Revirement de situation: Kent Hughes gagne son bras de fer avec Jacob Fowler

Revirement de situation: Kent Hughes gagne son bras de fer avec Jacob Fowler

Par David Garel le 2025-04-02

On croyait que la saga Jacob Fowler allait virer au cauchemar à Montréal.

Que le prodige allait claquer la porte au nez du Canadien, retourner à Boston College, et potentiellement menacer devenir agent libre à l’été 2027.

On croyait que Kent Hughes avait perdu son duel avec l’un des jeunes plus convoités de sa génération. Mais dans un revirement aussi inattendu que crucial, Pierre LeBrun a confirmé ce que plusieurs osaient à peine espérer : Jacob Fowler est sur le point de signer un contrat d’essai professionnel avec le Rocket de Laval. Un geste hautement stratégique… et profondément symbolique.

C’est une victoire pour Kent Hughes, une victoire pour l’organisation, et un véritable soulagement pour une base partisane qui a vu sa foi mise à rude épreuve ces derniers jours.

Rappelons-nous du climat des dernières 48 heures. L’informateur Cam Robinson, très connecté avec le milieu universitaire, a jeté une douche froide sur Montréal en annonçant que Fowler retournerait à Boston College.

Une onde de choc. Tout indiquait que Fowler était déçu, frustré même, de ne pas pouvoir rejoindre immédiatement le Canadien de Montréal et brûler la première année de son contrat d’entrée dans la LNH.

Il voyait ses amis Ryan Leonard et Gabe Perreault faire le saut chez les pros. Lui aussi se croyait prêt. Il voulait se joindre à la course aux séries, prendre la place de Dobes, ou même challenger Samuel Montembeault. Il se sentait légitime. Et il voulait être payé comme un joueur de LNH… maintenant.

Mais le Canadien ne voulait pas précipiter les choses. Kent Hughes savait que brûler une année de contrat pour une poignée de matchs ne serait pas dans l’intérêt de l’équipe à long terme.

Il voulait reproduire le modèle Carey Price : un contrat d’essai à Laval pour finir la saison, puis un contrat d’entrée en 2025-2026. Mais ce plan semblait rejeté par le clan Fowler… jusqu’à aujourd’hui.

Selon Pierre LeBrun, les tensions se sont apaisées. Le clan Fowler a reculé. Le prodige va bien finir l’année à Laval, sans brûler sa première année de contrat d’entrée.

Une décision logique, certes, mais surtout une décision d’équipe. Une preuve que Kent Hughes a su faire entendre raison à la jeune star, en lui montrant que Montréal ne lui fermera pas la porte… mais qu’elle veut lui ouvrir celle de la LNH au bon moment.

Ce revirement de situation évite le pire. Il préserve l’éligibilité complète de Fowler au contrat d’entrée de trois ans. Il lui permettra de s’habituer au rythme professionnel sans précipitation.

Et surtout, il évite la crainte qui planait depuis deux jours : celle qu’il devienne agent libre en 2027. Montréal ne pouvait se permettre de revivre le cauchemar d’un joueur universitaire qui quitte sans jamais jouer un seul match pour l’organisation.

Mais au-delà du simple papier, c’est un signal fort. Fowler veut toujours faire partie du futur du Canadien. Il a accepté de jouer le jeu. Il a reconnu que Laval était la meilleure marche à franchir. Il n’est pas fâché au point de brûler les ponts.

Il ne faut pas être naïf : cette saga laissera des traces. Le clan Fowler a clairement tenté de maximiser sa position. Il a flirter avec la pression publique. Il a voulu forcer la main du DG. Et il a échoué. Le timing n’était pas de son côté.

Mais en acceptant de se rapporter à Laval, Fowler a aussi montré qu’il était capable de maturité. Qu’il voulait prouver sa valeur, non pas dans les médias, mais sur la glace.

Et maintenant ?

Le Rocket est en séries. L’arrivée imminente de Fowler pourrait tout changer. Dobes est en perte de confiance, et Primeau est instable.

Marco Marciano, le coach des gardiens à Laval — dont la réputation dépasse désormais celle d’Éric Raymond à Montréal — aura entre ses mains le joyau de l’organisation.

À Laval, il aura un encadrement stable, une équipe compétitive, et la possibilité de montrer qu’il est déjà prêt pour la LNH… sans brûler inutilement une année de contrat.

Ce revirement de situation est un baume pour le Canadien, une victoire stratégique pour Kent Hughes, et un moment déterminant pour Jacob Fowler.

Il faut cependant éviter de sombrer dans la panique en constatant que l’entente n’a pas encore été signée officiellement.

Le Rocket de Laval est présentement en pleine tournée dans l’Ouest canadien, un périple de quatre matchs exigeants loin de la maison.

Tout indique que l’organisation et le clan Fowler préfèrent attendre le retour de l’équipe à Laval avant d’officialiser le contrat d’essai professionnel.

Ce n’est pas une question de doute ou de recul, mais bien de logistique. Le plan serait que Fowler rejoigne ses futurs coéquipiers dans un environnement stable, à domicile, où il pourra s’entraîner immédiatement sous la supervision de Marco Marciano et se préparer adéquatement pour un éventuel départ.

Bref, ce n’est qu’une question de jours, pas d’incertitude.

Reste qu'on est venu très, très près de tout gâcher.

Mais aujourd’hui, Montréal peut respirer.

Le joyau est toujours là.

Et il n’a pas fini de briller.