Revanche à Montréal: la femme de Samuel Montembeault a le dernier mot

Revanche à Montréal: la femme de Samuel Montembeault a le dernier mot

Par David Garel le 2026-02-13

Daryanne Ayotte n’a jamais répondu aux trolls.

Elle n’a jamais écrit de long message.

Elle n’a jamais fait de story pour se défendre.

La femme de Samuel Montembeault est restée droite.

Et aujourd’hui, sans bruit, sans mise en scène, la conjointe de Samuel Montembeault annonce qu’elle est enceinte.


Premier enfant.

Première grossesse.

Premier vrai bonheur partagé publiquement depuis des mois.

Mais pour comprendre la portée de ce moment, il faut revenir en arrière.

Très loin en arrière.

Parce que cette annonce-là n’arrive pas dans un vide. Elle arrive après l’une des périodes les plus violentes qu’un couple d’athlète ait traversées à Montréal depuis longtemps.

Quand Samuel Montembeault s’est effondré sur la glace, les réseaux sociaux se sont transformés en tribunal populaire. On ne parlait plus de hockey. On parlait de son corps. De son poids. De son mental. De sa valeur comme homme. De sa valeur comme professionnel.

On l’a traité de fini.

On l’a ridiculisé pour son casque.

On a décortiqué chacune de ses erreurs comme si c’était un crime personnel.

Puis, comme toujours quand Montréal sent le sang, on est allé plus loin.

On a commencé à spéculer sur sa vie privée.

Parce qu’un journaliste avait laissé entendre qu’« il y avait peut-être quelque chose de personnel qui n’allait pas », les rumeurs ont explosé. Divorce. Séparation. Couple en crise. Certains affirmaient même qu’il était seul, abandonné, au bout du rouleau.

Et pendant que ces théories circulaient librement, pendant que des inconnus s’autorisaient à analyser une relation qu’ils ne connaissent pas, sa conjointe est restée immobile.

Son compte Instagram est demeuré public.

Les photos du mariage n’ont jamais été supprimées.

Les souvenirs d’été sont restés visibles.

Aucune story passive-agressive.

Aucune réponse.

Juste le silence.

Un silence qui disait tout.

Elle aurait pu se protéger. Elle aurait pu mettre son compte privé. Elle aurait pu disparaître quelques semaines. Elle ne l’a pas fait.

Elle a choisi de rester là.

Debout.

Pendant que Samuel supprimait ses réseaux sociaux parce que les messages étaient devenus trop violents, trop lourds, trop déshumanisants, elle, elle absorbait tout.

Et aujourd’hui, c’est elle qui reprend l’espace.

Pas avec un cri.

Pas avec une dénonciation.

Avec une vie.

Parce qu’au même moment où on doutait de leur couple, où on inventait des scénarios, où on parlait d’effondrement personnel, ils construisaient quelque chose d’immense.

Un enfant.

C’est ça, la vraie revanche.

Pas une déclaration.

Pas un point de presse.

Un bébé.

Pendant que le Québec sportif se divisait entre partisans en colère et experts improvisés, elle traversait une grossesse dans l’ombre, en pleine tempête médiatique, pendant que son conjoint vivait probablement la période la plus humiliante de sa carrière.

Et elle n’a jamais flanché.

Elle n’a jamais cherché la pitié.

Elle n’a jamais demandé la compassion.

Elle a juste continué.

Il faut comprendre ce que ça représente.

Être la conjointe d’un gardien du Canadiens de Montréal, c’est déjà vivre avec la pression quotidienne. Mais être la conjointe d’un gardien publiquement démoli, analysé, moqué, disséqué, c’est autre chose.

Tu lis des commentaires sur son physique.

Sur son niveau.

Sur son salaire.

Sur sa place dans la LNH.

Et inévitablement, certains dépassent la ligne.

Ils parlent de toi.

De ton couple.

De ton avenir.

Elle a tout encaissé.

Sans bruit.

Alors oui, aujourd’hui, on peut dire « bravo Sam ».

Oui, on peut parler de dad power.

Oui, on peut sourire devant la nouvelle.

Mais surtout, il faut regarder celle qui est restée solide quand tout s’écroulait.

Parce que pendant que Montréal débattait de ballottage, de contrats et de hiérarchie devant le filet, elle, elle bâtissait une famille.

Pendant qu’on se demandait si Samuel Montembeault était fini, elle portait son enfant.

Pendant qu’on cherchait un coupable, elle avançait.

Et c’est ça qui rend cette annonce si puissante.

Ce n’est pas juste une grossesse.

C’est un message.

Un message sans mots, mais limpide :

Vous avez parlé.

Vous avez jugé.

Vous avez inventé.

Nous, on a continué.

Dans un monde où tout est exposé, où chaque faiblesse devient virale, où chaque mauvaise performance appelle un déferlement de haine, elle a choisi la dignité.

Aujourd’hui, ils attendent un enfant.

Et peu importe ce qui arrivera sur la glace, peu importe la suite de la carrière de Samuel Montembeault, cette victoire-là est déjà acquise.

Parce qu’au cœur de la tempête, ils ont choisi la vie.

Et ça, aucun réseau social ne pourra jamais l’effacer.