Marchenko veut bien rire des journalistes et se montrer arrogant comme s'il était le gars le plus "cool" sur la terre.
La réalité est que son attitude a sali sa réputation. Aux yeux de ses coéquipiers, son coach, son DG, son équipe... et les dirigeants du CH?
Kirill Marchenko voulait parler uniquement de hockey. Il l’a répété. Encore et encore. Le problème, c’est que son avenir est devenu impossible à séparer du hockey, particulièrement à quelques jours du début du camp des Blue Jackets, alors que son contrat arrive à échéance à la fin de la saison et que les rumeurs entourant son avenir à Columbus prennent de l’ampleur.
Et lorsqu’on écoute attentivement sa conférence de presse au complet, ce n’est pas tellement ce qu’il dit qui étonne que la façon dont il répond aux questions. Pourquoi être aussi baveux? Pourquoi manque de respect aux médias?
Kirill Marchenko was asked if he wants to play hockey in Columbus.
— Mark Scheig (@mark_scheig) September 18, 2026
“I want to play hockey. It’s all I can say right now.”
Video below. #CBJ pic.twitter.com/XRiO6Adv1e
Son attitude a déçu plusieurs personnes dans le monde du hockey qui ont suivi cette conférence de presse. À Montréal également, son comportement pourrait avoir refroidi certains dirigeants qui suivent son dossier.
Même si les rumeurs veulent que Marchenko aimerait jouer à Montréal, vouloir venir quelque part et savoir se comporter lorsqu’on vous pose des questions sont deux choses différentes.
L’attitude affichée publiquement par le joueur donne mal au coeur,
À une question très directe sur le fait qu’il ne prévoirait pas signer une prolongation de contrat à Columbus, Marchenko répond essentiellement qu’il ne sait pas de quoi le journaliste parle. Puis il renvoie immédiatement le dossier à son agent Dan Milstein et au directeur général Don Waddell.
« Je ne sais pas. Mon objectif, je vous l’ai dit : je joue au hockey. Je peux seulement parler de hockey. Ce n’est pas mon domaine. Le côté affaires, c’est Don et Dan. Ils vont tout régler. Mon objectif, c’est d’être prêt sur la glace. »
Puis vient probablement la question la plus directe de toute la conférence : « Est-ce ici que tu veux être ? Est-ce que tu veux être à Columbus ? »
Marchenko refuse encore une fois de répondre. Il explique qu’il y a trop de questions, qu’il veut seulement parler de hockey et qu’il ne veut pas s’aventurer sur le terrain de son avenir.
Puis, lorsqu’on insiste et qu’on lui demande essentiellement où il veut jouer, il lâche une réponse qui en dit long :
« Sur la glace. »
Ouch. Son mépris nous pue au nez:
#CBJ RW Kirill Marchenko said he only wants to talk about hockey, on ice topics, when it’s hockey season. So, I asked him if the offseason is when he thinks about his future in hockey.
— Brian Hedger (@BrianHedger) September 18, 2026
His reply -> pic.twitter.com/GLMUubnJxQ
Vient ensuite la question qui permet de comprendre encore davantage son approche condescendante.. Est-ce qu’il veut être à Columbus? Est-ce l’endroit où il souhaite jouer?
Marchenko ne veut même pas répondre clairement.
« Il y a trop de bonnes questions en ce moment. Je veux jouer au hockey. C’est tout ce que je peux dire maintenant. »
Voilà donc le ton de la conférence de presse.
Pas de réponse directe. Pas de tentative de rassurer les partisans. Pas même une phrase classique du genre « j’aime Columbus et j’aimerais rester ici ».
« J’aime mes coéquipiers, j’aime profiter des entraînements, j’aime le hockey. C’est ma chose préférée au monde et je fais simplement mon travail. »
Lorsqu’on lui demande si ses coéquipiers lui posent des questions sur son avenir, il répond avec une certaine désinvolture qu’ils lui demandent plutôt combien de bâtons il a changés ou parlent de ses nouveaux patins. Selon lui, dans le vestiaire, on parle uniquement de hockey.
