Réputation salie: Anthony Mantha fait mal à Kent Hughes

Réputation salie: Anthony Mantha fait mal à Kent Hughes

David Garel
Le 2026-07-17

Anthony Mantha vient de salir la réputation du Canadien… et il savait exactement ce qu’il faisait.

Selon le CH, ses déclarations ont manqué de classe.

Selon la majorité de la LNH, le Québécois a eu raison d'exposer Kent Hughes.

En quelques phrases seulement, le nouvel attaquant des Devils du New Jersey a envoyé un message extrêmement embarrassant à l’endroit du Canadien de Montréal.

Ll a révélé une façon de faire qui risque maintenant de coller à la peau de Kent Hughes.

« Il y a eu de l’intérêt de la part de Montréal envers moi et vice-versa, mais quand ç’a été le temps de parler de chiffres et d’années, il n’y a jamais eu d’offre. On leur a laissé le temps de nous rappeler pendant une bonne semaine, mais il n’y a rien eu. »

Ouch.

Et Mantha rajoute que Hughes l'a fait attendre... en sachant très bien qu'il avait une famille anxieuse d'attendre la confirmation d'un rappel téléphonique.

« Avec mon agent, on a discuté du plan à suivre avant le 1er juillet, et on cherchait un contrat à long terme, a-t-il ajouté. Ça ne s’est pas passé comme on l’aurait voulu, pour être honnête, alors on a pris quelques jours pour se recentrer après le 1er juillet, et pour voir qui était intéressé. Au final, le New Jersey était dans la course pour un contrat d’une saison, et on les a relancés pour sonder leur intérêt en vue d’une deuxième année de contrat, ce qui était important pour moi ; avec trois jeunes enfants, je voulais rester quelque part pendant plus que seulement une année. »

Misère. Kent Hughers n'a même pas eu la classe de le rappeler pour lui dire qu'il n'était pas intéressé.

Anthony Mantha savait parfaitement ce qu’il faisait en racontant cette histoire publiquement.

Il aurait très bien pu simplement dire que les Devils avaient présenté la meilleure offre.

Il aurait pu remercier Montréal pour son intérêt et passer à autre chose.

Au lieu de cela, il a choisi de raconter toute la séquence.

Le Canadien démontre de l’intérêt.

Les discussions avancent.

Le joueur attend.

Son agent attend.

Puis…

Plus rien.

Le téléphone cesse de sonner.

Aucune offre.

Aucun suivi.

Silence radio.

En racontant cette histoire, Mantha vient d’envoyer un message à tous les futurs joueurs autonomes de la LNH.

« Attention. Montréal peut vous approcher, discuter avec vous pendant plusieurs jours… puis finalement ne jamais déposer d’offre. »

Ce n’est pas exactement le genre de réputation qu’une organisation souhaite bâtir, surtout que Kent Hughes a déjà la réputation de sous-payer ses supervedettes.

Évidemment, le DG du CH a le droit d’explorer toutes les options.

Tous les directeurs généraux le font.

Ils prennent des informations.

Ils évaluent le marché.

Ils comparent les prix.

Ils parlent à des agents.

Mais lorsqu’un joueur lui-même révèle publiquement que son camp a attendu pendant une semaine un appel qui n’est jamais venu, cela donne une tout autre impression.

Selon moi, cela donne l’impression que le Canadien utilise parfois les joueurs comme levier de négociation avec plutôt que comme véritables cibles.

Kent Hughes veut savoir les demandes des agents libres pour se faire une propre idée du marché.

C'est ce qui s'appelle manipuler autrui.

Et cette perception peut finir par faire mal.

Le plus ironique dans toute cette histoire, c’est que plusieurs informations sorties par la suite expliquent pourquoi cette signature n’a jamais eu de réelles chances de se concrétiser.

Selon plusieurs sources, le Canadien n’aurait jamais considéré Anthony Mantha comme un véritable « fit » pour sa culture.

À l’interne, certains lui reprocheraient son implication défensive, son niveau d’engagement et une certaine inconstance dans son jeu.

Oendant que le clan Mantha attendait un appel…

Le Canadien semblait déjà avoir décidé de passer à autre chose.

Alors pourquoi avoir laissé les discussions s’étirer?

C’est précisément cette question qui risque maintenant de suivre l’organisation.

Et selon moi, Anthony Mantha n’a pas oublié un détail.

Pendant des années, il a senti qu’une partie du marché montréalais lui reprochait son jeu, son intensité et son manque de constance.

Aujourd’hui, il avait enfin l’occasion de raconter sa version des faits.

Et il ne s’en est pas privé.

Il y a même un certain parfum de revanche dans cette sortie publique.

Une façon très subtile de dire :

« Cette fois, ce n’est pas moi qui ai fermé la porte. C’est le Canadien qui ne s’est jamais rendu au bout de ses démarches. »

Le résultat est le même.

L’image qui ressort n’avantage pas Montréal.

Encore plus lorsqu’on sait que Mantha sortait de la meilleure saison de sa carrière avec 33 buts et 64 points à Pittsburgh.

Il croyait obtenir un contrat de trois ou quatre ans.

Finalement, il a accepté deux saisons avec les Devils à 4,75 millions de dollars par année.

Pendant ce temps, le Canadien n’a toujours pas ajouté un seul véritable joueur d’impact à son alignement.

Nous sommes déjà rendus à la mi-juillet.

Kent Hughes cherche toujours un attaquant top-6.

Et le marché des joueurs autonomes s’est considérablement vidé.

Pendant ce temps, sa réputation est entachée.

Les mots de Mantha ont fait le tour de la LNH.

Les agents parlent entre eux.

Les joueurs parlent entre eux.

Les réputations se bâtissent rapidement.

Mais elles peuvent aussi se détériorer très vite.

Anthony Mantha le savait parfaitement lorsqu’il a choisi de raconter cette histoire devant les médias.

Il savait que ses propos seraient repris partout au Québec.

Il savait qu’ils placeraient Kent Hughes dans une position inconfortable.

Et il savait qu’ils alimenteraient le discours voulant que le Canadien approche plusieurs joueurs… sans toujours aller au bout de ses intentions.

Cela dit, il faut aussi regarder l’autre côté de la médaille.

Selon plusieurs informations, la famille Mantha n’était pas particulièrement emballée par l’idée de venir vivre à Montréal.

Le marché, la pression médiatique, le climat et plusieurs aspects de la vie montréalaise auraient refroidi l’enthousiasme du clan Mantha. Si ces informations sont exactes, Kent Hughes a peut-être rapidement compris que le mariage n’était tout simplement pas naturel et a préféré tourner la page.

Reste qu'Anthony Mantha vient de gagner son petit duel médiatique.

Il n’a insulté personne.

Il n’a attaqué personne directement.

Il s’est contenté de raconter les faits… de son point de vue.

Et le résultat est dévastateur pour l’image du Canadien.

Car aujourd’hui, plusieurs partisans se posent la même question :

Combien d’autres joueurs ont été approchés par Montréal… avant que le téléphone cesse soudainement de sonner?