Rire sur le banc: Arber Xhekaj abandonne Martin St-Louis

Rire sur le banc: Arber Xhekaj abandonne Martin St-Louis

Par David Garel le 2026-01-03

L'élastique entre Arber Xhekaj et Martin St-Louis s'est cassé cet après-midi.

Voilà fracture humaine impossible à masquer. La défaite de 2-0 du Canadien de Montréal à Saint-Louis a offert une image qui résume toute la catastrophe du dossier Arber Xhekaj.

Encore une fois, l’utilisation est humiliante. 7 minutes 53 secondes. Moins de huit minutes pour un défenseur dans un match où ton équipe tire de l’arrière, cherche un électrochoc, manque d’émotion et se fait étouffer sans jamais vraiment menacer.

Pendant ce temps, Lane Hutson frôle les 28 minutes, Noah Dobson en joue plus de 27, Madison dépasse les 21, Alex Carrier les 20, même Jayden Struble l'indésirable dépasse les neuf minutes. Et Xhekaj, lui, est rangé dans un coin, puis effacé du plan de match comme s’il n’existait plus.

Le message de Martin St-Louis est clair depuis longtemps : il ne lui fait pas confiance. Pire... il le méprise...

Mais aujourd'hui, quelque chose a basculé. Parce que quand un joueur comprend qu’il n’aura plus jamais sa chance, qu’aucun effort ne changera sa réalité, il finit par décrocher.

Et c’est exactement ce que les caméras ont capté à la fin du match. Xhekaj qui rit sur le banc, dans une défaite de 2-0, pendant que le match s’échappe.

Xhekaj a échangé des sourires et des rires avec le gardien auxiliaire, Jakub Dobes, tout le match. Et quand Jacob Fowler est sorti pour un 6e attaquant, il a commencé à rire avec le gardien partant.

Imaginez. Xhekaj qui est crampé quand le CH tente le tout pour le tout. Imaginez, Xhekaj qui rit dans la défaite.

Les images ont circulé partout. Et oui, c’est un mauvais look. Rire dans une défaite, quand tu joues moins de huit minutes, quand ton différentiel est de -1, quand tu es nuisible sur la glace comme sur le banc, ça donne l’impression d’un joueur qui a abandonné son entraîneur.

Mais ce malaise-là ne sort pas de nulle part. C’est le symptôme d’un divorce déjà consommé.

Xhekaj sait que son avenir n’est plus à Montréal. Il sait que son coach ne changera pas d’idée. Il sait que même quand l’équipe perd, même quand il manque de caractère, il ne sera jamais la solution.

Alors il se protège mentalement, maladroitement, en se détachant. Et ce détachement-là, capté en photo, devient maintenant une preuve à charge contre lui… tout en étant a conséquence directe du traitement qu’il subit depuis des mois.

Cette scène à Saint-Louis n’est pas un simple détail. Ce n’est pas juste une mauvaise soirée. C’est l’image d’un joueur qui a cessé d’y croire, et d’un entraîneur qui a déjà tourné la page.

Et quand on en arrive là, il n’y a plus de retour possible.

Parce que si cette image de Xhekaj qui rit sur le banc choque autant, ce n’est pas seulement à cause du geste lui-même, mais parce qu’elle révèle une chose que tout le monde comprend désormais : Arber Xhekaj sait qu’il n’est plus prisonnier de Montréal.

Il sait que sa valeur existe ailleurs. Il sait que son profil n’est pas marginal dans la LNH moderne, mais convoité. Un défenseur gaucher, massif, intimidant, capable de changer le ton d’un match en tabassant ses victimes, ça ne traîne jamais longtemps sans preneur.

Et dans une ligue où la peur et l'intimidation sont primordials Xhekaj reste une monnaie recherchée.

Les Penguins de Pittsburgh en ont fait une réflexion sérieuse : protéger leurs jeunes, durcir leur ADN, entourer une reconstruction qui ne veut pas devenir une séance de démolition gratuite.

Le Kraken de Seattle, lui, cherche exactement ce que Montréal refuse de valoriser chez Xhekaj : un shérif assumé, sans excuses, sans tentative de le “rééduquer”.

Les Blackhawks de Chicago, on parle d’un club qui sait très bien que ses jeunes vedettes comme Connor Bedard et Frank Nazar auront besoin de protection.

Les Bruins de Boston regardent toujours ce type de joueur parce que leur identité a longtemps été bâtie là-dessus.

Et à Flyers de Philadelphie, on adore les profils qui dérangent, qui frottent, qui divisent, surtout quand ils arrivent avec une histoire de revanche personnelle.

Xhekaj le sait. Son entourage le sait. Et surtout, son agent le sait. Il touche 1,3 million de dollars cette saison, un chiffre qui ne reflète ni sa notoriété, ni son impact marketing, ni la valeur qu’il pourrait avoir dans un marché qui l’assume pleinement.

Sur son prochain contrat, le message est clair : il vise au minimum la barre des 2 millions, possiblement entre 2 et 2,5 millions par saison. Xhekaj ne veut pas seulement être payé. Il veut jouer. Il veut des minutes et du respect humain.

Et quand ton entraîneur en est rendu à double-triple-quadruple shifter ses autres défenseurs pour éviter de t’envoyer sur la glace, tu comprends qu'il ne te respecte pas.

Ce sourire sur le banc était un doigt d’honneur silencieux.

Pourquoi continuer à porter le poids émotionnel d’un coach qui ne veut plus de toi?

Plus le Canadien attend, plus la situation devient dangereuse. Parce qu’un joueur autonome avec compensation, mal utilisé, frustré, conscient de sa valeur ailleurs, devient une patate chaude. Une ou des offres hostiles seront déposées assurément.

Le Canadien devra donc trancher. Rapidement. Soit il échange Xhekaj pendant qu’il a encore une valeur claire, soit il s’expose à perdre le contrôle du dossier.

Et Arber Xhekaj qui rit dans la face de son coach... devrait réveiller Kent Hughes sur le marché des transactions...