Revirement de situation dans le dossier de Blake Coleman à Montréal.
C’est une réalité qui surprend, qui dérange même certains partisans, mais qu’il faut appeler par son vrai nom : Blake Coleman ne veut pas jouer pour le Canadien.
Et ce n’est pas une question d’offres, de choix au repêchage ou de valeur hockey. C’est une question de volonté personnelle. Sa femme serait aussi impliquée dans la décision.
Selon ce qui circule présentement dans le milieu, le Canadien de Montréal serait parfaitement capable de répondre aux demandes des Flames de Calgary dans un éventuel échange impliquant Coleman.
Le CH a les choix, a des jeunes joueurs qui intéressent Calgary (Kirby Dach, Zachary Bolduc font partie des profils appréciés) et a même la flexibilité salariale pour absorber le contrat (4,9 M$ par année jusqu'en 2027)
Sur papier, Montréal coche toutes les cases.
Mais il y a un mur.
Et ce mur s’appelle la clause de Blake Coleman.
L’attaquant des Flames possède une "Modified Trade Clause" lui permettant de soumettre une liste de 10 équipes auxquelles il accepte d’être échangé. Or, le Canadien de Montréal ne fait tout simplement pas partie de cette liste.
Le message est clair : Blake Coleman et sa femme visent Dallas.
Les Stars représentent son premier choix, et de loin.
Dallas coche tout ce que Coleman recherche à ce stade de sa carrière : une équipe aspirante, un vestiaire établi, un marché plus discret, pratiquement aucune taxe, du soleil et surtout, une vraie chance de gagner maintenant sans devoir porter le poids médiatique qu’impose Montréal.
Les Stars sont agressifs sur le marché, ils veulent du papier sablé, de l’expérience de séries, et Coleman correspond exactement à ce profil.
Même si Montréal offre mieux que Dallas à Calgary, le dossier ne se rendra jamais jusque-là si Coleman ne lève pas sa clause. Et à l’heure actuelle, il n’a aucune intention de le faire.
C’est un refus net.
Un refus assumé.
Et un refus qui force le Canadien à regarder ailleurs.
C’est précisément pour cette raison que le nom de Nazem Kadri circule à nouveau de plus en plus fort à Montréal.
La dynamique est complètement différente.
Contrairement à Coleman, Kadri rêve de jouer à Montréal. Le marché ne lui fait pas peur. C'est son équipe d'enfance et l'équipe de son père. Il veut ce défi, il veut ce rôle, il veut cette pression. Là où Coleman fuit Montréal, Kadri l’embrasse.
Et surtout, Kadri répond à un besoin encore plus criant que Coleman : le centre, l’impact au cœur de la formation, la robustesse qui ne disparaît pas quand le jeu devient lourd. (surtout qu'il peut jouer à l'aile).
Là où Coleman est un excellent complément, Kadri est un moteur. Un joueur qui change le ton d’un match, d’une série, d’un vestiaire.
Ce n’est pas un hasard si le Canadien garde ce dossier bien vivant. Ce n’est pas non plus un hasard si Calgary écoute davantage quand il est question de Kadri que de Coleman avec Montréal. La porte est ouverte d’un côté, fermée de l’autre.
Le refus de Blake Coleman n’est pas une claque au visage du Canadien. C’est plutôt un rappel brutal de la réalité du marché : Montréal ne choisit pas toujours. Parfois, ce sont les joueurs qui décident.
Disons que les impôts québécois dégoûtent les joueurs déjà sous contrat. (on ne peut plus faire des tours de passe-passe avec le régime de retraite et les autres astuces pour sauver de l'impôt).
Et dans ce cas précis, Coleman a décidé.
Dallas, oui.
Montréal, non.
Ce rejet explique beaucoup de choses. Il explique pourquoi certaines rumeurs meurent rapidement. Il explique pourquoi le CH ne forcera pas un échange qui n’ira nulle part. Et il explique surtout pourquoi Nazem Kadri devient, de plus en plus, la vraie cible logique si Kent Hughes décide d’ajouter du caractère et du poids à son alignement.
Le marché des transactions n’est pas qu’une question d’actifs.
C’est aussi une question de désir.
Et en ce moment, Blake Coleman ne désire pas Montréal.
