Il fallait bien que ça arrive.
Martin St-Louis a encore envoyé un journaliste sous l'autobus.
Samedi soir, après la blessure inquiétante à la main de Noah Dobson, Martin St-Louis n’avait visiblement aucune envie d’ouvrir la porte à une réflexion. Pas dans ce moment-là. Pas avec cette pression-là. Et surtout pas face à une question pourtant légitime.
Parce que la question, elle était simple. Elle était même inévitable.
Guillaume Lefrançois de La Presse a demandé :
“Est-ce que, dans la situation de Dobson, vous êtes dans une période où vous devez, tu disais, s’il y a des gars qui ont des bobos, on va peut-être être plus prudent, mais tu ne veux pas non plus lever le pied trop tôt. Est-ce que des situations comme celle de Dobson, ça fait recalculer cet équilibre-là?”
Une question de gestion. Une question de fin de saison. Une question que tout le monde se pose.
Et la réponse?
Elle est tombée, sèche, avec ce ton bien connu, accompagné de ce petit rire qui ne trompe personne. (avancez la vidéo à 13:12):
Écoutez les disponibilités médias suivant le match de ce soir contre Columbus
— x - Canadiens Montréal (@CanadiensMTL) April 12, 2026
Tune in now to live postgame media ops following tonight’s game against the Blue Jackets#GoHabsGo https://t.co/l0bUakqBsl
“Fait qu’on aurait été mieux de le laisser? Non, mais il y a pas de… On essaie toujours de calculer, mais même si t’es calculé, tu contrôleras pas tout.”
St-Louis s'est retenu. Il allait encore dire à Lefrançois que sa question était pourrie.
Fin de la discussion.
Pas d’ouverture. Pas d’explication. Juste une fermeture. Une manière de renvoyer la question comme si elle était absurde. Comme si elle n’avait même pas sa place.
C’est ça, le problème.
Parce que dans le fond, la question ne visait pas à piéger. Elle visait à comprendre. Comprendre comment tu gères un risque énorme à deux matchs des séries. Comprendre si la blessure de ton défenseur numéro un change ta façon de voir les choses.
Mais St-Louis n’était pas dans cette logique-là.
Il était dans le contrôle. Dans la protection de son petit ego de Napoléon.
Et surtout… dans une forme de mépris.
Ce petit rire-là, il est devenu une signature. Une façon de dire “ta question ne vaut pas grand-chose” sans le dire directement. Une façon de rabaisser sans élever la voix. Une façon de garder le pouvoir dans l’échange.
Et ce n’est pas nouveau.
Parce que ce n’est pas la première fois que Guillaume Lefrançois se retrouve dans cette position-là face à lui. Ce n’est pas la première fois que le ton change. Que la patience disparaît. Que la réponse coupe plus qu’elle n’explique.
On se souvient de cette autre séquence où il avait carrément lancé :
“J’en ai parlé la dernière fois. J’en ai parlé. Pourquoi on parle de ça là. Posez-moi des bonnes questions.”
Habs coach Marty St. Louis to reporters today:
— /r/Habs (@HabsOnReddit) March 26, 2026
“Are there any good questions today? Ask me some good questions.” pic.twitter.com/7og3pOshWZ
On se souvient du regard. Du ton. Du malaise.
Et encore une fois, samedi, la même dynamique s’est installée.
Un journaliste qui pose une question logique.
Un entraîneur qui la rejette.
Et un échange qui devient inconfortable.
Ce n’est plus un accident.
C’est un pattern.
Martin St-Louis est un excellent coach. Mais parfois, on se demande s'il est un bon être humain...
