois retenues salariales disponibles.

Jeff Gorton l’a dit : la prochaine décision est cruciale. Kent Hughes aime être agressif quand c’est nécessaire. Ils ne feront pas un échange pour faire un échange.

Mais Engels envoie un message subtil : c’est peut-être le moment.

Parce que le Canadien n’est plus en reconstruction pure.

Il est en avance sur son échéancier.

Il est à un carrefour.

Attendre que Zharovsky devienne Thomas…

Ou prendre Thomas maintenant.

Engels ne dit pas qu’il faut absolument le faire.

Il dit que le Canadien doit être sérieux.

Qu’il doit considérer le scénario pour vrai.

Et à Montréal, ce simple fait suffit à faire exploser le débat.

Parce que si le CH conclut que Thomas est la pièce qui propulse l’équipe dans sa fenêtre de contention immédiatement, alors oui… le prix sera douloureux.

Et pour la première fois depuis longtemps, la question n’est plus :

“Est-ce que le Canadien doit protéger ses espoirs?”

La question devient :

“Est-ce que le Canadien est prêt à payer pour gagner?”