Révélations troublantes sur Phil Danault: sa santé mentale inquiète

Révélations troublantes sur Phil Danault: sa santé mentale inquiète

Par David Garel le 2026-01-25

Des révélations troublantes sur Phil Danault nous donnent froid dans le dos.

Au-delà de ses chiffres catastrophiques, il y a quelque chose de beaucoup plus bouleversant qui transparaît : l’état mental du Québécois.

Dans l’entourage de l’équipe, on murmure qu’il est extrêmement anxieux, et ça se voit. Ça ne se lit même pas entre les lignes, ça saute aux yeux.

En entrevue, son langage corporel est celui d’un joueur qui doute de sa place : épaules recroquevillées, regard fuyant, réponses hésitantes, ton bas, presque effacé.

Il parle comme quelqu’un qui marche sur des œufs, comme s’il avait peur de dire la mauvaise chose, comme s’il sentait que le sol se dérobe sous ses patins.

Il n’a pas l’attitude d’un vétéran qui stabilise un groupe, mais celle d’un joueur qui se sent de trop, presque comme un intrus dans un vestiaire qui avançait mieux avant son arrivée.

Le pauvre Ti-Phil comprend que le problème n’était pas Los Angeles ou son coach qu'il détestait, mais le temps qui passe.

Il a cru, sincèrement, qu’en quittant les Kings, en revenant à Montréal, il allait se sentir mieux, plus léger, plus à sa place.

Comme beaucoup de gens qui traversent une période de dépression, il s’est dit qu’un changement d’environnement allait tout régler.

Or, le mal-être l’a suivi. Il est en lui. Parce qu’à ce stade-là, ce n’est plus une question de ville, de système ou de vestiaire : c’est la réalisation brutale que le corps n’obéit plus comme avant, que la demi-seconde est perdue, que le rythme de la ligue te rattrape.

C’est le moment où un vétéran doit affronter une vérité extrêmement difficile à accepter : il vieillit, il n’arrive plus à suivre comme avant, et le rôle qu’il pensait retrouver ne lui appartient peut-être plus.

Et cette prise de conscience-là, dans une ligue aussi cruelle que la LNH, laisse des traces visibles dans la tête.

Cette impression d’imposteur est lourde, et elle se reflète directement sur la glace : un joueur anxieux joue en retard, hésite, se laisse glisser plutôt que d’attaquer, panique avec la rondelle, évite le risque… exactement ce qu’on voit depuis plusieurs matchs.

Quand un vétéran censé rassurer devient nerveux lui-même, ce n’est plus seulement un problème de rendement : c’est un malaise profond qui s’installe, et tout le monde le ressent.

Clairement, sa santé mentale est affectée au moment où l'on se parle. Danault affirmait qu'il sentait qu'il quittait l'enfer de Los Angeles pour rejoindre le paradis.

Et bien, il réalise aujourd'hui... que l'enfer est dans sa tête... et dans ses patins...

Depuis qu’il a remis l’uniforme du CH, Danault est systématiquement dans le négatif au différentiel. Match après match, il se retrouve sur la glace pour des buts contre à forces égales, au point où il est devenu l’attaquant le plus souvent présent lors des filets adverses.

Le Canadien encaisse davantage quand il joue. Ce n’est pas une impression, c’est mesurable via les statistiques avancées.

À cinq contre cinq, il est au bas de la hiérarchie interne pour les buts attendus, pour la possession territoriale et pour les entrées de zone réussies.

Même son soi-disant apport défensif s’effondre : depuis son arrivée, le désavantage numérique du CH a reculé de façon marquée, alors que Danault est utilisé précisément pour ça.

Et quand on regarde son temps de glace, près de 16 minutes par match, le constat devient carrément inquiétant : plus il joue, plus le Canadien saigne.

Pire encore, même son dernier rempart statistique, les mises au jeu, commence à flancher dans les moments critiques. (41 % hier et il perd la mise au jeu menant au but de Morgan Geekie).

Quand un joueur à 5,5 millions de dollars n’est plus capable d’aider offensivement, n’impose plus le tempo défensivement et ne sécurise plus les mises au jeu clés, on ne parle plus d’un passage à vide. On parle d’un déclin exposé au grand jour.

Il y a un moment précis où un vétéran cesse d’être protégé par son statut.

Ce moment-là, Phillip Danault l’a atteint hier. Il a tout raté.

Même Martin St-Louis l’a admis à demi-mot. En point de presse, le coach n’a pas pointé un joueur nommément, mais il a clairement ciblé les mises au jeu perdues dans les moments importants. Et dans ce contexte-là, impossible de ne pas regarder Danault directement dans les yeux.

Parce que c’est censé être sa job.

Sur le but gagnant de Morgan Geekie, Danault est sur la glace.

Il ne gagne pas la mise au jeu.

Il ne ferme pas la ligne de tir. Il ne se sacrifie pas pour bloquer le lancer:

Et quelques secondes plus tard, la rondelle est dans le filet.

Quand tu es sur la glace pour ton soi-disant point fort… et que ça coule quand même, à quoi tu sers?

Juste avant, il avait complètement abandonné son repli défensif sur le but égalisateur de Fraser Minten:

Au point de revoir la séquence au ralenti et de réaliser que Danault a tout simplement arrêté de patiner:

Abandonner ton coach, tes coéquipiers, ton DG et toute l'organisation qui est venue te sauver à Los Angeles est tellement triste.

Le désavantage numérique du Canadien s’est complètement effondré depuis l'arrivée de Danault. Sur les cinq derniers matchs, le CH a accordé 9 buts en 17 occasions, pour un taux d’efficacité catastrophique de 47 %, ce qui a fait chuter l’équipe au 27e rang de la LNH.

L’an dernier, le Canadien était 9e dans la ligue. Et Danault est censé être un spécialiste de ces situations. Quand tu es payé 5,5 M$, que tu n’aides plus à cinq contre cinq, que tu ne sauves plus le club à quatre contre cinq et que tu ne domines même plus ton rôle de spécialiste, la question devient brutale : à quoi sers-tu encore?

C’est là que la réalité devient difficile à avaler, humainement comme sportivement. Phil Danault vit ce que beaucoup de joueurs redoutent : le moment où tu réalises que tu est fini à la corde.

Aujourd’hui, ce n’est pas seulement le rendement de Phil Danault qui inquiète : c’est de voir un joueur qui semble au bout de lui-même, coincé entre ce qu’il était et ce qu’il n’arrive plus à être.

Cette histoire va mal se terminer.