« Dans le vestiaire, c’est toujours le hockey. Nous sommes des joueurs de hockey et nous profitons de notre travail. Parfois on aime ça, parfois on fait des sprints sans rondelle et on n’aime pas ça, mais c’est ça. »
Et lorsqu’on lui rappelle que Don Waddell avait dit que Marchenko lui avait promis qu’il allait travailler très fort, l’attaquant russe se montre encore plus catégorique.
« Je ne sais pas ce que vous avez lu ni où vous l’avez lu. Je suis un gars russe. Je n’ai pas Twitter, je n’ai pas Instagram, je n’ai rien de tout ça. Je ne lis aucun média. »
« Mon objectif, c’est d’être ici à huit heures le matin, de travailler, de faire l’entraînement, de rentrer à la maison et de profiter du temps avec ma femme et mon chat. »
Lorsqu’on lui demande si l’été est le moment où il réfléchit davantage à son avenir, sa réponse est pour le moins particulière. Il explique qu’il avait autre chose en tête : sa maison en Russie.
« Durant l’été, je pense davantage à ma nouvelle maison. Je construis une petite maison en Russie. C’est beaucoup de travail. Mon cerveau était là parce que nous devons construire notre rêve et trouver une vie normale. »
Il ajoute que sa femme est enceinte et qu’il veut profiter du temps passé avec sa famille.
« Tout ce à quoi je pense, c’est de profiter du temps avec ma famille et, encore une fois, d’essayer d’être meilleur que la saison dernière. »
Et lorsqu’on lui demande s’il aime jouer au hockey à Columbus, il aurait pu répondre simplement oui. Il aurait pu dire qu’il aime la ville, les partisans, l’organisation et ses coéquipiers. Il choisit plutôt de rappeler qu’il ne veut répondre qu’aux questions portant sur le hockey.
« J’aime beaucoup jouer au hockey. »
Puis il nuance immédiatement.
« C’est une bonne question. Je ne sais pas. Encore une fois, vous essayez de me faire dire quelque chose. Je peux seulement répondre aux questions sur le hockey, sur le camp d’entraînement. Je ne veux pas vous donner de mauvaises informations. Mon anglais n’est peut-être pas assez bon et, si je dis quelque chose de mauvais, tout le monde va penser quelque chose de différent. »
Lorsqu’on revient sur la fin de la dernière saison, Marchenko reconnaît que la période a été difficile. Il admet qu’il n’a pas marqué suffisamment durant les dix derniers matchs et considère cette mauvaise séquence comme une occasion d’apprendre.
« C’était difficile, mais c’est bon pour le futur. C’était une erreur de notre part, probablement de ma part. Je n’ai pas marqué beaucoup de buts dans les dix derniers matchs, si je me souviens bien. Cette erreur me rend meilleur et je suis heureux d’avoir cette occasion maintenant. »
Même lorsqu’on lui demande directement quel message il souhaite transmettre aux partisans des Blue Jackets qui s’interrogent sur son avenir, il refuse de s’aventurer sur ce terrain.
« Encore une fois, j’aime vraiment les partisans. J’apprécie tous ceux qui viennent aux matchs et qui me regardent jouer. J’essaie toujours d’être un bon coéquipier et toujours un bon gars avec les partisans. J’aime tout le monde, j’aime jouer au hockey et j’aime quand ils apprécient le spectacle. »
« Je veux simplement dire aux partisans de profiter du hockey et de ne pas penser à l’avenir, à tout le reste. »
À Montréal, où son nom circule partout dans les scénarios de transaction, cette conférence de presse ne fera certainement pas disparaître l’intérêt. Mais elle peut aussi produire l’effet inverse : le joueur peut avoir suscité de la méfiance auprès de gens qui l’observent depuis l’extérieur.
Parce qu’il y a une différence entre protéger son dossier contractuel et donner l’impression de mépriser les questions qu’on vous pose.
Mais pourquoi cracher sur les journalistes présents?
Montréal représente réellement la destination qui l’intéresse et le CH le veut depuis des lunes. Mais cette conférence de presse n’est certainement pas la meilleure façon de faire bonne impression auprès d’une organisation qui pourrait éventuellement investir énormément d’argent et d’actifs pour l’acquérir.
Le CH est prêt à lui accorder 7 ans et 77 millions de dollars (11 M$ par année).
Vous lui donnez encore après cette attitude de bébé gâté?
