Le vent a tourné, et pour Jonathan Marchessault, il est glacial.
Autrefois roi de Vegas, champion de la Coupe Stanley, gagnant du Conn-Smythe et icône adorée des partisans, le Québécois vit aujourd’hui le cauchemar le plus cruel pour un enfant de la province : être rejeté par sa propre terre.
Pas par une équipe.
Par un peuple au complet.
Par ceux qu’il a snobés, ceux qu’il a dénigrés, ceux qu’il a quittés sans le moindre regard.
Et voilà que la bombe a explosé : selon Frank Seravalli, Marchessault serait désormais ouvert à une transaction vers Montréal.
Un revirement total.
Un aveu.
Une main tendue.
Une tentative de rédemption.
Mais le Québec n’est pas prêt à lui pardonner. La colère était profonde. Elle est aujourd’hui volcanique.
Ce n’est pas un retour C’est un mea culpa désespéré. Et Montréal ne veut rien savoir.
Il voulait fuir Montréal. Il supplie maintenant d’y revenir. Rappelons-nous. Pas plus tard que l'été 2024, Marchessault a littéralement ridiculisé l’idée de jouer pour le Canadien :
« À Montréal, t’as une bonne game, t’es une vedette. T’as une mauvaise game, t’es un joueur de la Ligue américaine. Je ne veux pas que mes enfants se fasse achaler à l'école. »
Il a même utilisé ses enfants comme justification :
« Je ne voulais pas qu’ils se fassent achaler si je joue mal. »
« Mes enfants sont bien établis dans une école anglophone. »
« Je ne voulais pas leur imposer la pression de Montréal. »
Il a continué en dénigrant carrément la province :
« L’hiver là-bas, c’est long. Et les gens veulent que t’en fasses toujours plus. »
« Je retourne au Québec une fois l’été… c’est bien assez. »
Et comme si ce n’était pas assez, il a jeté Kent Hughes en dessous de l’autobus en dévoilant les offres du CH :
« Montréal m’a offert deux ans. Je voulais de la stabilité. Cinq ans à Nashville, c’était mieux pour ma famille. »
Cinq ans. 27,5 millions. Le confort du Sud. Le soleil. La tranquillité. La fuite du Québec.
Il n’a pas voulu venir ici. Il ne voulait pas vivre “ça”. Il ne voulait pas jouer sous les projecteurs. Il ne voulait pas du Centre Bell.
Aujourd’hui, c’est le Centre Bell qui ne veut plus de lui.
La vie l’a frappé fort. La mort de sa mère. Un choc immense. Une douleur réelle et terrible.
Puis Nashville. Une équipe qui coule. Un vestiaire brisé. Un entraîneur qui ne croit pas en lui. Un rôle qui ne fonctionne pas. Un système qui ne lui ressemble pas. Une franchise qui regrette déjà ses millions.
Il l’a avoué lui-même :
« C’est très difficile depuis deux ans. »
« Mentalement, ç’a été très dur. »
Un homme vidangé. Un homme seul. Un homme à genoux qui commence à regarder vers le Nord… vers la maison qu’il a claquée au visage quelques mois plus tôt.
Et c’est là que le couteau s’enfonce pour de vrai.
Les réactions des partisans?
D’une froideur assassine.
« Trop tard. Fallait y penser avant. »
« Pas besoin d’un pré-retraité. »
« Qu’il reste à Nashville. »
« Un gars qui a craché sur le CH? Non merci. »
« Marchessault? NEXT. »
Ce sont les mêmes partisans qu’il a peur d’affronter. Les mêmes dont il voulait protéger ses enfants. Les mêmes qu’il craignait en entrevues.
Aujourd’hui, ce sont eux qui lui claquent la porte au visage.
Et pour un Québécois, pour un gars de Cap-Rouge, pour un champion qui croyait encore être aimé ici…
c’est une humiliation atroce.
Le karma est sans pitié Il avait l’occasion d’être un héros local. Il avait l’occasion de rentrer chez lui. Il avait l’occasion de finir sa carrière devant les siens, sous les projecteurs qu’il a toujours redoutés.
Il a choisi l’argent. Il a choisi la facilité. Il a choisi la paix du Tennessee.
Aujourd’hui, c’est Montréal qui choisit la paix… sans lui.
Le boomerang est revenu avec violence. Et il n’a jamais frappé aussi fort.
Une transaction possible? Oui. Mais humiliant.
Nashville veut s’en débarrasser. Son contrat pèse. Sa production chute. Et selon plusieurs sources, il aurait été proposé… pour des peanuts.
Mais Nashville refuse de retenir du salaire. Et Montréal refuse d’absorber le contrat. Pourquoi obtenir un petit vétéran au fond du trou... quand il nous a méprisés?
Le rejet est total.
Le CH refuserait même un échange où Marchessault arrive à rabais contre Josh Anderson, si les Preds retiennent du salaire.
Même les partisans du CH préfèrent garder Anderson. Et ça dit tout.
Dans sa récente entrevue, il a passé tout son temps à flatter le Canadien :
« Montréal joue comme Martin St-Louis jouait. »
« Ils méritent d’être en séries. »
Une tentative désespérée pour regagner l’amour qu’il a bafoué?
Peut-être. Mais le Québec a déjà tourné la page. Le CH aussi. L’ère Marchessault n’aura jamais lieu.
Et c’est peut-être la fin la plus triste possible pour un gars qui, s’il avait pris la bonne décision à l'été 2024, aurait pu devenir une légende locale.
Aujourd’hui?
Jonathan Marchessault est un héros déchu.
Le plus cruel dans toute cette histoire, c’est le karma, ce retour de manivelle qui frappe avec une précision chirurgicale, presque poétique, parce que tout ce que Marchessault disait l’été dernier pour justifier son refus de Montréal (la pression insoutenable, les fans trop exigeants, l’intensité médiatique qui ne pardonne rien, les partisans qui t’élèvent comme un dieu un soir pour t’enterrer le lendemain) tout ça, absolument tout ça, s’est retourné contre lui aujourd’hui, et pas à petites doses.
C’est le même fanbase qu’il craignait, le même peuple qu’il jugeait trop sévère, les mêmes gens qu’il disait trop émotifs, trop intenses, trop “difficiles à vivre”, qui, cette fois, n’ont même plus envie de l’aimer, de l’anticiper ou de le sauver; c’est ce Québec-là, celui qu’il a décrit comme oppressant, qui lui sert maintenant la plus violente des réalités, un rejet massif, public, assumé, un froid glacial qui lui renvoie son propre discours en pleine figure, et qui lui fait comprendre que quand tu tournes le dos au Centre Bell, au logo, aux partisans, c’est un privilège que tu ne redemandes pas deux fois, parce que Montréal, ça t’accueille quand tu veux en faire partie, mais ça ne mendie jamais ceux qui n’ont pas voulu d’elle.
Dans le cas Marchessault, le karma n’a pas juste frappé… il a refermé la porte, verrouillé le cadenas et jeté la clé dans le fleuve Saint-Laurent.
