Rien ne va plus entre Patrik Laine et Martin St-Louis: la fin d’une relation

Rien ne va plus entre Patrik Laine et Martin St-Louis: la fin d’une relation

Par David Garel le 2026-02-16

Le message de Patrik Laine est maintenant impossible à ignorer.

Il est sur la glace.

Il s’entraîne avec le groupe.

Il prend ses répétitions comme tous les autres.

Il transpire. Il patine. Il participe aux exercices avec les boys. Il ne se cache pas avant le retour officiel du CH demain à 15h..

Et surtout, dans son entourage, le discours est clair : il est prêt à jouer.

Depuis plusieurs jours, Laine répète la même chose à ses proches. Il se sent apte. Il veut jouer. Il attend juste qu’on lui donne l’occasion. Il n’est pas à l’infirmerie. Il n’est pas à l’écart du groupe. Il n’est pas en gestion de blessure. Il est là, physiquement présent, mentalement engagé, à chaque entraînement.

Le mensonge ne tient plus.

Parce que pendant que Laine est sur la glace avec tous les gars, pendant qu’il participe aux drills comme n’importe quel régulier, on continue officiellement de nous expliquer qu’il n’est pas disponible, qu’on “évalue la situation”, qu’on “prend ça au jour le jour”.

Arrêtez.

Tout le monde voit la même chose.

Tout le monde comprend la même chose.

Et tout le monde sait ce qui se passe réellement.

Le problème n’est plus médical.

Le problème est décisionnel.

Martin St-Louis ne veut pas l’habiller. Point final.

La relation est brisée depuis longtemps. Ce n’est pas nouveau. St-Louis n’a jamais vraiment été « down » avec Laine, pratiquement depuis le premier jour.

Le fit hockey n’a jamais existé. Le fit humain encore moins. Les deux hommes ne se parlent presque plus. Il n’y a plus de communication réelle. Juste du protocole.

Et aujourd’hui, Laine vient d’envoyer un message énorme à son entraîneur.

Pas avec une entrevue.

Pas avec une publication Instagram.

Pas avec une sortie médiatique.

Avec ses patins.

Il est sur la glace. Il est prêt. Il ne se couche pas.

Pendant ce temps-là, on tente encore de vendre l’idée qu’il est tenu à l’écart pour des raisons physiques. Alors que tout le monde peut le voir à l’entraînement.

Alors que tout le monde sait qu’il pousse pour jouer. Alors que même dans le vestiaire, ça commence à devenir inconfortable.

Parce qu’à un moment donné, il faut arrêter de prendre le monde pour des cons.

Quand un joueur est réellement blessé, il n’est pas sur la glace avec les réguliers.

Quand un joueur est réellement en réadaptation, il est à part.

Quand un joueur est réellement incertain, il ne fait pas toutes les répétitions.

Laine fait tout ça.

Ce qui veut dire une chose : il est prêt.

Et là, on arrive au vrai malaise.

Demain, l’entraînement reprend à 13 h. Tous les regards vont être braqués sur St-Louis. Pas sur Laine. Sur St-Louis.

Parce que cette fois, il n’y aura plus d’excuse.

Soit tu l’habilles.

Soit tu assumes publiquement que tu ne veux pas de lui.

Mais tu ne peux plus te cacher derrière un flou médical pendant que le gars est sur la glace avec les boys.

C’est devenu une patate chaude monumentale.

D’un côté, Laine continue d’envoyer le message qu’il est disponible, motivé, prêt à jouer, prêt à aider. De l’autre, le Canadien fait comme si de rien n’était, pendant que tout le monde autour comprend que le divorce est consommé.

Et ce qui rend la situation encore plus lourde, c’est que tout le monde sait ce qui s’en vient.

Le gel des transactions se termine le 22 février.

Les discussions ont continué avant le gel olympique sur le marché des transactions.

Et dans l’entourage de la ligue, personne ne se fait d’illusion : Laine devrait être échangé dès que possible.

C’est exactement pour ça que le club tente de gagner du temps.

Mais pendant que Kent Hughes magasine des scénarios, Martin St-Louis, lui, est coincé avec un joueur qu’il ne veut plus utiliser… mais qui est physiquement prêt à jouer.

C’est intenable.

Dans les coulisses, on ne fait même plus semblant : Patrik Laine et Martin St-Louis ne se parlent pratiquement plus. La relation est morte. Il n’y a plus de dialogue, plus de pont, plus de tentative de réconciliation.

Laine méprise la façon dont il est traité, St-Louis ne veut plus rien savoir de lui comme joueur. C’est froid, c’est clinique, c’est terminé.

Le message envoyé par Laine en se présentant chaque jour sur la glace est cinglant : je suis prêt, tu refuses de me faire jouer.

Et celui de St-Louis l’est tout autant : je n’ai plus confiance en toi, peu importe ton état. On n’est plus dans une simple décision hockey, on est dans une rupture humaine complète.

Deux hommes qui ne se respectent plus, coincés dans la même organisation jusqu’au 22 février, date limite implicite avant que le Canadien ne soit forcé de trancher. À partir de là, chaque entraînement devient un affront silencieux, chaque journée un malaise de plus. C’est la fin entre eux — et tout le monde le sait.

Laine, de son côté, ne se replie pas. Il ne disparaît pas. Il ne fait pas semblant d’être blessé. Il est là, jour après jour, à envoyer le même signal : je suis prêt.

C’est une façon très claire de dire : « Je ne suis pas le problème. »

Et plus ça dure, plus ça met St-Louis dans une position délicate.

Parce que s’il continue de le laisser de côté malgré tout ça, il va devoir expliquer pourquoi un joueur prêt à jouer reste dans les gradins.

Et cette fois, ça ne passera plus.

Le vestiaire le voit.

Les partisans le voient.

Les médias le voient.

Le mensonge est terminé.

Demain, à 15 h, on va savoir exactement où Martin St-Louis se tient.

Soit il ravale son orgueil et habille Laine.

Soit il confirme officiellement ce que tout le monde sait déjà : Patrik Laine n’a plus d’avenir à Montréal.

Mais une chose est certaine : Laine vient d’envoyer son plus gros message depuis des semaines.

Sans parler.

Juste en étant sur la glace.